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20/11/2008

Jean-Philippe Blondel : Juke-Box

J'ai encore rêvé d'elle, La Bombe humaine, Week-End à Rome... Comme ces couples qui parlent de " leur chanson ", Yoann pourrait dire de tous ces tubes qu'ils sont les siens. Ce ne sont pas forcément ses préférés, mais à quarante ans ces airs émergent de sa vie accidentée comme autant de notes échouées. L'enfance, les tourments de l'adolescence, les premières amours, et puis le deuil, imprévu, violent, tragique. Une existence à reconstruire avant même d'avoir commencé. Pendant des années, Yoann va chercher l'apaisement qui lui permettra enfin de réécouter le disque de sa vie.

Notre mémoire est musicale, j'en suis certaine. Si des évènements mondiaux font partie de notre mémoire commune (qui ne se souvient pas où il était le 11 septembre 2001?), ce sont les chansons pour la plupart d'entre nous qui rythment notre vie, parce qu'elles sont partout et qu'il est difficile de passer à côté du tube de l'été, du dernier X... (à moins bien sur de vivre sans radio, sans sortir dans les lieux publics, toute affirmation de ce genre est évidemment sujette à exception).

Et dans ce livre, Jean-Philippe Blondel utilise propose l'introspection de son personnage Yoann au travers de la bande-son de sa vie. C'est astucieux car cela interpelle encore plus le lecteur, cela l'implique. Et oui, comme Amanda par exemple, je n'ai pas pu m'empêcher également de suivre les mêmes questions que Yoann, de chercher quels morceaux composaient ma vie et comme Yoann où elle allait, parce qu'on repense au passé pour mieux appréhender l'avenir.

Jean-Philippe Blondel est un auteur du quotidien, mais dans ce que cela représente de plus grand (pour moi, c'est un compliment, qu'on se comprenne!). Loin des effets de styles pompeux, il nous entraine dans des hisotires qui pourraient être les notres. Si jamais ses livres lui servent d'introspection, il entraîne son lecteur avec lui et ce n'est jamais montré, ce n'est jamais mielleux ou pleurnichard. C'est parfois grâve, souvent léger. Ses personnages se laissent entrainer dans le tourbillon de la vie, comme nous. Parce qu'on ne peut rien y faire. Et c'est cette qualité, qui me fait tellement aimer cet auteur.

Les avis de Laurence, Papillon, Tamara, Florinette, Laure, Marie, In Cold Blog et Amanda.

N'oubliez pas de passer demain, une surprise vous attendra :)

08/11/2008

Nathalie Rheims : Le chemin des sortilèges



Un jour, il est parti. Lui qui l’avait vue naître et accompagnée depuis toujours, il s’est retiré dans la solitude. Dix ans plus tard, elle retrouve sa trace et le rejoint pour comprendre ce qui s’est passé. Dans une maison aux apparences trompeuses commence un huis clos où les cauchemars se confondent avec le réel. Les souvenirs ressurgissent à travers les contes de fées qu’une main invisible dépose chaque soir à son chevet.



En refermant ce livre, j'ai eu une drôle d'impression : c'est le genre de lecture que j'appelle Blanche. La lecture ne m'a pas parue désagréable, j'ai même passé un bon moment, mais au total, je n'en garderais pas grand chose. Pourtant, l'idée de départ était intéressante : au travers des contes de fées, l'héroïne revient sur son passé et réussi à enfin le comprendre et l'accepter. L'ambiance décrite se veut tour à tour pesante, mystérieuse. Malheureusement Nathalie Rheims ne réussit pas totalement à transformer cette idée en essai gagnant. Les ficelles sont quelques fois beaucoup trop faciles pour me satisfaire : la fin était trop prévisible entre cette femme qui s'occupe de la maison et surtout Lui.
Cette lecture peut certainement plaire, mais je pense qu'il risque surtout de déclencher plus d'avis tranchés négatifs que positifs. C'est très introspectif, l'utilisation des contes de fées est mal exploitée à la réflexion, même si sur lors de la lecture je me suis laissée facilement portée.

Une lecture que je ne regrette pas mais qui ne m'aura pas laissée grand-chose.
Merci à Chez les filles ainsi qu'aux éditions Léo Scheer de me l'avoir fait parvenir!

Heureusement Karine:) a aimé, Leiloona, Clarabel, Lucie, Saxaoul et Malice l'ont également lu.


