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21/07/2008

Les mots et la chose

Puisque j'ai été dénoncée, j'assume! Depuis qu'une certaine personne a proposé le thème Galipette pour le club des théières, je n'ai eu de cesse de le reproposer à chaque fois. D'ailleurs l'entrain mis par cette participante ou celle-ci à lire plusieurs livres, me dit bien combien j'avais raison.
Et oui, je peux vous dire que ce fut un club des théières d'anthologie. Jamais thème n'aura autant fait rire, alors que Caro[line] quasi sérieusement était là pour recentrer le débat avec son maintenant quasi anthologique : mais côté galipettes, c'était comment?

Côté lecture, j'avais donc décidé de respecter le thème en achetant un Harlequin et comme on les appelle des romans de gare, j'avais penser l'acheter à Roissy (gare - aéroport : même combat non?). Mais que neni, sachez-le le Harlequin est introuvable au relais H de l'aérogart F de Roissy. Par contre, le voyageur doit avoir besoin de reconfort, car le rayon "galipettes dures" est largement fourni. Passé 33 ans, avec une hésitation je l'avoue, j'ai acheté sans rien d'autres

Contes Pervers de Régine Déforges
Paillards ou mystiques, tragiques ou comiques, ces contes pervers, un des trop rares ouvrages érotiques écrits par une femme, nous emmènent de Hong Kong à Paris, d'Athènes aux Antilles, en Italie ou dans la ForêtNoire. Une seule loi les régit : une sensualité libre et débridée

Et bien je peux vous le dire haut et fort, malgré ce résumé qui promettait de la galipette de qualité, j'ai trouvé tout cela triste. C'est violent (l'un des contes est même un viol collectif) et donc pas du tout afriolant.

Fort désappointée, je décidais de me consoler en lisant le deuxième tome en poche des aventures Jamie et Claire dans le Chardon et le Tartan. J'attendais de la galipette de qualité, puisque cette série m'avait été conseillée par moultes blogueuses dont les yeux brillent dès que le prénom de Jamie est prononcé. Le premier tome avait permis de lire une scène de nuit de noces totalement dans le thème.

Le bûcher des sorcières (Le chardon et le tartan - 2) de Diana Gabaldon
Deux siècles... Claire, en franchissant la porte de pierre, a atterri deux cents ans en arrière. Enlevée, violentée, soupçonnée d'espionnage, tiraillée entre Ecossais et Anglais, ses voyages dans le temps n'ont pas fini de lui réserver des surprises... D'autant plus qu'entre Frank Randall, son mari du XXe siècle, et Jamie Fraser, le beau rebelle des Highlands qu'elle a dû épouser pour échapper à la mort, la voici désormais polyandre ! Ce qui n'est pas du goût de Laoghaire, une adolescente amoureuse de Jamie... Et rien n'est plus dangereux qu'une jeune amoureuse. C'est ainsi que Claire, accusée de sorcellerie, se voit condamnée au bûcher... Comment échapper à ce sort funeste et oublier ce brûlant cauchemar ? Claire a-t-elle réellement envie de quitter Jamie ? Telle est la question...
Oui mais non! Si ce livre est rempli d'Amouuuurrrrrr, d'hommes en kilt (et nus dessous!), d'aventures, la seule scène de galipette est une scène de torture sur un homme. L'édition broché réunissait le tome 1 et 2 de l'édition de poche actuelle, et donc aurait permis de répartir plus équitablement les galipettes.

Et voilà, je me morfondais au fond de mon humble chaumière (qui est en béton et au rdc d'un immeuble mais passons) de n'avoir pas bien fait mes devoirs. Décidée, j'allais donc au supermarché de ma ville (celui où je fais la majorité de mes courses, où je commence à bien connaitre les caissières) pour débusquer un Harlequin. Déjà largement brieffée par Fashion, je ne réussis cependant à débusquer que des Collections blanches. Peu emballée car si j'ai bien compris la galipette est rare dans cette collection, et doutant de craquer pour un ersazt sans humour de notre Docteur House, je choisis une valeur sure, l'Ecosse avec :

Un ravisseur sans scrupules de Julie Garwood
Le baron Haynesworth ne se soucie pas de l'avis de ses filles lorsqu'il s'agit de les marier. Il songe avant tout à conforter ses alliances en Écosse. C'est ainsi que Brenna est promise au riche MacNare, un homme qu'elle n'a jamais vu. Pas question de discuter : elle est expédiée sous bonne escorte dans les Highlands ! Mais rien ne se passe comme prévu. En traversant une forêt, Brenna voit surgir cinq géants vêtus de kilts. Faisant fi des protestations de la jeune femme, leur chef la jette sur son étalon noir et s'enfuit au galop. Connor MacAlistair est ravi de son exploit : il s'est vengé de MacNare et la jeune femme qui se débat entre ses bras est ravissante. Connor a prévu de l'épouser sur-le-champ, et rien ne saurait l'empêcher de faire valoir immédiatement ses droits conjugaux.

