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26/02/2010

Michel Baglin : La balade de l'escargot

9782355930515.jpgComme deux précédents romans de l’auteur, (Lignes de fuite et Un sang d’encre) cette Ballade de l'Escargot est un polar qui mêle la traque et la quête, l’action et la peinture de personnages en rupture de famille, d’amour, de société... Il se déroule en partie dans une sorte de cour des miracles constituée de paumés, de dealers, de squatters, de skins et de prostituées.
Architecte rangé, Clément en vient lui aussi à se « déconnecter » et à se marginaliser à la suite de déboires conjugaux et surtout du viol de sa fille, recluse depuis dans son mutisme. Sans compter qu'une vieille affaire de corruption passive le poursuit sans qu'il en ait vraiment conscience. Livré à une sorte d'errance au volant de son camping-car qui lui sert de coquille d' « escargot », il s'enfonce de déambulations mélancoliques en balades punitives dans les quartiers interlopes de la ville. A la rencontre de la violence, mais aussi de personnages comme Floréal, Mamadou, Rachid, Sandrine, qui lui révèlent le peu de sens de sa propre histoire et la fragilité de ses défenses...

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03/01/2010

Jesse Kellerman : Les visages

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J'ai finalement fini par saturer et ne plus vouloir lire un seul roman jeunesse, surtout que parlerait de vampires. Et oui, depuis l'abandon de ce blog, j'ai beacoup lu (même si cela ne se voit pas ici). Donc je n'en pouvais plus, alors, lorsque monsieur Emeraude m'a conseillé ce polar, je ne savais même pas qu'il avait déjà été lu et apprécié sur la blogosphère car mon google reader présente le même retard que ma PLC (pile de livres à chroniquer).

Ethan Muller, propriétaire d'une gallerie, conseillé par un ami, découvre une série de dessins exceptionnels. L'ensemble des dessins constitue un unique tableau. L'auteur, un locataire disparu des tours Mullers qui appartiennent à son père. L'artiste, Victor Cracks vivait reclus depuis 40 ans. Ethan se prend de passion pour cette oeuvre qu'il ne tarde pas à exposer dans sa galerie. C'est un succès.

Le mystère s'épaissit lorsque un flic à la retraite entraine Ethan sur les traces d'un tueur en série, dont les victimes sont représentées sur des dessins de Cracks.

 

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09/06/2008

Pascal Dessaint : Une pieuvre dans la tête

Couverture :
" Toulouse revue et corrigée par Dessaint ressemble à un conte de fées illustré par Willem. Un commissaire de police parcourt les rues de la ville à la recherche d'un tueur en série, secondé par un inspecteur plus préoccupé par son frère qui croit avoir une pieuvre dans la tête. L'excentricité de l'auteur, son écriture personnelle, son habileté à changer de registre, son monde enchevêtré reculent les frontières de la mollesse ordinaire. "

Mon avis :
En week-end à Toulouse, je suis allée sur les conseils d'autres blogueuses à la librairie L'ombre blanche. C'est effectivement un chouette magasin même si j'ai été un peu déçue par leur accueil. Fidèle à mon habitude de touriste littéraire, j'ai voulu acheter quelques livres dont l'histoire se déroulerait à Toulouse et si possible écrit par un auteur de la région. La libraire m'a regardée avec de gros yeux étonnés, en train visiblement de se dire : pfffff encore une touriste. Et oui, madame et alors! :)
Comme je venais d'acheter L'ombre de Montfort, elle m'a conseillé la lecture d'un des nombreux romans de Pascal Dessaint, et ne m'aida pas plus, quand je lui dis, que je n'étais pas forcément intéressée par un polar.
C'est donc un peu contrainte et forcée (oui oui, je suis d'accord, j'aurais pu ne rien acheter mais que voulez vous la LCA est faible) que j'ai commencée dubitative ce roman attablée à une terrasse d'un café sur la place du Capitole.

Si l'intrigue se déroule effectivement à Toulouse, c'est dans un univers bizarre, tourmenté et un peu "cintré" que nous convie Pascal Dessaint. Je ne suis pas une spécialiste du polar, je serais donc incapable de décrire le type du roman puisqu'on suit tour à tour les différents protagonistes de cette histoire un peu folle : un policier désabusé en pleine crise de couple, un autre policier aussi désabusé dont le frère est fou, le frère fou, et la meurtrière.
Tout ce petit monde se croise et le roman m'a souvent semblé plus une comédie de mœurs (côté marginales) qu'un roman policier. Cependant l'intrigue est là et la fin inexorable.