01/11/2008

Marie Ann Shaffer et Anne Barrows : Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates


Janvier 1946, l'Angleterre se relève péniblement de la guerre. Juliet a réussi l'impossible en faisant rire les anglais de la guerre. En tournée de promotion, elle se demande quel pourrait être le thème de son prochain roman. Elle reçoit une lettre d'un habitant de Guernesey qui a racheté l'un de ses livres et a ainsi trouvé son adresse. Au fil de leur correspondance, elle découvre le cercle littéraires des amateurs d'épluchures de patates de Guernesey
(île anglo-normande non épargnée par la guerre).




Tamara
se posait la question : comment un roman épistolaire peut-il nous faire tant aimer ses personnages? Franchement je ne sais pas plus mais je suis autant sous le charme. Peut-être est ce parce qu'alors le lecteur pénètre au cœur de l'intimité des personnages. Les styles de chaque épistolier est différent. Ce qui fait le charme de chacun (ou presque) est indubitablement l'amour de la lecture, l'amour des livres.
Quand par exemple Juliet se demande si les livres n'ont pas un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal. Ou lorsque Isola se morégrine d'aimer plus les héros de romans (Darcy est cité bien sur dans le roman) que les hommes de chair et de sang. A propos de Darcy, j'ai adoré la réaction de cette nouvelle lectrice, prête à gronder ses amis de ne pas lui avoir fait découvrir plutôt (enfin une histoire d'amour sans homme déséquilibré et sans cimetière).

Si Juliet est au centre de l'histoire car c'est sa correspondance que nous suivons tout au long du roman, il y a juste en philigramme derrière elle Elizabeth qui avait eu la présence d'esprit de créer le club lors de l'invasion des allemands. Les deux sont attachantes, et j'aurais adoré les emmener à la rencontre du club des théières d'aujourd'hui. Le problème est peut-être que j'aurais pris également sans hésiter Dawsey, le timide si à l'écoute des autres, fan de Charles Lamb (qu'il va falloir que je lise), Isola la liseuse de bosses de crane, Ebe et son petit-fils Eli et je n'aurais pas non plus hésité à inviter tous les autres.

A sa lecture, je n'ai pas pu évidemment ne pas penser à 84, charing cross road. Il y a du Helen Hanff dans Juliet Ashton. J'ai retrouvé le même amour des livres, la même verve littéraire.

Bon les filles, et si nous délocalisions l'une de nos réunions à Guernesey?

Les avis unanimes de : Tamara, Fashion, Emjy, Karine:), Sassenach, Caro[line], Uncoindeblog.

28/10/2008

Sarah Singleton : Le conte des Hérétiques


Elizabeth vit dans la peur. La religion pratiquée par sa famille n'est pas autorisée. Cependant, la jeune fille ne manque pas de courage : elle décide de venir en aide à une personne étrange qui se terre au fond d'un bois. Sa peau est verte, ses ongles ressemblent à des griffes et son histoire est terrible... Elle aussi a tout d'une hérétique.





Ce livre aura finalement attendu plus de 8 mois au fond de ma PAL. C'est une envie de livre jeunesse avec un peu de fantasy qui me l'a fait ressortir. Et ce fut une bonne idée car la lecture m'a plu sur le coup. Malheureusement, je pense avoir trop attendu pour rédiger mon billet, j'en garde un souvenir flou mais relativement agréable.
Une seule chose m'a marquée : la réflexion sur la différence qui permet tout aussi bien l'histoire l'histoire d'Elizabeth que celle d'Isabella, deux jeunes filles tour à tour persécutées pour leurs croyances. L'univers créé par l'auteur est cohérent même quand elle rentre dans l'imaginaire du pays d'Isabella.
Le style est simple mais direct et si j'ose dire rempli le contrat sans effets de styles. J'ai un peu regretté certaines descriptions un peu redondandes.

Une lecture agréable, sans plus.

L'avis de Clarabel qui a aimé et m'avait donné envie d'acheter ce livre.

19:00 Publié dans Jeunesse | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : roman, singleton sarah | |  Facebook |

26/10/2008

Ange : Le grand pays ( La legende des tueuses-demon - Tome 1)

*** Caution : la lecture de ce livre peut provoquer ***
*** des dommages typiquement LCA ***




A 11heures, ils demandèrent à Malïn de se suicider. Ils l'amenèrent dans la suite princière et lui laissèrent, selon la tradition, une dague, un bol de breuvage d'épices au miel et une fiole de poison. Puis ils s'inclinèrent et sortirent. Malïn resta seul. Il avait quatorze ans.

Mais un autre destin attend le jeune prince.






