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18/07/2007

Didier van Cauwelaert : Cheyenne

Couverture :
On peut tomber amoureux à onze ans, et pour la vie. C'est ce qui est arrivé au héros de ce livre. Dix ans plus tard il a retrouvé Cheyenne, le temps d'une nuit trop brève à l'issue de laquelle elle a disparu. Le jour où il reçoit une carte postale d'Anvers, revêtue de son seul nom, il part pour la Belgique, ne doutant pas qu'elle l'appelle...
Prix Goncourt 1994 pour Un aller simple, Didier van Cauwelaert nous donne ici une histoire d'amour où le sourire, loin de briser l'émotion, ne fait que rendre plus humains et plus proches des personnages porteurs de blessures secrètes. Une alchimie subtile qui nous envoûte d'un bout à l'autre du roman.

Mon avis :
Troisième roman de Didier van Cauwelaert et mon admiration pour cet auteur continue même si je ne mettrais pas cet opus en livre coup de coeur. J'ai hésité! :)
Il s'agit d'un récit à la première personne, le petit garçon devenu homme raconte cette femme. Il raconte sa Cheyenne. Il s'agit d'une magnifique déclaration d'amour, pleine de pudeur, de retenue. Didier van Cauwelaert sait admirablement alterner le rire et les larmes, le drôle et l'attendrissant.
Encore!

Citation :
"Je n'étais pas en âge de détourner l'avion; j'étais en passe de détourner l'hôtesse"

Difficile à expliquer, mais j'adore cette phrase, je trouve qu'elle reflète parfaitement la douce folie de ce petit garçon de 11 ans.

13/07/2007

Didier van Cauwelaert : Un aller simple


Couverture :
Aziz est né en France, d'origine inconnue. Recueilli par les Tsiganes des quartiers nord de Marseille, il a grandi sous la nationalité marocaine, n'ayant pas les moyens de s'offrir un faux passeport français. Professionnellement, il s'est spécialisé dans les autoradios : il les vole et les revend. Sa vie bascule le jour où le gouvernement décide une grande opération médiatique de retour au pays. Le voilà confié à un jeune et idéaliste "attaché humanitaire", chargé d'aller le "réinsérer dans ses racines", et qui lui demande où se trouve son lieu de naissance. Le doigt d'Aziz montre au hasard, sur la carte du Maroc, une zone vierge du Haut-Atlas. Et l'aventure commence... Avec ce voyage initiatique, cette histoire d'amitié imprévisible entre deux êtres qui n'auraient jamais dû se rencontrer, Didier van Cauwelaert nous donne un roman drôle et poignant, qui a obtenu le prix Goncourt 1994.

Mon avis :
2007 sera mon année Van Cauwelaert : deuxième roman de cet auteur et deuxième coup de coeur. J'espère que le charme va continuer d'agir! :)
En tous cas, c'est fabuleux de constater le plaisir ressenti dès la deuxième page. Acheté dans un grand supermarché mardi, j'ai du faire la queue pour payer le livre (ainsi que les 4 autres, hum, oui je sais vu la taille de ma PAL était ce vraiment nécessaire? :o). J'ai commencé à le lire et hop j'étais ailleurs.
Je suis extrêmement touchée encore une fois par la poésie, la magie de cette histoire. C'est tout simple et c'est peut-être là que réside le secret de Didier Van Cawelaert! :)

Citations :
«Si on se laisse aller au désespoir, on finit mangé par les rêves qu'on a vécus de travers.»
«C'était fou, le pouvoir d'une légende, quand on se donnait la peine d'y croire.»
«Il y a avait de la panique dans sa voix, et en même temps une excitation d'enfant qui m'a fait plaisir parce qu'une des choses que je m'étais promises, ..., c'était d'avoir des enfants avec Lila..., pour que je leur raconte mes légendes et qu'ils y croient... La réalité, comme de toutes façons c'est elle qui gagne, il vaut mieux qu'elle arrive le plus tard possible.»

Pour aller plus loin :
Le livre a été adapté au cinéma. J'avoue que la distribution me laisse perplexe :)
C'est ici
Ma critique de l'éducation d'une fée

24/05/2007

Didier van Cauwelaert : L'éducation d'une fée


Couverture :
"J'ai une femme que j'aime et qui est en train de me quitter, et un fils de son premier lit que j'adore et à qui je n'arrive pas à dire la vérité." Jamais Nicolas n'a énoncé aussi clairement sa situation depuis que le rêve a tourné au cauchemar. Le rêve c'est la double rencontre-miracle qui a changé la citrouille en carrosse : "Je suis tombé amoureux de deux personnes en même temps, un vendredi matin, dans un bus d'Air France." Le cauchemar, c'est le besoin d'Ingrid d'enterrer vivant tout ce bonheur malgré son amour pour Raoul, son fils, et pour Nicolas. Qu'y comprendre ? Devant Sezar, l'étudiante iranienne apparue comme pour panser ses plaies ou comme la fée que Raoul veut voir en elle, il est soudain possible d'être lucide mais aussi de réintroduire le merveilleux au sein du drame. Si Didier Van Cauwelaert connaît le succès que l'on sait, c'est sans doute pour cette force de vie inébranlable, ce passage à la lumière que comprennent souvent les grandes souffrances, et qu'il met à jour avec tant d'humour. Il a reçu le prix Goncourt en 1994 pour Un aller simple. --Laure Anciel

Mon avis :
Alors que j'ai refermé ce matin, "l'éducation d'une fée", je suis encore sous le charme de ce livre.
J'ai tout aimé! :)
Aussi bien, l'écriture, l'alternance de chapitre donnant la parole à César que ceux donnant la parole à Nicolas.
L'histoire est très belle, et comment effectivement ne pas tomber sous le charme de Raoul, le petit bonhomme qui veut croire aux fées pour sauver le mariage de ses parents.
Vive cette histoire d'amours, amours avec un s comme l'amour d'un mari pour son épouse, l'amour d'un père pour son enfant (même et surtout s'il n'est pas de son sang), l'amour amitié de deux inconnus que peu de choses contribuent à rapprocher...

Pour information, l'avis d'une autre blogueuse alias Caroline :
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