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02/04/2008

Jeannette Walls : Le château de verre



Couverture :
'Je me demandais dans le taxi si je n'étais pas trop habillée pour la soirée quand j'ai aperçu maman en train de fouiller dans une benne à ordures. (.. .) Elle s'était entouré les épaules de chiffons pour se préserver de la fraicheur printanière et faisait son choix dans la poubelle pendant que son chien, un terrier croisé noir et blanc, jouait à ses pieds. (.. .) En dépit de ses cheveux gris emmêlés et de ses yeux creusés, elle me rappelait encore la mère de mon enfance, celle qui accomplissait des sauts de l'ange du haut des falaises, peignait dans le désert et lisait Shakespeare à haute voix'. Jeannette Walls est connue du Tout New York : chroniqueuse mondaine, elle évolue dans le monde des célébrités. Qui pourrait imaginer qu'elle a passé ses premières années dans la misère la plus sordide ? - que son enfance a été une lutte continuelle pour survivre, marquée par un père et une mère d'une excentricité absolue ? Amoureux des arts et des lettres, sublimes de fantaisie, les parents Walls sont aussi des marginaux d'un égoïsme criminel. Mathématicien et bricoleur inspiré, le père caresse un rêve fou : bâtir une maison de verre dans le désert. Mais il noie ses projets dans l'alcool. La mère écrit, peint, déclame de la poésie. Son bien-être ne l'intéresse pas. Celui de sa progéniture non plus. Fuyant la misère, la famille doit sillonner l'Amérique. En permanence, les enfants Walls sont confrontés au froid, à la faim, au danger. Jeannette Walls raconte l'histoire poignante de son enfance - une enfance nourrie aux mythes des années 1960 : le rejet de la société de consommation, le culte de la nature, le retour à la vie des pionniers...

Mon avis :
Il y a des livres que vous n'auriez pas achetés seule et qui vous prennent tellement que vous ne pouvez plus les lâcher. C'est exactement ce qu'il m'est arrivé avec ce livre.
Etant allée faire un tour chez I love my blender, pour trouver un livre pour la Saint-Patrick, j'ai entendu Christophe le libraire conseiller chaudement ce livre. Il racontait d'ailleurs qu'une cliente était revenue spécialement le remercier de lui avoir conseillé cet achat.
Comme toute LCA qui se respecte, je n'ai pas pu m'empêcher de demander de quel livre il s'agissait et surtout de craquer pour.

Cette histoire a deux facettes : d'un côté, on ne peut pas s'empêcher de trouver une part de magie dont le meilleur exemple est certainement lorsque le père offre des étoiles pour Noël à ses enfants, mais de l'autre il y a l'insoutenable : comment peut-on même envisager d'élever ses enfants dans une telle misère alors qu'on n'a pas tout tenté pour les en préserver?

Si on peut trouver quelques excuses mineures à ce père, la mère est pour moi inexcusable : elle avait les moyens de ne pas fermer les yeux et de rétablir un semblant de normalité dans cette famille.

En roman, cette histoire aurait certainement semblé trop mélo, un peu too-much, mais là malgré l'indéniable qualité du récit, je n'ai jamais oublié qu'il s'agissait d'un récit autobiographique. Pour être certaine de vous convaincre, je finirais en confiant que contrairement à mon habitude, je n'ai pu enchainer directement par un autre, il m'a fallu une petite pause d'une journée.