Ecosse, kilt, guerrier, frèle jeune-fille, nuit de noces. Là j'étais sure d'être dans le thème et en plus de faire briller les yeux de certaines théières encore sous le charme de Jamie. Le pari fut réussi : Connor est wiiiiiillldddddd et craquant à souhait.
Mais j'entends Caro[line] : et côté galipette alors? Et bien la galipette est de qualité, même si un peu répétitive une fois passée la nuit de noce.
Je me suis surtout gaussée des mécompréhensions entre les deux époux : Brenna a décidé de n'en faire qu'à sa tête (avec de bonnes intentions) et réussit à mettre Connor dans tous ses états. Au grand regret de certaines cependant, les affrontements restent verbaux et ne vont pas jusqu'à une fessée. :) (celles qui ont lu le Chardon et le Tartan comprendront, les autres mais qu'attendez-vous????)
C'est à mourir de rire, lorsque mêmes les gardes sont sous le charme de Brenna et incapables de lui interdire la moindre idée farfelue. Bien sur, Connor refuse d'admettre son amour mais heureusement l'amouuuuuuurrrrrrr triomphe toujours. Ouf!
Un roman de la collection Aventures et Passions, de qualité que j'ai trouvé relativement bien écrit malgré un suspens sans suspens :)

PS : le titre du billet est celui d'une pièce parlant du thème que j'ai vu l'année dernière avec Jean-Pierre Mariel. Je vous la conseille fortement. Aaahhh Jean-Pierre, nous êtions au moins cinq filles de trente ans sous le charme ce soir-là :)

11/06/2008

Jean Teulé : Le Montespan


Couverture :
En 1663, Louis-Henri de Montespan, jeune marquis désargenté, épouse la somptueuse Françoise « Athénaïs » de Rochechouart. Lorsque cette dernière accède à la charge de dame de compagnie de la reine, ses charmes ne tardent pas à éblouir le monarque à qui nulle femme ne saurait résister. D'époux comblé, le Montespan devient alors la risée des courtisans. Désormais, et jusqu à la fin de ses jours, il n'aura de cesse de braver l autorité de Louis XIV et d'exiger de lui qu'il lui rende sa femme.
Lorsqu il apprend son infortune conjugale, le marquis fait repeindre son carrosse en noir et orner le toit du véhicule d'énormes ramures de cerf...

Mon avis :
Je dois l'avouer j'ai craqué pour un Gascon au caractère bien trempé, un époux séparé quoique inconsolable, un personnage s'il n'était historique aurait pu sembler d'opérette. Mais seulement semblé, car il y a de la dignité dans ce cocu qui osa défier ouvertement le Roi soleil. Il y a une énorme dose d'amour éternel, mais pas de l'amour de roman de gare, du solide qui le conduit à enterrer son amour, à le pleurer comme un veuf, à lui chercher des excuses alors qu'il était témoin de sa déchéance.

J'avais très vite lâché Je, François Villon n'arrivant pas à rentrer dans l'univers. Ici, la plume de Jean Teulé m'a belle et bien ensorcelée, il a su recréer l'ambiance de cette époque tournant autour d'un roi et de sa cour. Le Montespan osa le premier défier ce roi, le contester, l'accuser d'adultère, prendre tous les risques pour sa Françoise, et rejetant Athénaïs le prénom qu'a voulu prendre sa femme infidèle. L'auteur réussit le pari de conter une histoire tout en expliquant le contexte historique, social de l'époque. Le ton est chevaleresque, ironique (comme celui du marquis devant son fils) enjoué, totalement réjouissant et c'est une leçon d'histoire bien agréable que je vous conseille chaudement de lire.

Un grand merci à Cuné pour le prêt. Son avis est ici, et celui de Caro[line].

