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27/10/2007

Edith Wharton : Libre et légère

Couverture :
Georgie, jeune fille intelligente mais fantasque et égoïste, décide un jour d'évincer son fiancé, trop oisif, pour un vieux lord immensément riche... Mais a-t-elle vraiment fait le bon choix ? Edith Wharton, malgré son jeune âge à l'époque où elle rédige ce roman, dénonce les intrigues de la société aristocrate anglaise de la fin du XIXe siècle : l'hypocrisie des mariages intéressés, les inégalités sociales et le peu de liberté des femmes face aux privilèges masculins. Elle fait suivre ce court roman d'une nouvelle acide sur le monde des critiques littéraires, où elle libère toute sa verve et son sens de l'autodérision !

Mon avis :
Déjà le troisième roman, enfin deuxième puisque Xingu est une nouvelle, d'Edith Wharton.
Donc après Xingu, Eté, et surtout Les beaux mariages (à ce jour mon préféré), j'ai repris depuis le début puisque Libre et légère est le premier roman d'Edith Wharton.

J'ai retrouvé les qualités des futurs romans de l'écrivain mais avec les défauts d'un premier roman.
C'est une belle critique de la société de l'époque et surtout du poids des conventions. Georgie m'a semblé l'ébauche d'Ondine (héroïne des Beaux mariages). Cependant il s'agit plus d'un récit qu'une réflexion. Et puis le récit est malheureusement émaillé de quelques clichés dans la description des personnages et de leurs sentiments. Il manque de la nuance, défaut que j'attribue à un manque de maturité (elle l'a écrit à 15 ans).

Même si j'ai apprécié, je conseillerais plutôt ce livre pour la nouvelle qui l'accompagne : Expiation, qui est une amusante satire du monde littéraire.

L'avis de Lou.

Dans ma PAL : Le temps de l'innocence et Les New-Yorkaises, donc vous n'avez pas fini de lire mon avis sur cet écrivain que j'apprécié :)

24/08/2007

Edith Wharton : Eté

 

Couverture :
Été est un roman qui traite franchement de la sexualité féminine, vue comme force vitale puissante et constructrice. Il était donc fort moderne pour son époque, lorsqu'il fut publié pour la première fois en 1918. Joseph Conrad, admirateur de l'oeuvre d'Edith Wharton, plaçait Été au-dessus de tous ses autres romans peut-être parce qu'y sont dévoilés les mécanismes intimes et habituellement cachés de la personnalité, l'aspect extra-social de notre nature si souvent présent dans les écrits de Conrad lui-même.

Mon avis :

Lorsque un roman me plait, j'ai l'habitude d'aller rapidement dévaliser (en payant malheureusement pour mon banquier) les librairies pour dénicher tous les romans du même auteur. Edith Wharton ne fait pas exception, même si pour l'instant je me suis contentée des exemplaires disponibles en occasion chez Gibert. (heureusement pour mon compte en banque, la rentrée littéraire ayant déjà fait quelques trous dans mon porte monnaie).

Nouveau roman d'Edith Wharton et nouveau coup de coeur.
Pourtant ici le style est totalement différent, enfin pas tant que cela car cela reste toujours aussi bien écrit! Par contre, on ne ressent pas l'ironie qui m'avait tant plu dans Les beaux mariages. Charity (l'héroïne) mériterait d'être un personnage de roman de Jane Austen (du moins ceux que j'ai déjà pu lire : Mansfield Park et Raisons et sentiments) : courageuse, dévouée et se sacrifiant. Cependant, il y a toujours cette touche de modernité que je n'arrive pas à retrouver chez Jane Austen (Les deux auteurs sont mortes à plus de 100 ans d'intervalles, ce qui explique certainement le style old fashion de cette dernière - et en plus, je n'ai pas encore lu son chef d'oeuvre).
Ce roman m'a donc donné envie de découvrir d'autres romans d'Edith Wharton. Comme pour Jane Austen (encore), je garde son roman le plus connu certainement pour la fin. Comme la chantilly qu'on met de côté pour finir sur cette note :)

 

20/08/2007

Henry James : Une vie à Londres

 

Couverture :
Une vie à Londres s'inscrit dans la lignée de Roderick Hudson, le premier roman d'Henry James, avec l'opposition puritaine du Bien et du Mal, l'Amérique moralisatrice et l'Europe morale décadente, la corruption et l'innocence. Laura Wing, jeune Américaine, native de Virginie, s'installe à Londres chez sa sœur Selina. Elle découvre avec horreur et fascination la haute société britannique qui cache son cynisme et sa décrépitude morale derrière les hôtels particuliers de South Kensington.

Mon avis :
Après sa contemporaine Edith Wharton, il me semblait logique de découvrir Henry James. Un livre perdu dans ma PAL depuis une éternité m'a permis de lire cet auteur dont j'ai pu apprécier plusieurs adaptations de ses oeuvres au cinéma.
J'ai retrouvé la même peinture sociale des moeurs de l'époque qu'Edith Wharton. Peut-être Henry James est il moins acide mais il dépeint très bien les différences entre la "vieille Europe" et la "jeune Amérique".
Une nouvelle, même de 112 pages, est un peu courte pour me rendre compte des qualités de cet écrivain. Cette mise en bouche m'a seulement donnée l'envie d'en lire plus.