Je lirais avec curiosité un autre roman de cet auteur, au moins pour savoir s'il est coutumier de ce style.

Ps : je n'ai pas trouvé de critique de ce livre sur les blogs. C'est dommage, j'aurais bien lu un autre avis

20:30 Publié dans Policier | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : dessaint pascal, roman | |  Facebook |

09/03/2008

Paul-François Husson : Crystale

Couverture :
Dans la nuit sans fin du grand nord norvégien, l'auteur du massacre des majorettes peut-il être ce personnage incroyable que hantent les mythes scandinaves ? Ce terrifiant voyage au cœur des paysages glacés impose le plus original des auteurs de thrillers français : Paul-François Husson.

Mon avis :
Comme je l'ai déjà écrit, je ne suis absolument pas une spécialiste des polars, donc c'est avec curiosité que je me suis plongée dans la lecture de Crystale. Et je dois avouer que les 40 premières pages ont été laborieuses. J'étais dubitative par le personnage d'Angèle, photographe envoyée malgré elle dans le grand nord norvégien pour suivre une troupe de majorettes. Angèle m'énervait avec sa phobie du froid et je n'avais pas vraiment envie de suivre plus loin ses aventures.
Et puis il y a eu le premier meurtre, et là le plaisir de lire est subitement apparu. (hum, à votre avis, devrais-je m'interroger sur le plaisir de lire qui apparait juste au moment où une majorette est tuée? :p)

Fini les considérations métaphysiques sur les méfaits du froid (d'ailleurs c'est bien le froid!) et bienvenu dans un jeu de massacre.
Je me suis vite attachée au personnage du policier alcoolique mais perspicace, le nommé Bjorn, même si il est un peu caricatural (enfin cette impression est peut-être du au matraquage publicitaire en cours sur le prochain film de Daniel Auteuil).
Mais tout ceci n'est pas très grave, je suppose qu'à force de lire des policiers, je retrouverais souvent des policiers un peu imbibés...

L'intrigue est passionnante et pendant un moment je me suis interrogée sur l'identité de l'assassin au point de soupirer à chaque fois que je devais interrompre ma lecture. A suivre les pas de Bjorn, j'ai fini par comprendre environ 100 pages avant la fin qui il était mais curieusement (ou heureusement) mon plaisir n'a pas faibli puisque un autre suspens a pris place!

31/01/2008

Tonino Benacquista : La boite noire et autres nouvelles

Couverture :
Un homme tout juste sorti du coma qui reçoit de l'infirmière la transcription de ses secrets les plus enfouis, de son passé le plus perdu. Un jeune homme sur les traces d'un amour passé pour exaucer les dernières volontés de son oncle. Un type, un peu paumé, se souvient du temps où il savait arrêter la pluie. Un mari est prêt à tout pour rencontrer sa maitresse malgré une femme maladivement jalouse. Un journaliste pense réaliser sa meilleure interview et conquérir la femme de sa vie en une soirée. Autant de personnages bien ordinaires, confrontés à des situations extraordinaires, et qui, de petites lâchetés en mensonges minables, se retrouvent fatalement dans une position aussi intenable que réjouissante...

Mon avis :
La boite noire est l'une des 5 nouvelles de ce recueil.
Je n'ai pas vu le film adapté, j'étais donc sans aucun a priori (sauf positif / l'auteur) en commençant cette lecture. L'idée est excellente (le coma permet d'ouvrir la boite noire que représente notre subconscient) et Tonino Benacquista l'a très bien traité. Le format nouvelle permet de ne pas se lasser des errements du héros.

J'ai une tendresse particulière pour La volière, qui représente les quelques grammes de douceurs de ce recueil. Ici un neveu part à la recherche des dernières volontés de son oncle. Cependant, j'ai retrouvé la touche Benacquista de Saga, puisque une touche d'ironie se faufile tout de même.

Une autre nouvelle m'a particulièrement plu : Transfert ou comment un mari amant se transforme petit à petit en mari volage.

Un recueil à lire donc et qui peut être une excellente introduction au genre.

