Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/11/2007

Laurent Graff : Les jours heureux

Couverture :
Dès ses 18 ans et l'encaissement de son livret A, Antoine décide de s'offrir une concession individuelle au cimetière et une tombe classique mais solide, sans frou-frou ni effets de jambe. Les colifichets, le marbre, les dorures, l'agitation frénétique, ce n'est pas son style. Antoine a un plan de vie tout tracé dont il ne connaît pas encore les détails mais assume déjà la chute : la mort. Il cesse rapidement d'étudier, trouve un boulot peinard, se marie, fait des enfants, observe d'un œil extérieur et critique la disparition progressive des fragiles sentiments qui le relient à sa famille. Puis un héritage inattendu lui fait prendre sa vie en main :

J'annonçais à ma femme et à mes enfants ma décision de les quitter. Les tropiques ne me tentaient pas ; j'avais envie de calme, de paix, loin des vicissitudes de l'existence ; je voulais me laisser flotter doucettement à la surface de la vie, faire la planche en attendant de finir entre quatre. À 35 ans, je choisis de vivre dans une maison de retraite.

Il porte son dévolu sur les "Jours heureux" et sur ses pensionnaires. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Antoine ne s'avoue ni résigné ni vaincu… C'est un chercheur en colère qui veut saisir l'insaisissable, l'absurdité de la vie, en assistant au spectacle de la mort…

Mon avis :
J'ai lu encore 2 romans de Laurent Graff, ayant prévu d'aller le voir en signature dans une librairie de Paris. Petit avertissement, il n'est pas bavard, et donc je suis repartie un peu déçue, n'ayant même pas réussi à lui faire décrocher un sourire. Caro[line] a eu un peu plus de chance en lui demandant de répondre à ses fameuses "trois questions à". Je ne commenterais pas la pré-réponse du monsieur, celui-ci ayant promis d'envoyer ses réponses, vous devriez bientôt les retrouver sur son blog.

Donc, revenons aux jours heureux. Une nouvelle fois, Laurent Graff sait surprendre. Le personnage d'Antoine est totalement atypique. Son obsession pour la mort, sa façon de l'attendre, de chercher à la comprendre pourrait en faire un triste sire et pourtant ce n'est pas le cas. Il s'agit plus de l'enquête d'un chercheur. Antoine rend compte de cette aventure auquel il participe. Un avis mitigé, j'ai bien aimé mais ce n'est pas forcément un livre que je conseillerais (sauf pour ceux qui aime déjà l'auteur).
Si vous n'avez jamais lu de Laurent Graf : commencez plutôt par le cri, et il ne vous reste qu'une photo à prendre, 2 de mes coups de cœur de cette année!

Ce livre n'a pas l'air d'avoir été beaucoup lu sur la blogshpère, je n'ai trouvé aucun billet en cherchant par le moteur de Camille.