04/05/2008

Carolyn Grey : Le cercle du Phénix

Couverture :
Angleterre, 1860.
Menant une existence monotone dans son manoir reculé du Surrey, Cassandra Jamiston reçoit un jour une nouvelle dramatique : Thomas Ferguson, une de ses vieilles connaissances, a été assassiné à Paris. Mais avant de mourir, celui-ci a eu le temps de lui transmettre un objet mystérieux : le Triangle de la Terre. A en croire son ultime message, ce Triangle, ajouté à trois autres pièces disséminées aux quatre coins de l'Europe, permettrait d'obtenir... la pierre philosophale, que la légende prétend capable de transformer le plomb en or et de donner la vie éternelle.
Que recouvre vraiment cette énigme ésotérique, l'une des plus fabuleuses de l'Histoire ? Et qui se cache derrière le Cercle du Phénix, société secrète elle aussi en quête de la pierre dont les malversations et les assassinats terrorisent Londres? Cassandra parviendra-t-elle, avec l'aide de ses proches, à percer ces mystères aussi fascinants que périlleux ?
Amateurs d'aventures, de rebondissements et de suspense, ce roman est pour vous !

Mon avis :
Avouons le tout de suite, ce livre est le premier roman d'une jeune auteur que je connais donc, il était beaucoup plus stressant de le lire sachant que j'aurais à en parler directement à l'auteur.
J'ai donc vraiment commencé cette lecture avec une petite appréhension.
Et l'appréhension a durée une cinquantaines de pages avant de me laisser complètement emportée par le récit.
Carolyn commence sa narration de la façon la plus habituelle qui soit pour un roman d'aventures historiques : une belle héroïne entourée de quelques beaux gentlemans (prometteurs) tous prêts à l'aider (quelle chanceuse!), un mystère à résoudre, quelques meurtres afin de prouver que les méchants sont très méchants...
Bien écrit, mais rien de révolutionnaire! Et puis soudain, "oh non, elle a osé", et oui Carolyn ose et détourne beaucoup de codes. Déjà prise par le suspens, ces fameux détournements m'ont mise en joie. Et certaines blogueuses pourront témoigner que j'en parle encore avec les pupilles qui pépitent...
A lire donc parce qu'on passe un bon moment, parce qu'une fois reposé ce premier volume, vous n'aurez qu'une seule envie (je l'espère), allez sur le blog de l'auteur pour lui demander :
- et alors au lieu de bloguer vous ne devriez pas être en train d'écrire la suite? J'attends moi!

18/02/2008

Sophie Chauveau : Le rêve Boticelli


Couverture :
Florence, quinzième siècle. Sous le règne de Laurent le Magnifique, jamais le sang, la beauté, la mort et la passion ne se sont autant mêlés dans la capitale toscane. Le plus doué des élèves de Fra Filippo Lippi, un certain Sandro Filipepi surnommé depuis l'enfance " botticello - le petit tonneau " va mener à son apogée la peinture de la Renaissance. Maître d'œuvre de la chapelle Sixtine, créateur bouleversant d'un Printemps inouï, il ressent intimement et annonce les soubresauts de son époque. Pendant que Savonarole enflamme la ville par ses prophéties apocalyptiques, il continue à peindre avec fougue. Il entretient alors avec Léonard de Vinci une relation faite de rivalité farouche et d'amitié profonde. Adulé puis oublié de tous, aussi secret que Florence est flamboyante, Botticelli habite un rêve connu de lui seul.

Mon avis :
Les hasards du bookrings sont joueurs, à peine lu La passion Lippi, j'ai reçu la suite Le rêve Botticelli.
Quelques années après la mort de Lippi, Sophie Chauveau reprend son récit par la vie de l'élève.

Si j'ai eu des réserves sur une grande partie de La passion Lippi, je suis totalement tombée sous le charme de Botticelli. Le personnage est certainement plus attachant, mais j'ai également trouvé l'écriture plus fluide et donc beaucoup plus agréable. J'ai lu une écrivain et non plus une historienne qui tentait de romancer son propos comme je l'avais précédemment cru.

Alors si vous voulez savoir comment a été peint Le printemps, l'histoire de l'Abandonnée, ou de toutes ses autres œuvres, lisez vite ce livre.

Lu dans le cadre du club des théières

Pour aller plus loin :
L'article de Wikipédia sur le peintre

13/01/2008

Sophie Chauveau : La passion Lippi

Couverture :
Florence 1414. Un enfant hirsute, aux pieds couverts de corne, griffonne furieusement une fresque remarquable à même le sol d'une ruelle des bas-fonds de la ville. Miraculeusement repéré par Cosme de Médicis et placé au couvent des carmes, il va faire souffler un vent de passion sur la peinture de la
Renaissance. Moine et libertin, artiste intransigeant et manipulateur sans scrupules, futur maître de Botticelli, ses sublimes madones bouleversent son époque. Elles lui sont pourtant très intimement inspirées par les filles des maisons de plaisir de Florence qui en ont fait leur petit prince caché. Bravant tous les interdits et jusqu'à l'autorité suprême du Pape, il commet par amour l'ultime provocation. Le scandale le pousse à l'exil et le renvoie au secret sanglant enfoui au cœur de son enfance. Peintre voyou, ange ivre, fra Filippo Lippi invente un rapport nouveau entre l'art et le monde de l'argent et, le premier, fait passer les peintres du statut d'artisans estimés à celui d'artistes reconnus.