23/01/2008

Patricia Parry : Petits arrangements avec l'infâme


Couverture :
Accusé d'avoir égorgé sa sœur, Khaled Addad, amnésique et halluciné, est amené aux urgences de Toulouse par la gendarmerie. Antoine Le Tellier, le psychiatre qui l'examine, demande son internement. Tandis que la presse bien-pensante fustige aussitôt un islam fanatisé, la jeunesse des banlieues toulousaines commence sérieusement à s'échauffer. C'est alors que Le Tellier découvre que, depuis six mois, Khaled Addad rêve d'une jeune fille autrefois égorgée... D'incompréhensibles indices s'accumulent. Pour comprendre le mal dont souffre son patient, Le Tellier se replonge dans l'histoire du XVIIIe siècle. Y aurait-il un rapport entre la folie de Khaled et l'affaire Calas qui, en 1162, avait soulevé l'indignation de Voltaire ? Le jeune homme est-il coupable, schizophrène, ou tout simplement, comme Jean Calas, victime de l'intolérance et des préjugés ? Pour " écraser l'infâme ", une intellectuelle très médiatique vole au secours de Le Tellier. Ils se trouvent alors pris dans la tourmente d'événements heurtant la raison, où les morts se succèdent et les puissances occultes se déploient... Et si c'était la faute à Voltaire ?

Biographie de l'auteur :
Patricia Parry est médecin psychiatre à Toulouse. Elle est l'auteur d'un premier roman remarqué, L'Ombre de Montfort (Empreinte éditions, 2005). Le présent livre ouvre le cycle des aventures noires du docteur Le Tellier.

Mon avis :
Patricia Parry sait choisir ses héros (comme l'avait déjà souligné Fashion), Antoine Le Tellier a effectivement un véritable potentiel. Et pourtant, il roule en Porsche, ce que personnellement, je n'aime vraiment pas, une Aston Martin est proposée par visiblement pas mal de fan nostalgiques de James Bond ;) mais je verrais bien également une vieille Mustang noire.
Passées ces réflexions hautement philosophiques sur les mérites comparés des conducteurs de Porsche, Aston Martin et Mustang, parlons un peu du livre.

N'étant pas une lectrice habituelle des policiers, j'ai très peu de points de repères, mais j'ai en tous cas été scotchée, happée par cette histoire au bout d'une centaine de pages, sans la possibilité de pouvoir refermer ce livre (même si j'y ai été obligée mon employeur refusant pour l'instant la lecture sur mon lieu de travail!)
Je parle d'une centaine de pages, car durant tout ce laps de temps de lecture, j'avais l'impression bizarre de lire un scénario (à quand l'adaptation? c'est une excellente histoire pour)... Et puis finalement cette impression s'est dissipée et là je n'étais plus (ou plutôt j'étais surtout) une lectrice impatiente de connaitre la suite. Le découpage du livre est d'ailleurs terriblement bien fait pour maintenir le suspens.

C'est une excellente histoire, qui si je l'ai compris fera écho pour tous les habitants autour de Toulouse, mais la méconnaissance des faits historiques ne m'a pas gênée.
J'ai vraiment extrêmement apprécié le parallèle entre le passé et le présent, et le choix de raconter le passé au travers de lettres est judicieux, passionnant et bien plus percutant.
Je ne m'attendais pas du tout à cette fin donc bravo pour m'avoir baladée madame l'auteur. J'étais une victime consentante ;)

La critique d'Amanda est également aujourd'hui en ligne :)
Et surtout, Patricia Parry tient un blog dont je vous recommande chaudement la lecture.

26/12/2007

Christopher Moore : Le lézard lubrique de Melancholy Cove

Couverture :
Il se passe quelque chose dans la morne station balnéaire de Melancholy Cove. On y trouve, pour un cocktail détonant, un flic qui se console de l'être en tirant sur des joints, une schizophrène ex-actrice de films de série Z postapocalyptiques réfugiée dans une caravane, un joueur de blues poursuivi par un monstre marin dont il a tué le petit quarante années plus tôt, une psy qui ne donne plus à ses malades que des, placebos, un pharmacien lubrique ne rêvant que d'accouplements avec des dauphins, une femme qui se pend, des gens qui disparaissent... Une seule certitude : tous ont la libido qui explose. Tous sans le savoir sont sous le signe du lézard...