Je suis certaine que vous connaissez l'horrible frustration à la lecture de la dernière phrase d'un roman qui vous a passionné. Imaginez cette frustration multipliée par cent due à un suspens de folie qui ne sera résolu que lors de la sortie du prochain tome. C'est exactement ce que j'ai ressenti en refermant Le grand pays, roman qui offert lors de la soirée de rentrée Bragelonne. Nous étions début septembre et le tome 1 n'était même pas encore sorti que je réclamait déjà le 2. J'avais même que j'en ai même rugit de frustration :)

Mais pourquoi ai-je tant aimé ce livre? C'est une question que je me pose depuis un petit moment, et j'ai eu beaucoup de mal à rédiger ce billet. Déjà, la première scène est un choc : pas de longue introduction où il ne se passe pas grand chose mais qui permet à l'auteur (ici les auteurs) de présenter l'univers dans lequel il veut entrainer son lecteur. Cette scène nous projette directement au coeur de la tragédie (ou l'action) puisque Malïn est laissé seul pour décider de quelle manière il préfère mourir, et ensuite exécuter son suicide. Cependant, le palais est frappé par une entité maléfique. Le prince s'enfuit avec une princesse délivrée en chemin, pour ramener une tueuse-démon et ainsi sauver son pays.

C'est un univers riche et cohérent qu'ont réussi à créer Anne et Gérard Guéro. Ce roman initiatique est d'une grande qualité littéraire : la langue est poétique, tout en réussissant le tour de force à projeter constamment le lecteur dans l'action. Au délà de l'histoire qui m'a tenue en haleine tout du long, des personnages auxquels je me suis attachée, j'ai vraiment apprécié lire ces phrases.

Et là, la frustration me reprend parce que je n'arrive pas à retranscrire la moitié du plaisir de cette lecture.
Lisez-le, lisez-le, lisez-le :))

Isil a également aimé même si elle a été gênée par des expressions trop modernes.

21/10/2008

Pierre Erwan Guillaume : Haut les coeurs!

Emma aime Simon. Simon aime Emma. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ils attendent leur premier enfant lorsqu'Emma apprend qu'elle est atteinte d'un cancer. Finalement tout ne va pas aussi bien...


Il s'agit de l'histoire d'un cancer du sein, celui d'Emma. Mais c'est surtout l'histoire de ce couple que forment Emma et Simon. Bien sur cela fait cliché, très love story : ils s'aiment et ensemble, ils se doivent d'être plus forts que ce "foutu" cancer.
C'est également l'histoire d'une grossesse : Emma est enceinte de cinq mois lorsque lors d'un contrôle de routine à la maternité, un kyste est trouvé sur son sein. Le premier médecin consulté préconise immédiatement une interruption de grossesse, mais la future mère ne peut s'y résoudre et veut un second avis. Le deuxième médecin acceptera d'accompagner le couple dans cette grossesse à risque avec pour but de tenir jusqu'au sixième mois, jusque ce que le bébé soit viable. Commencent alors les séances de chimio.

Ecrit effectivement, comme souligné dans le quatrième de couverture, dans une langue d'aujourd'hui, le récit ne m'a pas semblé présenter des qualités littéraires évidentes. Tout est dans la force du récit, dans sa sensibilité et sa justesse (inspiré d'une histoire réelle, ceci expliquant peut-être cela).
Au delà des aiguilles, des poches de chimio et des cathéters ressort tout de même l'espoir. Les protagonistes semblent partagés entre cet espoir indéfectible et une certaine résignation. Je suis ressortie de cette courte lecture optimiste. Je n'ai jamais été triste et c'est peut-être là la principale qualité et surprise.

En recherchant la couverture sur le net, j'ai appris que le livre avait été adapté au cinéma avec Karin Viard et Laurent Lucas dans les rôles principaux.

08/10/2008

Abdelkader Djemaï : Le nez sur la vitre


Dans la lumière blanche d'un matin d'été, un homme prend l'autocar pour aller voir son fils qui ne répond plus à ses lettres. Dans ce voyage intime qui commence dans le Midi et qui le conduira dans une ville bâtie elle aussi au bord d'un fleuve, il se souviendra de son propre père, de la guerre, des paysages de son enfance en Algérie, de la pauvreté et de sa découverte de la mer. Au bout de la route, il retrouvera, derrière la vitre de l'autocar et de son existence, cette part de lui-même faite d'ombres et de silences.




