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30/11/2008

Erik Orsenna : L'avenir de l'eau

Dans dix ans, dans vingt ans, aurons-nous assez d'eau ? Assez d'eau pour boire ? Assez d'eau pour faire pousser les plantes ? Assez d'eau pour éviter qu'à toutes les raisons de faire la guerre s'ajoute celle du manque d'eau ? Un habitant de la planète sur six continue de n'avoir pas accès à l'eau. Un sur deux vit sans système d'évacuation. Pourquoi ?





Erik Orsenna est un curieux de nature qui se veut professeur et élève. Il n'aime rien de mieux qu'apprendre et nous fait partager sa passion en parlant du sujet universel, à la base de tout : l'eau.

Difficile de résumer un pareil livre. Il s'agit d'un tour du monde des problèmes liés à l'eau :
de l'Inde ou le besoin de traitement est visible et meurtrier, de l'Australie, pays riche, qui cherche de l'eau de plus en plus rare, en passant par la Chine, le Maghreb ou l'Europe.

Tour à tour malicieux, sceptique, étonné, Erik Orsenna au travers d'anecdotes rappelle :
  • que le problème de l'eau sera toujours régional et pas global comme le fait croire le thème du réchauffement global
  • que surtout, rien ne peut se faire sans lier l'accès de l'eau à l'assainissement. Et malheureusement s'il est beau de payer des pompes pour donner de l'eau, il est beaucoup moins glamour de traiter les déchets. Cela m'a rappelé mon IUT flambant neuf, où les étudiants avaient froid parce qu'il était bien mieux de payer des bâtiments que la facture de chauffage.
Une personne sur six n'a toujours pas accès à l'eau aujourd'hui dans le monde. Le coût de l'eau ne doit pas être un frein à la dignité humaine. Chacun devrait avoir droit à 50l par jour.

Sur ce sujet difficile, Erik Orsenna réussit le pari de passionner son lecteur par une vulgarisation de haut vol. Ce n'est jamais ennuyant. Et c'est essentiel.

Comme je vous l'avais écrit, l'auteur a accepté de rencontrer 7 blogueurs pour des interviews qui ont été filmées.

Toujours à propos d'écologie, j'en profite pour relayer une vidéo de Greenpeace sur les négociations qui auront lieu en décembre en Pologne pour réduire les émissions de Carbone.
En temps de crise économique, j'espère que de réels engagements seront tout de même pris et tenus


30/10/2008

A vos questions!


A l'occasion de la sortie de son nouveau livre L'avenir de l'eau, petit précis de mondialisation II, j'ai eu la chance d'être invitée à rencontrer Erik Orsenna.
La démarche est inhabituelle car au lieu d'écouter l'auteur interviewé par un journaliste, chacun des bloggeurs invités va pouvoir interviewer l'auteur pendant 20 à 30 min.





Inutile de vous décrire mon état : j'ai lu la biographie du monsieur, et depuis je suis encore plus impressionnée. Par conséquent, je vous lance un petit appel à l'aide, si vous aviez des idées de questions, n'hésitez pas à me les laisser dans les commentaires.

De mon côté, je veux l'interroger sur son livre bien sur dont la lecture me passionne. J'avais dans l'idée d'essayer de le faire passer à table, et de l'interroger sur ses habitudes / aux blogs littéraires. En effet, non content d'avoir un site personnel d'une grande qualité, de commencer son nouveau livre en invitant le lecteur à continuer son voyage sur internet, Erik Orsenna cite google dans son livre comme moyen de recherche, donc peut-être l'utilise t il également pour venir surfer sur nos humbles billets.

D'autres idées?
Svp :)

16/09/2007

Erik Orsenna : Les chevaliers du subjonctif

 

Couverture :
Il y a ceux qui veulent gendarmer le langage et le mettre à leur botte, comme le terrible Nécrole, dictateur de l'archipel des Mots, et la revêche Mme Jargonos, l'inspectrice dont le seul idéal est d' "appliquer le programme". Et puis il y a ceux qui ne l'entendent pas de cette oreille, comme Jeanne et Thomas, bientôt traqués par la police comme de dangereux opposants... Leur fuite les conduira sur l'île du Subjonctif. Une île de rebelles et d'insoumis. Car le subjonctif est le mode du désir, de l'attente, de l'imaginaire. Du monde tel qu'il devrait être... Après l'immense succès de La grammaire est une chanson douce, Erik Orsenna, académicien hors norme, poursuit son combat en faveur de la langue, non pas en magister, mais en poète, en homme épris des mots et des vastes horizons qu'ils nous ouvrent.

