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10/10/2007

Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon père

Couverture :
Lorsqu'on se penche sur la préface de ce texte, écrite par Vercors, également traducteur de ce livre, on ne peut douter de ce que sera notre état à la lecture de Pourquoi j'ai mangé mon père : au pire, la mort par le rire, au mieux un divertissement total et entier. Vercors a ri, Théodore Monod a ri, tout le monde salue l'humour dévastateur et ethnologique de Roy Lewis. Utilisant avec réussite le principe ancien qui consiste à transposer dans une époque (la préhistoire), la pensée d'une autre (la nôtre), Roy Lewis nous conte les efforts de nos ancêtres les demi-singes dans leur lutte acharnée pour la survie et la prospérité de l'espèce. Voilà que nos ancêtres sont à la croisée des chemins, face à une nature hostile et à une foule de prédateur. Un tournant de l'évolution qu'il est crucial de négocier en douceur, sous peine d'extinction. Or, voilà qu'Edouard, hominien à l'esprit éclairé, découvre le feu. Une trouvaille qui sauve la famille certes, mais déplaît fort à son frère Vania, qui prédit la fin du monde, milite pour la viande crue et le retour dans les arbres... Roy Lewis fait ici de l'anachronisme sa seule loi et revisite avec brio les grands thèmes de société : l'éducation, le rôle de la femme ou l'éternel combat entre progressistes et réactionnaires. Il aborde également l'écologie, la famille et pose la question cruciale de la maîtrise du progrès technique par le biais de cette fresque grandiose, hilarante et moderne. --Hector Chavez

" Ta saloperie de feu va vous éteindre tous, toi et ton espèce, et en un rien de temps, crois-moi ! Yah ! Je remonte sur mon arbre, cette fois tu as passé les bornes, Edouard, et rappelle-toi, le brontosaure aussi avait passé les bornes, où est-il à présent ? Back to the trees ! clama-t-il en cri de ralliement. Retour aux arbres ! "

Mon avis :
Il était amusant après les aventures d’Edward le vampire (cf ma critique des deux premiers opus de la série de Stephenie Meyer) de poursuivre par les aventures d’Edouard pithécanthrope au génie visionnaire. Roy Lewis conte avec maestria l’histoire de ce chef de horde, inventeur de génie de la préhistoire. L’intérêt du livre vient du décalage total entre le langage résolument moderne (qualifié de langage de nos modernes ethnologues) et le narrateur de la préhistoire : fils d’Edouard.
N’étant pas une spécialiste de la préhistoire, je doute tout de mêm que tant de découvertes (le feu et d’autres choses que je terrais pour garder tout l’intérêt de l’histoire, aient été découvertes dans le laps de temps d’une vie (surtout qu’à l’époque elle devait être courte), mais l’auteur n’était certainement pas à un petit arrangement prêt. J’ai trouvé le style très intéressant, il ne m’a fallu qu’une dizaine de pages pour être captivée par ce récit décalé.

Livre lu dans le cadre d’un ring de bookcrossing. Merci Mop1 !