Un homme, un père, un mari, décide de prendre un bus afin de rejoindre un fils qui n'écrit plus depuis longtemps. Durant le voyage, il revient sur sa relation avec ce fils avec qui il n'a pas su, n'a pas pu communiquer. Il repense à sa relation, pourtant si simple, avec son propre père et c'est bientôt toute sa vie qui défile.
Ce récit m'a profondément touchée car il a la justesse de la simplicité. C'est fluide, évident, parfois étranger mais pourtant souvent familier comme le paysage qui défile derrière la vitre lors d'un voyage dans son propre pays. J'ai une tendresse particulière pour les récits de voyages qui sont souvent le support d'introspection. Les mots me touchent alors plus que tout. Peut-être est-ce pour cela que j'aime tellement lire dans les transports.
Ici Abdelkader Djemaï décrit admirablement les relations parents-enfants. Le style de narration utilisé détaché, quasi journalistique avec l'utilisation du passé-simple accentue le recueillement de ce père qui ne comprend plus. Au lieu de tomber dans le mélo, ce style donne une force surprenante au récit.

Il est presque inutile de vous le dire : j'ai aimé et je vous recommande chaudement cette lecture.

Laurence
a autant aimé, Bladelor est cependant plus réservée.

13/09/2008

Julien Almendros : Vue sur la mère


Couverture :
"Je suis né le cordon ombilical autour du cou, un premier bijou qui, déjà, avait l'avantage de n'être pas très onéreux"
Un règlement de comptes entre un fils, le narrateur et sa mère. Toute mère est unique, mais l'espèce recèle des variations infinies : oublieuse, farceuse, voleuse, frondeuse, ou comme dans le cas présent, dévoreuse. C'est en effet dans un espace aérien redoutablement surveillé qu'évolue un narrateur toujours en vaine de trouées, d'escapades et d'échappatoires ; secondé par un père en majorité fragile et un frère en minorité relative.


Mon avis :
Sans Amanda, je n'aurais certainement jamais lu ce court récit/roman de la rentrée 2008. C'est tout à fait le genre de roman que je n'affectionne pas :
- un récit autobiographique ou pas, qui se plait à mélanger les pistes
- un amoncèlement d'anecdotes et scènettes contées comme à l'oral ou presque. L'ordre est moitié chronologique, moitié par sujet (école, copines, pleurs de cette mère...) Julien Almendros s'offre même une mini pièce de théâtre au milieu du récit pour introduire des scènes sur un même sujet, scènes dont il reparlera après en les remettant dans leur contexte.

Et pourtant, et bien j'ai lu ce livre d'une seule traite (aidée il est vrai par son peu de pages, 125 pages, et une insomnie). Derrière tout ce fouillis, le roman a une cohérence. Les anecdotes sont parlantes, L'épilogue n'était peut-être pas nécessaire mais n'est pas gênant.

S'il vous passe entre les mains, je vous recommande de prendre une heure pour le lire, et s'il n'y passe pas, je ne suis pas certaine de vouloir vous recommander cette dépense. Il y a tant d'autres livres à découvrir. Par contre, je vais être curieuse de lire le second roman de cet auteur. Ce sujet personnel ayant été traité, que choisira t il de nous écrire?

L'avis de Laurence du Biblioblog qui a aimé, et celui d'Amanda que je remercie pour le prêt.

08/09/2008

Kate Atkinson : Dans les coulisses du musée

Couverture :
Dès l'instant précis de sa conception, une nuit de 1951, la petite Ruby Lennox a commencé à voir, à comprendre, à sentir. En particulier, elle sait qu'on se serait bien passé d'elle... Et la voilà qui entreprend de nous raconter, avec un humour et une lucidité féroces, dévastateurs, son histoire, celle de ses parents George et Bunty, petits boutiquiers d'York, de ses soeurs, de toute une famille anglaise moyenne - mais assurément pas ordinaire. Mieux encore : Ruby remonte dans le passé. Si bien qu'à l'Angleterre des années cinquante et soixante se mêlent les images de tout le siècle, de deux guerres mondiales qui ont bouleversé des destinées.

Dès sa parution en Angleterre, ce premier roman de Kate Atkinson a été salué comme un chef-d'oeuvre, pour la subtilité de sa construction, la verve irrésistible de son écriture.
Il a obtenu le prix Whitbread 1996, battant au dernier tour Salman Rushdie. En France, la rédaction de Lire l'a élu meilleur livre de l'année.

