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01/11/2008

Marie Ann Shaffer et Anne Barrows : Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates


Janvier 1946, l'Angleterre se relève péniblement de la guerre. Juliet a réussi l'impossible en faisant rire les anglais de la guerre. En tournée de promotion, elle se demande quel pourrait être le thème de son prochain roman. Elle reçoit une lettre d'un habitant de Guernesey qui a racheté l'un de ses livres et a ainsi trouvé son adresse. Au fil de leur correspondance, elle découvre le cercle littéraires des amateurs d'épluchures de patates de Guernesey
(île anglo-normande non épargnée par la guerre).




Tamara
se posait la question : comment un roman épistolaire peut-il nous faire tant aimer ses personnages? Franchement je ne sais pas plus mais je suis autant sous le charme. Peut-être est ce parce qu'alors le lecteur pénètre au cœur de l'intimité des personnages. Les styles de chaque épistolier est différent. Ce qui fait le charme de chacun (ou presque) est indubitablement l'amour de la lecture, l'amour des livres.
Quand par exemple Juliet se demande si les livres n'ont pas un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal. Ou lorsque Isola se morégrine d'aimer plus les héros de romans (Darcy est cité bien sur dans le roman) que les hommes de chair et de sang. A propos de Darcy, j'ai adoré la réaction de cette nouvelle lectrice, prête à gronder ses amis de ne pas lui avoir fait découvrir plutôt (enfin une histoire d'amour sans homme déséquilibré et sans cimetière).

Si Juliet est au centre de l'histoire car c'est sa correspondance que nous suivons tout au long du roman, il y a juste en philigramme derrière elle Elizabeth qui avait eu la présence d'esprit de créer le club lors de l'invasion des allemands. Les deux sont attachantes, et j'aurais adoré les emmener à la rencontre du club des théières d'aujourd'hui. Le problème est peut-être que j'aurais pris également sans hésiter Dawsey, le timide si à l'écoute des autres, fan de Charles Lamb (qu'il va falloir que je lise), Isola la liseuse de bosses de crane, Ebe et son petit-fils Eli et je n'aurais pas non plus hésité à inviter tous les autres.

A sa lecture, je n'ai pas pu évidemment ne pas penser à 84, charing cross road. Il y a du Helen Hanff dans Juliet Ashton. J'ai retrouvé le même amour des livres, la même verve littéraire.

Bon les filles, et si nous délocalisions l'une de nos réunions à Guernesey?

Les avis unanimes de : Tamara, Fashion, Emjy, Karine:), Sassenach, Caro[line], Uncoindeblog.

02/11/2007

Helene Hanff : 84, Charing Cross Road




 

Couverture :
Par un beau jour d'octobre 1949, Helene Hanff s'adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s'écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l'intime, presque à l'amour. Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies. Livre inattendu et jamais traduit, 84, Charing Cross Road fait l'objet, depuis les années 1970, d'un véritable culte des deux côtés de l'Atlantique

Mon avis :
Novembre commence de la meilleure façon qui soit, j'ai passé une trop courte partie de ce jour férié en lisant. Quel livre!
Moi qui ne suis d'habitude pas une fan des correspondances, j'ai adoré le charme mutin de cette demoiselle Hanff et l'élégance britannique de Franck Doel, le libraire que toute blogueuse littéraire aimerait rencontrer :)

C'est tout d'abord une merveilleuse déclaration d'amour pour la littérature, les livres (en tant qu'objet) :
J'adore les livres d'occasion qui s'ouvrent d'eux-mêmes à la page que leur précédent propriétaire lisait le plus souvent. Le jour où le Hazlitt est arrivé, il s'est ouvert à « je déteste lire des livres nouveaux » et je me suis exclamée « Salut, camarade! » à l'adresse de son précédent propriétaire, quel qu'il soit.

C'est également une merveilleuse histoire d'amitié épistolière. Au fur et à mesure des lettres, le ton impertinent et taquin d'Helen Haff augmente pour finir par totalement faire fondre la retenue de son libraire.
La boutique a malheureusement disparue, à mon plus grand regret, sous le charme de sa description faite par un ami d'Helen :
C'est la plus ravissante des vieilles boutiques, sortie tout droit de Dickens, tu en serais folle. Il y a des éventaires à l'extérieur, je me suis arrêté et j'ai feuillété quelques trucs juste pour avoir l'air d'un amateur de livres avant d'entrer. A l'intérieur, il fait sombre, on sent la boutique avant de la voir et une bonne odeur mais pas facile à décrire....

Merci Fashion dont l'avis m'a donné envie de le lire, et me l'a ensuite prêté :)
Petite dédicace à Emeraude : ce livre est pleins de conseils pour ton challenge classique, je te souhaite de trouver des lecteurs aussi charmants qu'Helen Hanff :)