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29/04/2007

Soazig Aaron : Le non de Klara



Présentation
Ce roman s'apparente à un document plus qu'à une fiction. La narratrice, Angelika, est l'amie et la belle-soeur de Klara, l'héroïne. Elle retrace l'impossible reconstruction de cette jeune femme. Survivante d' Auschwitz, Klara revient à Paris en 1945 après 29 mois de déportation. Dévastée sur le plan physique et psychologique, elle sait que sa vie n'a plus lieu d'être : elle se sent morte, perdue à jamais. Soucieuse du bonheur de sa fille Victoire, âgée de trois ans, Klara se refuse à lui faire subir ce qu'elle est désormais et elle décide de laisser son enfant à des proches. Sans retour possible cette fois... Un regard douloureux sur l'horreur de la Shoah.

Les extraits de "Le non de Klara"
La phrase à retenir
A l'intérieur je ne suis que mort, j'ai un goût de mort, je pue la mort, pour longtemps encore, peut-être pour toujours. Les enfants le sentent. Je ne veux pas qu'elle renifle cette odeur qu'elle n'a pas encore eu dans le nez.

Mon avis
J'ai finis ce livre juste avant la commémoration des justes de France. Sous la forme du journal de la belle soeur de Klara, il raconte le difficile retour à la vie de Klara, qui a survécu à un camp de concentration. Il s'agit du premier livre traitant de ce thème que j'ai pu lire. Visiblement, c'est un sujet très peu développé dans la littérature.
J'avais pu lire "le chale" il y a moins d'un an, qui m'avait laissée très dubitative. Cependant le chale se passe plus de 30 ans après la libération des camps. Klara a en elle la même colère, le même dégoût que l'héroïne du chale. Cependant, elle l'exprime de manière différente. Le livre ne couvre qu'un mois de sa vie, au travers du regard de sa belle soeur. On a donc autant le témoignage de Klara que les interrogations et les doutes d'Angélika. La shoah n'est abordée que par brides, qui rappellent certaines scènes de "la liste de schlinder". L'horreur absolue n'a cependant pas besoin de beaucoup de développements. Ce livre montre surtout que survivre n'était peut être pas le pire. Se remettre à vivre était certainement une autre épreuve.
A lire.