Mon avis :
J'ai acheté ce livre sur les conseils de Christophe de I love my blender et Chiffonette alors que je cherchais une lecture joyeuse qui ne soit pas de la chick lit.
Bon, autant vous le dire tout de suite, ce livre n'est pas exactement ce que je décrirais comme une lecture joyeuse. De plus si j'avais lu le quatrième de couverture, je ne pense pas que je l'aurais acheté. Et oui, je dois l'avouer, à l'opposé de certaine chanceuse, je n'ai absolument pas de mémoire des noms, et donc une telle histoire à tiroirs avec moultes personnages ne pouvaient que me perdre sans le support d'un film (j'adore par contre les films chorales, mais bien sur je ne me rappelle jamais du nom des personnages!)

Et pourtant, miracle, je n'ai jamais été perdu. Le style de narration semble pourtant partir dans tous les sens (les époques se mélangeant allègrement) et bien que nenni, je savais toujours où j'en étais et ce petit miracle ne rendait ma lecture que plus agréable. Je ne peux même pas dire que je m'étais trop attachée aux personnages. Bien sur, j'ai adoré suivre les aventures de cette famille anglaise, mais certaines époques m'ont tout de même un peu ennuyées (sans cependant gâcher ma lecture).

Kate Aktinson est vraiment une écrivaine époustouflante, car d'un livre qui serait le plus classique possible par son histoire, elle arrive à le transformer en une petite expérience grâce à la narratrice inédite et un mélange d'époques qui ne perd jamais son lectorat.

Une expérience que je vous recommande!

L'avis de Jules (qui n'a pas aimé par contre), Praline (plus modérée), ouf enfin un avis positif du bibliomane, tandis que Papillon est dubitative.
Et ben! Je me sens un peu seule après cette recherche!

01/09/2008

Stephenie Meyer : Breaking dawn

Couverture :
When you loved the one who was killing you, it left you no options. How could you run, how could you fight, when doing so would hurt that beloved one? If your life was all you had to give, how could you not give it? If it was someone you truly loved?

To be irrevocably in love with a vampire is both fantasy and nightmare woven into a dangerously heightened reality for Bella Swan. Pulled in one direction by her intense passion for Edward Cullen, and in another by her profound connection to werewolf Jacob Black, a tumultuous year of temptation, loss, and strife have led her to the ultimate turning point. Her imminent choice to either join the dark but seductive world of immortals or to pursue a fully human life has become the thread from which the fates of two tribes hangs.

Now that Bella has made her decision, a startling chain of unprecedented events is about to unfold with potentially devastating, and unfathomable, consequences. Just when the frayed strands of Bella's life--first discovered in Twilight, then scattered and torn in New Moon and Eclipse--seem ready to heal and knit together, could they be destroyed... forever?

The astonishing, breathlessly anticipated conclusion to the Twilight Saga, Breaking Dawn illuminates the secrets and mysteries of this spellbinding romantic epic that has entranced millions.

Mon avis :
En français et sans spoiler :)
Et voilà, je connais enfin la fin de cette "saga". Pour rappel, un cinquième volume est prévu mais il s'agit du volume un vu par Edward.
Ce quatrième tome réserve quelques surprises même si l'essentiel de l'intrigue reste logique. Un point m'a particulièrement étonné, je l'étais d'ailleurs tellement que j'ai envoyé un sms à Fashion pour vérifier ma bonne compréhension.

Stephenie Meyer fait plusieurs changements de rythmes qui peuvent agacer le lecteur : deux évenements attendus sont traités somme toutes très rapidement, alors que dans le troisième tiers du livre, une attente m'a également semblée interminable. Qu'attendent ils? Désolée pour cela, il faut soit se mettre à l'anglais, soit attendre la sortie française. En plus des changements de rythme, il y a également un changement de narrateur et si cela m'a gêné au départ, j'ai finalement particulièrement aimé cette partie. Stephenie Meyer a même poussé le professionnalisme jusqu'à adapter les titres des chapitres au caractère de ce nouveau narrateur. Totalement en ligne :)

Côté langue, je n'ai pas ressenti de gêne alors que je ne lis jamais en anglais (cela prouvait ma motivation et ma curiosité). Les phrases sont simples et une fois acquéri les termes de vampires, loups-garous, horde...rien ne bloque la compréhension. Bon, j'ai quand même un bon niveau puisque j'utilise courremment l'anglais pour mon travail. J'ai été une seule fois perdue, mais heureusement une équipe de choc à répondu à mes questions.

Les avis de Fashion, Karine et Yueyin (qui n'a toujours pas écrit son billet) que je remercie toutes trois pour leurs discussions animées en marge de ma lecture. Maijo l'a également lu.

20:00 Publié dans Jeunesse | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : meyer stephenie, roman | |  Facebook |