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22/08/2007

Marc Molk : Pertes humaines

Couverture :
" Ceux qui s'éloignent imperceptiblement alors qu'ils comptent pour de bon, ceux qui meurent, ceux qui ne nous aimeront jamais, ceux qui ne nous aiment plus, ces rencontres superficielles sur lesquelles on s'interroge encore, combien sont-ils manquants ? Mais surtout pourquoi les ai-je perdus ? Bien sûr, la liste est incomplète. J'en ai oublié, il y en a que j'ai écartés, il se peut qu'une fiche importante se soit perdue. Quoi qu'il en soit, il me semble que les intéressés pourront se reconnaitre et que ceux qui n'ont aucun rapport avec mon existence trouveront là prétexte à décrocher leur téléphone ou écrire une longue lettre à quelqu'un des leurs. "

Biographie de l'auteur :
Marc Molk est peintre. Pertes humaines est son premier roman.

Mon avis :
J'avais déjà “lorgné” sur ce livre lors d'un précédent livres échanges, j'ai donc été heureuse de pouvoir l'emprunter.
Chaque chapitre correspond à une personne donc une perte. Chaque perte est chiffrée selon trois critère : coefficient de perte, part de responsabilité, chance de renouer. Il s'agit d'un inventaire personnel et dans le désordre (ce qui ajoute malheureusement un peu de confusion).
Les pertes sont inégales mais j'ai aimé la plupart de cet inventaire.
On ne peut bien sur s'empêcher de penser à Philippe Delerm pour la forme : un chapitre – une histoire mais le style est totalement différent même si la nostalgie court parfois.
J'ai eu un coup de coeur pour la perte de la page 51 : Foetus qui résume parfaitement ma position / avortement : une volonté ferme pour le droit de chaque femme de pouvoir décider mais une aversion personnelle pour ce choix.

Citation :
“Dire dans ces conditions toute l'aversion que l'on peut ressentir à l'idée d'avortement passe pour le chausse-pied d'une remise en cause de la loi Veil. Quand ma bouche articule que je suis prêt demain à manifester pour le droit à l(avortement, on ne m'écoute déjà plus, on ne me croit plus. Il n'est pourtant pas difficile à comprendre le cloisonnement entre l'espace public et la répulsion intime. En tant que citoyen, je défends la liberté de chacun à disposer de son corps; en tant que personne, la simple idée d'être à l'origine ou impliqué dans un avortement me donne un vertige tel qu'il me faut m'appuyer ou m'assoir.”