Mon avis :
Un avis mitigé!
J'ai eu énormément de mal à m'habituer tout d'abord au style de l'auteur que je trouvais hésitant entre un ton documentaire et un ton romancé. Le mélange des deux n'est vraiment pas concluant, à tel point que je croyais qu'il s'agissait d'une historienne qui avait essayé de romancer son propos. Ce n'est qu'en refermant le livre que j'ai vu qu'il s'agissait d'une romancière qui a fait 4 ans de recherche pour écrire cette biographie.

Ensuite, j'ai eu également du mal à m'attacher au personnage, sa débauche, ses doutes m'ennuyaient. Les seules parties qui m'intéressaient étaient lorsqu'il peignait.
En fait ce n'est que vers la fin (dans les 150 dernières pages) que mon avis a changé en même temps que la vie de Lippi.
Et j'ai fini par refermer avec tristesse ce livre.

Lu dans le cadre du club des théières dont le thème était l'Italie.

06/07/2007

Jane Austen : Raison et sentiments


Couverture :
Injustement privées de leur héritage, Elinor et Marianne Dashwood sont contraintes de quitter le Sussex pour le Devonshire, où elles sont rapidement acceptées par la bourgeoisie locale étriquée et à l'hypocrisie feutrée. L'aînée, Elinor, a dû renoncer à un amour qui semblait partagé, tandis que Marianne s'éprend bien vite du séduisant Willoughby. Si Elinor, qui représente la raison, dissimule ses peines de cœur, sa cadette étale son bonheur au grand jour, incapable de masquer ses sentiments. Jusqu'au jour où Willoughby disparaît... Publié en 1811, Raison et sentiments est considéré comme le premier grand roman anglais du XIXe siècle. L'avant-propos d'Hélène Seyrès permet de replacer dans son contexte ce classique de la littérature, dont l'auteur a influencé nombre d'écrivains majeurs, tels Henry James, Virginia Woolf ou Katherine Mansfield.

Mon avis :
Après Mansfield Park, voici mon deuxième roman de Jane Austen. J'ai retrouvé le même style, un peu désuet, mais je suis tout de même sous le charme.
A l'identique, le démarrage est long, très (trop?) long. Jane Austen prend son temps pour positionner ses personnages, les décrire, et planter l'intrigue. Cela a tout de même été un peu plus rapide, que pour Mansfield Park.
Et encore à l'identique, la fin est rapide très rapide, tout se dénoue d'un seul coup.
Je n'avais pas vu le film adapté du roman avec Emma Thompson et Hugh Grant, mais je l'ai ajouté dans ma "to do" liste.

Je vais faire une petite pause mais compte bien lire les aventures de Darcy prochainement.

09/06/2007

Jane Austen : Mansfield Park


Couverture :
Issue d'une famille miséreuse, Fanny Price est âgée de dix ans quand elle est adoptée par son oncle maternel, Sir Thomas Bertram, qui va prendre en charge son éducation. Accueillie dans le domaine de Mansfield Park, Fanny est élevée avec ses cousins et cousines qui, à l'exception d'Edmund, la traitent avec indifférence ou mépris. La gratitude et l'affection qu'elle éprouve à l'égard de son cousin se transforment au fil des années en un amour qu'elle garde secret. Quand un bon parti se déclare, Fanny n'a de choix qu'entre un mariage de raison et un retour à sa condition première...
Publié en 1814, Mansfield Park est sans doute le roman le plus ambitieux de Jane Austen (1775-1817). L'auteur de Raison et sentiments (Archipoche n°21) y excelle dans la description des rapports humains complexes qui se tissent entre ses personnages.

Mon avis :
Mansfield Park est mon premier livre de Jane Austen. J'ai bien sur vu plusieurs adaptations de ses romans au cinéma mais je ne l'avais pas encore lu. J'ai d'ailleurs commencé par acheter "Orgueils et préjugés" voulant lire le livre après avoir vu l'adaptation récente au cinéma. Ce livre est encore dans ma PAL, ayant été finalement plus tentée par Mansfield Park (je crois même suite à la lecture d'un blog)

J'ai mis environ 150 pages avant d'apprécier le mode de narration que j'ai tout d'abord trouvé trop désuet. Cependant peut-être est ce du au charme de l'histoire, à ma volonté de vouloir connaitre la fin, en tous cas, cela a fini par ne plus me poser de problème. Et je compte même lire à plus ou long terme tous ses romans.

