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11/02/2008

Philip Roth : La bête qui meurt

Couverture :
Le lecteur retrouvera ici David Kepesh, le héros de Professeur de désir. Âgé maintenant de 62 ans, c'est un homme arrivé, qui enseigne à l'université et a créé son émission de télévision. Parmi ses étudiants, il distingue une certaine Consuela, d'origine cubaine, jeune femme fascinante au corps merveilleux, mais qui se révèle incapable de s'abandonner à la sexualité. Progressivement, le fait qu'elle ne le désire pas va rendre David fou de jalousie… Sur cette trame classique du déséquilibre progressif d'une relation où le désir se révèle définitivement non partagé, Philip Roth évoque non seulement les problèmes de la sexualité et de la jalousie, mais aussi le sujet beaucoup plus poignant des sentiments du jaloux vieillissant.
Ce constat cruel et lucide (le narrateur est censé écrire ses souvenirs huit ans après les évènements) est aussi l'occasion pour l'auteur de pourfendre l'ordre moral et le puritanisme de l'Amérique actuelle. Un roman sans concession où Philip Roth se montre au plus intense de son talent.

Mon avis :
David Kepesh se confie à une tierce personne dont on ne connaitrait pas l'identité. Il raconte sa liaison avec Consuela, liaison qui pour la première fois le laisse out.
David raconte comment il a succombé devant cette déesse de 24 ans aux seins opulents, pour lesquels il voue une passion jalouse et dévorante.
Il raconte également sa non-relation avec son fils, son amitié unique, ses liaisons avec ses anciennes élèves.
J'ai aimé cette première lecture d'un roman de Philip Roth, même si j'ai eu dès le départ une impression d'auto-parodie, impression confirmée par un "expert" de cet écrivain. Même si j'ai trouvé l'écriture un peu inégale, il aura tout de même atteint son but, puisque je compte bien poursuivre ma découverte de l'œuvre de cet auteur.