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30/04/2008

Moïra Sauvage : Les aventures de ce fabuleux vagin


Couverture :
En 1996, dans une petite salle de Manhattan à New York, Eve Ensler présentait une pièce intitulée Les Monologues du vagin. Elle y disait les mots recueillis auprès de femmes pour évoquer le plus intime de leur féminité, le plus mystérieux de leur sexualité. Chaque représentation parlait de plaisir et de violence, provoquait rires et larmes. Les Monologues ont depuis été vus dans cent vingt pays (sept cent mille spectateurs en France) et traduits en quarante-cinq langues. Deux ans plus tard, Eve Ensler créait le mouvement V-Day. En permettant à des non-professionnels de jouer sa pièce, elle leur donnait la possibilité de réunir des fonds pour aider les femmes victimes de violences. Au cours de ses dix ans d'existence, V-Day a réuni cinquante millions de dollars pour lutter contre la violence domestique, le viol, les mutilations génitales ou les crimes d'honneur. Moïra Sauvage a eu accès aux archives du mouvement, rencontré Eve Ensler et s'est rendue dans de nombreux pays pour interviewer celles qui s'investissent dans V-Day. Elle raconte comment cette pièce a changé la vie des femmes.

Mon avis :
Si j'avais déjà vu 1 fois avec plaisir Les monologues du vagin, avant la semaine dernière où j'ai eu la chance de le revoir avec d'autres blogueuses invitées par Moira et Christian Sauvage, je ne connaissais absolument pas le mouvement et l'engagement qui se cachait derrière : le V-day.
Curieusement, alors que cette pièce est jouée par des armées d'étudiantes, d'amatrices, en plus des comédiennes professionnelles, aucun livre n'avait été écrit sur ce sujet.

C'est maintenant fait grâce à la plume alerte et motivée de Moïra Sauvage.
En un peu plus de 200 pages, Moïra réussit a dresser la carte d'identité d'un mouvement malheureusement encore trop d'actualité. En tant qu'humaine, je ne dis même pas en tant que femme, car comme elle le rappelle judicieusement, les violences contre les femmes touchent trop souvent également les enfants, je ne peux que souhaiter qu'un jour, il ne soit plus d'utilité publique.

Si le récit se penche tout d'abord sur la vie d'Eve Ensler (une sacrée femme!), il s'affranchit vite pour raconter comment les dons récoltés par la diffusion de la pièce a permis de changer la vie de milliers de femme : aussi bien en Afrique bien sur, mais également aux US et en France.
Bien sur, c'est quelquefois triste (d'ailleurs, si je n'ai pas pleuré en voyant la pièce, j'ai pleuré à la lecture de certaines pages), mais détrompez vous, ici point de patho, non juste des tranches de vie. Grâce à l'écriture de Moïra, le résultat est à l'image de la pièce : il fait autant sourire que pleurer.

Comme la vie donc, cette vie auxquelles toutes les femmes devraient avoir droit!

(les deux exemplaires offerts par Moïra, que je remercie, seront si vous le voulez, envoyé en livre voyageurs, après avoir été lus par les blogueuses présentent ce soir-là, vous pouvez vous inscrire dans les commentaires)

PS : le mot vagin n'est pas aussi commun que cela, j'ai surpris quelques regards étonnés à l'aéroport, devant le titre que je lisais. Et oui, même en France où le succès de la pièce est incontestable...