Jane Austen décortique la société de son époque avec une volonté qui m'a rappelé Jane Wharton dont j'ai lu Xingu, il y a peu.

12/05/2007

Elisabeth Barbier : Les gens de Mogador 2 (Ludivine)


Couverture :
Du haut de ses seize ans Ludivine Peyrissac ne veut pas s'incliner devant le charme ravageur
et les airs moqueurs de Frédéric Vernet. Pas plus que ses sentiments, la jeune fille ne peut cacher son irritation vis-à-vis du jeune maitre de Mogador qui passe dans tout Tarascon pour le meilleur parti de la région. Pourquoi envisager si tôt une union alors que la fortune de Ludivine lui permettrait de vivre à sa guise ? C'est précisément cette indépendance d'esprit qui plait à Frédéric et enchante Julia, sa mère, qui reconnait en elle la fougue de ses jeunes
années. Ludivine est accueillie à bras ouverts dans le clan Vernet et le mariage décidé. Mais sous ses dehors légers, Frédéric est un homme exigeant. Il ne se contentera pas toujours d'une jeune femme avide de plaisirs : Mogador va se charger de la transformer.

Mon avis :
J'ai préféré cet "épisode" au premier. Il s'agit là encore d'un pavé (700 pages) mais celles-ci sont passées beaucoup plus vite et surtout j'ai pris encore plus de plaisir à lire ce second opus. Peut être est ce du au maintien de personnage de Julia? Peut-être est ce du au personnage de Ludivine, plus attachant que celui de Julia.
J'ai hâte de lire le troisième tome en tous cas :)

09/05/2007

Elisabeth Barbier : Les gens de Mogador 1 (Julia)



Couverture :

En cette première moitié du XIXe siècle, Julia Angellier est loin de disposer de toutes les qualités rêvées chez une jeune femme: docilité, patience, abnégation, respect des traditions. Mme Angellier le constate une fois de plus en écoutant sa fille aînée proclamer qu'elle refuse de se laisser marier avec quelqu'un qui ne lui plaît pas. Songe-t-elle à une autre alliance que n'approuverait pas son père, Alfred Angellier ? L'idée est presque inconcevable. Julia y pense pourtant, elle aime Rodolphe Vernet, fils d'un colonel d'Empire installé au domaine de Mogador depuis près de dix ans. Qui dit " bonapartiste " dit " racaille " pour un royaliste ultra tel qu'Alfred Angellier. Quand Rodolphe vient demander la main de Julia, il l'éconduit brutalement et envisage de sérieuses représailles contre sa fille rebelle...

Mon avis :
Je n'ai pas vu l'adaptation télévisée de cette saga en trois volumes. Le premier tome fait 800 pages et malgré le charme et l'intérêt de l'histoire, elles m'ont semblées un petit peu longuettes. Pourtant, les personnages sont attachants, l'histoire prenante. J'ai particulièrement apprécié les expressions provençales qui jalonnent le texte.
Certains passages auraient cependant mérités d'être moins détaillés.
Je lirais tout de même le tome 2 avec plaisir.

21/04/2007

Juliette Benzoni : Suite italienne


Couverture :
Maintes fois prise en modèle, la Renaissance italienne est, depuis des siècles, synonyme de rayonnement culturel. Sublime époque vouée au développement des arts et des sciences, ces années fastes furent également soumises aux frasques de ses tout-puissants souverains. Dans la Rome des papes jouisseurs, le redoutable César Borgia donne libre cours à sa folie meurtrière. A Florence, le charismatique Laurent de Médicis assoit sa domination faite de raffinement, de séduction et de cruauté feutrée. Au cœur de la moderne Ferrare bruissent les secrets de sensuelles duchesses tandis que Venise, Naples et Milan deviennent le théâtre de complots et de passions tragiques. Une suite de chroniques dédiées aux amoureux de l'Histoire et de ses sulfureux protagonistes.

Mon avis :
Juliette Benzoni est l'une des auteurs de mon adolescence. J'ai du lire tout ou presque d'elle. Et surtout elle m'a donné le goût du roman historique. Suite italienne est simplement une succession de chapitres chacun racontant l'histoire d'une famille italienne. J'avoue que j'aurais aimé plus de développement sur l'histoire des Borgia (d'ailleurs je vais chercher les autres écrits sur le sujet), j'ai été moins passionnée par les autres.
Cette lecture a ressemblé à une visite à une ancienne amie longtemps perdu de vue. J'ai apprécié cette lecture mais sans plus, cherchant mais ne retrouvant pas la magie qui me faisait veiller très très tard.