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11/06/2008

Jean Teulé : Le Montespan


Couverture :
En 1663, Louis-Henri de Montespan, jeune marquis désargenté, épouse la somptueuse Françoise « Athénaïs » de Rochechouart. Lorsque cette dernière accède à la charge de dame de compagnie de la reine, ses charmes ne tardent pas à éblouir le monarque à qui nulle femme ne saurait résister. D'époux comblé, le Montespan devient alors la risée des courtisans. Désormais, et jusqu à la fin de ses jours, il n'aura de cesse de braver l autorité de Louis XIV et d'exiger de lui qu'il lui rende sa femme.
Lorsqu il apprend son infortune conjugale, le marquis fait repeindre son carrosse en noir et orner le toit du véhicule d'énormes ramures de cerf...

Mon avis :
Je dois l'avouer j'ai craqué pour un Gascon au caractère bien trempé, un époux séparé quoique inconsolable, un personnage s'il n'était historique aurait pu sembler d'opérette. Mais seulement semblé, car il y a de la dignité dans ce cocu qui osa défier ouvertement le Roi soleil. Il y a une énorme dose d'amour éternel, mais pas de l'amour de roman de gare, du solide qui le conduit à enterrer son amour, à le pleurer comme un veuf, à lui chercher des excuses alors qu'il était témoin de sa déchéance.

J'avais très vite lâché Je, François Villon n'arrivant pas à rentrer dans l'univers. Ici, la plume de Jean Teulé m'a belle et bien ensorcelée, il a su recréer l'ambiance de cette époque tournant autour d'un roi et de sa cour. Le Montespan osa le premier défier ce roi, le contester, l'accuser d'adultère, prendre tous les risques pour sa Françoise, et rejetant Athénaïs le prénom qu'a voulu prendre sa femme infidèle. L'auteur réussit le pari de conter une histoire tout en expliquant le contexte historique, social de l'époque. Le ton est chevaleresque, ironique (comme celui du marquis devant son fils) enjoué, totalement réjouissant et c'est une leçon d'histoire bien agréable que je vous conseille chaudement de lire.

Un grand merci à Cuné pour le prêt. Son avis est ici, et celui de Caro[line].