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08/04/2008

Les auteurs passent à table : Julien Blanc-Gras

Rencontré lors du salon du livre de Paris, Julien Blanc-Gras avait alors eu l'humour de résister à une horde de blogueuses parisiennes en train de lui conseiller la lecture du désormais fameux Lézard lubrique. Il a même eu la gentillesse de passer à table...

1/ Êtes-vous un bon vivant qui aime la bonne chère et le bon vin ? Aimez vous cuisiner?
Bon vivant, certainement. J'aime les plaisirs variés que nous offre l'existence, sans un être un gastronome obsessionnel non plus. Je cuisine peu. Et mal. Pardon.

2/ Quelle est votre madeleine de Proust
Ma première émotion gustative, c'est le Nutella. J'y suis toujours fidèle. Pour le vin, je me souviens d'un Pommard que m'ont fait goûter mes parents (qui, eux, sont de fins gastronomes). Ca m'a fait comprendre qu'il y avait un monde à découvrir dans le vin.

3/ Quel est votre diner idéal?
Je milite pour le tourton et je vous plains car vous ne savez pas ce que c'est. Le tourton est un petit beignet fourré à la pomme de terre, spécialité des Hautes-Alpes, ma région d'origine. Quand ils sont préparés par ma grande-tante Henriette (92 ans), accompagnés d'un jambon cru tué à la main, et dégustés à l'ombre du jardin dans la douceur de juin, c'est un peu le bonheur.

4/ Avec qui aimeriez vous diner?
Avec Mireille Mathieu (au Flunch).

5/ Ecrivez vous le ventre vide ou le ventre plein?
Il faut écrire rassasié (pour l'énergie) mais pas trop (risque de somnolence). J'écris la nuit et je carbure à la tisane, ce qui est moyennement rock'n'roll, je vous l'accorde.

Si quelqu'un connait Mireille Mathieu, vous savez comment faire plaisir à un jeune auteur ;)

07/04/2008

Julien Blanc-Gras : Comment devenir un dieu vivant

Couverture :
"La fin du monde, je ne suis ni pour, ni contre. Je ne m'en réjouis pas, bien sûr. Je ne la déplore pas non plus, ça ne sert à rien. L'époque est vécue comme apocalyptique. Donc, elle l'est. Voilà comment je voyais les choses à ce moment-là. En tout cas, il ne me venait pas à l'idée de pouvoir sauver l'humanité, ou alors seulement quand j'étais vraiment ivre."

Ce livre est une comédie apocalyptique. Il raconte l'histoire de William Andy, un looser ordinaire devenu prophète médiatique en proposant des solutions pour aborder la fin du monde sans se faire mal.

Mon avis :
Ce livre est décrit comme "une satire enjouée mais au vitriol de notre société". Et je pense que la description est on ne peut plus bien trouvée. Julien Blanc-Gras réussit a toujours rester sur le fil entre roman complètement déjanté mais tout à fait plausible. Il joue avec les références de sa génération des trentenaires (il est né en 1976).
C'est une lecture enjouée et qui pourtant réussi à faire réfléchir sur notre société. C'est une satire mais jamais ennuyante, sous la forme d'un roman dont j'ai eu envie de connaitre la fin depuis le début : non pas parce que je m'ennuyais bien au contraire, mais parce que je ne savais pas où voulait m'emmener l'auteur. Et j'ai adoré cet état d'esprit!
Ce livre m'a un peu étourdie, après l'avoir fini, je ne savais pas vraiment comment en parler. D'ailleurs je rédige cette critique plus de 15 jours après l'avoir terminé!

Le livre a quelques fois les défauts de la jeunesse, mais aussi ses qualités : le récit fonce, ne laisse que peut reprendre son souffle... A mon avis, il ne laissera que peu indifférent : on peut soit l'aimer énormément, soit y être totalement hermétique - pas de demi-mesure.

A noter particulièrement, la parabole du morse. (et si vous voulez la connaitre, et bien il faudra lire le livre ;)