Mon avis :
Après La grammaire est une chanson douce, j'étais pressée de découvrir la suite des aventures de Jeanne et Thomas avec ce second tome nommé Les chevaliers du subjonctif. Emeraude me l'a gentiment prêté, alors double merci (pour m'avoir fait découvrir cette série et pour le prêt) :)

J'ai aimé. Il ne s'agissait pas du coup de coeur du premier opus car le plaisir de la découverte de l'univers n'était plus là. Mais encore une fois avec étonnement, j'ai admiré la capacité d'Erik Orsenna à rendre les règles de conjugaison, pour cette fois, aussi intéressantes et passionnantes. D'autant plus qu'une petite révision n'était pas superflue : bien que je sois une sorte de référence avec mes collègues pour l'orthographe et la relecture des emails, c'est surtout du à leur niveau plutôt qu'au mien que je considère moyen!
Erik Orsenna a encore une fois créé un texte à deux niveaux, aussi bien compréhensible par des enfants que des adultes (le livre est subtilement émaillé de références). J'espère que suite à cette lecture, certains lecteurs se plongeront avec délice dans les oeuvres des écrivains cités. :)

L'avis d'Emeraude, un peu plus nuancé. Pour en avoir discuté avec une fan hier, tu as raison de vouloir tout de même lire le troisième opus, il est bien meilleur...
Affaire à suivre...

Citations :
Je venais de faire connaissance avec l'une des lois régissant l'espèce humaine, dite "loi de la double-crèpe" : plus quelqu'un écrase ceux qui sont en dessous de lui, plus il s'écrase devant ceux qui sont du dessus".

- J'ai toujours cru que plus on aime quelqu'un, plus on doit le laisser tranquille.
- Donc vous n'êtes pas partie à sa recherche?
- Hélas!

 

04/09/2007

Erik Orsena : La grammaire est une chanson douce


 

Couverture :
La Grammaire est une chanson douce est une fantaisie joyeuse.
Jeanne, jeune adolescente, pourrait être la petite sœur d'Alice, l'héroïne de Lewis Carroll, précipitée dans un monde où les repères familiers sont bouleversés. Avec son frère aîné, Thomas, elle voyage beaucoup : leurs parents sont séparés et vivent chacun d'un côté de l'Atlantique. Un jour, leur bateau fait naufrage et, seuls rescapés, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue. Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils découvriront un territoire magique où les mots mènent leur vie : ils se déguisent, se maquillent, se marient.
C'est une promenade dans la ville des mots, pleine d'humour et de poésie, où les règles s'énoncent avec légèreté. Les tribus de verbes et d'adjectifs, les horloges du présent et du passé s'apprivoisent peu à peu, au rythme des chansons douces de Monsieur Henri.

Mon avis :
J'ai voulu lire ce livre suite à l'enthousiaste avis d'Emeraude et je n'ai pas été déçue. Il s'agit d'une magnifique fable et Erik Orsena arrive avec brio à mettre de la poésie dans les règles de grammaire. Comme le dit Emeraude, l'histoire est effectivement très simple, mais c'est justement cette simplicité qui fait tout son charme. J'ai particulièrement été touchée par l'hôpital des mots et le pauvre petit « je t'aime » sous perfusion d'avoir trop été utilisé à tort et à travers. Car, si les mots n'aiment pas disparaitre faute d'être dit, ils n'aiment pas également être utilisés à mauvais escient. Erik Orsena donne envie de partir à la découverte des « vieux mots » et propose d'ailleurs un jeu très simple : aller découvrir chaque jour un nouveau mot dans le dictionnaire. Alors que le nombre moyens de mots utilisés chaque jour par un français est de 500 mots (source yahoo), c'est une bonne proposition.
De plus, l'édition de poche est magnifiquement illustrée et cela participe au charme de l'histoire.