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26/06/2007

Shan Sa : Porte de la paix céleste


Couverture :
Zhao le soldat et Ayamei la révoltée courent dans les rues sombres de Pékin. La Place de la Paix céleste - Tian an men - est couverte du sang des étudiants. Du sang des enfants de la Chine moderne, élevés dans l'idéologie étouffante du régime maoïste.

Ayamei se cache, quitte Pékin, parcourt des milliers de kilomètres, fuit vers la montagne. Inlassablement Zhao suit sa piste. Son acharnement est à la mesure de sa foi dans le régime : aveugle et sans limites. Au terme de cette longue traque, Zhao, l'autodidacte inflexible, se laissera-t-il contaminer par la beauté et la poésie ou choisira-t-il d'ignorer la voie qu'Ayamei est en train de découvrir ?

Il deviendra, malgré lui, le héros d'un roman d'amour sobre, pudique et troublant.

Extraits :
"Aujourd'hui, enfin, je comprends l'erreur qui a failli signer ma perte : j'ai trop demandé à la vie, j'ai pensé qu'elle me devait le bonheur et la sérénité. En réalité, la vie n'offre ni le bien ni le mal. Le bonheur est un fruit qu'on cultive et récolte dans son âme. On ne peut pas le recevoir de l'extérieur."

Mon avis :
Encore sous le charme de La joueuse de go, j'ai pris le risque de lire rapidement un autre livre de Shan Sa. Porte de la paix céleste a été écrit 3 ans avant La joueuse de go. Il m'a fait penser à un brouillon (de haute qualité) de ce roman. On retrouve la même organisation même si l'époque est différente :
- une héroïne belle et révoltée et un soldat peu à peu sous son charme
- l'alternance de point de vue entre les 2 protagonistes
J'ai aimé ce roman comme j'ai aimé la joueuse de go, cependant j'espère que Shan Sa a su sortir de ce schéma, et ses autres romans sont différents (tout en gardant la même poésie). J'attendrais un peu avant d'en lire un troisième.

05/05/2007

Shan Sa : La joueuse de go



Couverture :
1937. Alors que la Mandchourie est occupée par l'armée japonaise, une lycéenne de seize ans semble ignorer tranquillement la guerre, les cruautés, les privations. Mélancolique, seule, l'adolescente joue au go. D'où tient-elle cette maitrise ? Place des Mille Vents, la lycéenne s'amuse à mentir. Ses mains déplacent les pions sans jamais se tromper, les joueurs s'assoient en face d'elle à une table gravée en damier et la défient. Le go est une esquive. Est-elle amoureuse de Min ou de Jing ? Sait-elle qu'ils aident tous deux à la résistance contre les japonais ? Entre les bras duquel des deux perd-elle une virginité fiévreuse ? Elle ignore encore son adversaire de demain : un officier japonais, à peine plus âgé qu'elle, un samouraï de métal, sanglé dans le sacrifice nécessaire à la Patrie impérialiste qu'il défend.

Mon avis :
Coup de coeur incontestable!
L'écriture alterne de courts chapitres dont le narrateur est soit la jeune lycéenne, soit le jeune officier japonais. Les phrases sont courtes, le texte va à l'essentiel avec pourtant une grâce arachnéenne.
Cela m'a donné sans contexte envie de lire d'autres romans de cet écrivain. J'espère qu'ils seront à la hauteur de mon attente :)


"Troisième roman de Shan Sa, déjà couronnée deux fois (bourse Goncourt du Premier roman pour Porte de la paix céleste et Prix Cazes pour Les Quatre Vies du saule), La Joueuse de go dit la naissance de l'amour et de la conscience politique, raconte la force de l'audace, de l'imagination et de la liberté sur le damier infini de nos destinées. --Laure Anciel (extrait www.amazon.fr)"