16/08/2007

Edith Wharton : les beaux mariages


Couverture :
Attention, pour une fois, il s’agit d’un résumé remanié. Si vous souhaitez profiter pleinement de ce livre (et j’espère que cela sera le cas après avoir lu ma critique), abstenez vous de lire le quatrième de couverture de cette édition, l’éditeur a eu la très mauvaise idée de résumer toute l’histoire ici !!!
Ondine Spragg, jeune héritière d’Apex, s’ouvre les portes de l’aristocratie New-Yorkaises grâce à son mariage avec Ralph Marvell. Elle recherche depuis toujours l’amusement mais aussi la respectabilité. Malheureusement son caractère la pousse à ne jamais se contenter de ce quelle vient d’obtenir.
Les qualité d’analyse de la grande Edith Wharton et son brio font merveille dans cette vaste fresque qui dépeint une classe qui meurt et le monde du XXème siècle en pleine formation et trace avec audace et talent le portrait d’une femme.

L’auteur :
Auteur d’un grand nombre de romans et nouvelles dont la modernité continue de surprendre, Edith Wharton (1862-1937), amie et confidente de Henry James, a passé une partie de sa vie en Franc ; où elle est enterrée à Saint-Brice-la-Forêt.

Mon avis :
Encore ! Encore ! Encore ! Il s’agit pour l’instant de mon coup de cœur intégral pour cette année déjà pleine de belles lectures. Même le plaisir de lire Didier Van Cauwelaert (mon presque auteur chouchou) était presque pali par ce plaisir là. De toute façon, c’est totalement différent comme la comparaison d’un baba au rhum et un gratin dauphinois. :)
J’avais déjà éprouvé un grand plaisir à lire Xingu (une courte nouvelle d’Edith Wharton) et ce que j’avais pu pressentir en si peu de pages éclate véritablement ici.
J’ai trouvé le style de l’écriture merveilleusement moderne et ironique alors que cet écrit à plus de cents ans. Les idées (que certains pourraient qualifier de féministes, mais je trouve cela bien trop réducteur) exposées par l’auteur sur la position de la femme, les liens du mariage et la morale de cette société où tout finit par se compter en monnaie sonnante et trébuchante devaient être alors quelques peu révolutionnaires. L’héroïne n’a rien d’attachant, elle est froide, calculatrice mais d’un autre côté, elle reste une victime qui n’a pas appris à réagir autrement. C’est passionnant de voir le cheminement de ses pensées, son évolution, ses réussites et ses défaites.
Le rythme est rapide même si les pensées, attentes et espérances des personnages sont clairement identifiés. L’histoire n’est pas seulement centrée sur le personnage d’Ondine et cela apporte de bienvenues bouffées d’oxygènes. Même si je ne me suis pas attachée à ce personnage, j’ai adoré la suivre avec peut-être ce même intérêt qu’enfant j’accordais à l’observation des fourmis.

D'autres avis de bloggueuses :
Celui d'Allie tout d'abord qui m'avait convaincue de le lire (malgré un accueil plus mitigé)
La renarde

09/06/2007

Jane Austen : Mansfield Park


Couverture :
Issue d'une famille miséreuse, Fanny Price est âgée de dix ans quand elle est adoptée par son oncle maternel, Sir Thomas Bertram, qui va prendre en charge son éducation. Accueillie dans le domaine de Mansfield Park, Fanny est élevée avec ses cousins et cousines qui, à l'exception d'Edmund, la traitent avec indifférence ou mépris. La gratitude et l'affection qu'elle éprouve à l'égard de son cousin se transforment au fil des années en un amour qu'elle garde secret. Quand un bon parti se déclare, Fanny n'a de choix qu'entre un mariage de raison et un retour à sa condition première...
Publié en 1814, Mansfield Park est sans doute le roman le plus ambitieux de Jane Austen (1775-1817). L'auteur de Raison et sentiments (Archipoche n°21) y excelle dans la description des rapports humains complexes qui se tissent entre ses personnages.

Mon avis :
Mansfield Park est mon premier livre de Jane Austen. J'ai bien sur vu plusieurs adaptations de ses romans au cinéma mais je ne l'avais pas encore lu. J'ai d'ailleurs commencé par acheter "Orgueils et préjugés" voulant lire le livre après avoir vu l'adaptation récente au cinéma. Ce livre est encore dans ma PAL, ayant été finalement plus tentée par Mansfield Park (je crois même suite à la lecture d'un blog)

J'ai mis environ 150 pages avant d'apprécier le mode de narration que j'ai tout d'abord trouvé trop désuet. Cependant peut-être est ce du au charme de l'histoire, à ma volonté de vouloir connaitre la fin, en tous cas, cela a fini par ne plus me poser de problème. Et je compte même lire à plus ou long terme tous ses romans.

Jane Austen décortique la société de son époque avec une volonté qui m'a rappelé Jane Wharton dont j'ai lu Xingu, il y a peu.

22/04/2007

Edith Wharton : Xingu




Couverture :
Dans le cadre de leur club très fermé, des femmes de la meilleure société américaine ont invité la romancière Osric Dane, celle qu'il faut absolument avoir lue. Précieuses et ridcules, elles y vont de leur commentaires insipides, et ne manquent pas de s'attirer en retour les foudres de l'écrivain. Contre toute attente, l'une d'elle renverse la situation et met à mal l'écrivain en lui demandant ce qu'elle pense de Xingu... Quel est donc ce Xingu que tout le monde semble connaitre?
Auteur du Temps de l'innocence, Edith Wharton (1862-1937), ironise avec virtuosité sur le snobisme en matière de culture.

Mon avis :
J'ai vu au cinéma l'adaptation du temps de l'innocence, il s'agit pourtant de ma première lecture d'Edith Wharton. Ce fut un petit délice. Le format se rapproche plus d'une nouvelle qu'un roman même si on trouve cette nouvelle seule.
L'affaire est rondement menée et ces précieuses ridicules sont tournées en dérision d'un coup de plume moqueur. L'histoire ne souffre pas d'avoir été écrite il y a plus d'une siècle et est toujours d'actualité. Transposez cette scène dans un salon parisien :)