Mon avis :
N'oubliez pas votre pop-corn! :)
Cela pourrait être l'attaque des tomates géantes, il s'agit de l'attaque du lézard lubrique. Attention ne vous trompez pas cependant, il s'agit d'un excellent livre, très bien écrit. Christopher Moore s'amuse à détourner avec humour les codes des films de serie Z pour un roman. Tour à tour on suit les pensées de multitudes de personnages : du monstre marin à l'ex-actrice de série Z en passant par la psychiatre jusqu'à un chien.
C'est réjouissant, parfois hilarant, jamais vulgaire (malgré la libido explosive des personnages).

A lire d'urgence pour commencer l'année de bonne-humeur!

Merci Fashion pour cet excellent conseil et merci Stéphane pour le prêt.

12/09/2007

Daniel Rocher : Le voyage de Monsieur Raminet

 

Couverture :
Monsieur Raminet - pussy -, soixante-six ans aux prunes, tout juste retraité de droit, passe le permis, s'achète une voiture et, ni une ni deux, se précipite - à 90 km/h - vers Saint-Malo. En chemin il embarque la pétulante Jane, auto-stoppeuse partie des États-Unis pour découvrir le monde et, accessoirement, la vie. Entre Monsieur Raminet, sorte de monsieur Hulot lunaire, et la jeune Américaine au franc parler, le road movie aborde l
Bretagne entre cocasserie et tendresse pour un roman unique en son genre, aux figures inoubliables. Un livre qui fait du bien

Mon avis :
Il y a des livres comme cela : le sujet plait, les personnages plaisent (ils sont attachants à souhaits!) et pourtant le style de l'auteur déplait et tout est un peu gaché. Je dois dire que durant 100 pages, j'ai eu grandement peur que cela soit le cas avec ce roman. Le style utilisé : narration indirecte avec une petite dose d'ironie me rappelait un peu David Foenkinos, et me semblait totalement incongru / sujet.
Et puis brusquement aux alentours de la centième page, j'ai aimé. J'ai l'impression que le style a un tout petit peu changé, l'histoire un peu plus philosophique a certainement aidé (les personnages échangeaient beaucoup sur la vie), et puis Monsieur Raminet et Jane étaient de plus en plus attachants. J'étais devenue curieuse de connaître la suite, et ne voulait plus lacher mon livre avant de le savoir (malheureusement on ne fait pas toujours ce qu'on veut!).

 

25/08/2007

Christian Lehmann : Une question de confiance


Couverture :
Le docteur Laurent Scheller a exercé la médecine. Dans une autre vie. Aujourd'hui il est Laurent Scheller, médecin des médias, ancien animateur de l'émission santé-public et romancier à succès.
Lorsque, un jour, son téléphone sonne et qu'il finit par reconnaître la voix affolée de Béatrice Salvaing, il se retrouve transporté dix ans en arrière, à l'époque où Thierry Salvaing et lui étaient étudiants. Contrairement à lui, Thierry a poursuivi une carrière de généraliste dévoué à ses malades. Or le voilà accusé d'avoir euthanasié une patiente et placé en détention. Désemparée, son épouse se retourne vers leur ancien ami dans l'espoir qu'il puisse alerter la presse.
Salvaing est-il coupable ? En acceptant de l'aider, le docteur Scheller va mettre au jour des vérités qui ne plairont pas à tout le monde. A commencer par lui.
Par l'ampleur des questions qu'il soulève et la richesse de ses rebondissements, ce livre coup de poing est une brillante illustration du talent de Christian Lehmann.

Mon avis :
Encore merci les découvertes Livres échanges!!! J'ai laissé trainé un petit moment ce livre dans ma PAL. L'envie me titillait de l'ouvrir pour changer de style mais pas plus. Finalement, le livre étant petit, je l'ai glissé comme secours dans mon sac avant hier. Avec raison, une fois commencé je n'ai pas pu le lacher, au grand désespoir du cafetier chez qui j'ai squaté :) Je pensais lire un policier. Point du tout!
C'est une tranche de vie du docteur Laurent Scheller, ex médecin chouchou des médias. Laurent se retrouve à défendre l'un de ses anciens amis qui lui a continué d'exercer la profession de médecin généraliste. Alors que celui-ci est en prison, il le remplace et redécouvre le plaisir de la médecine. Mais cette expérience agit comme un miroir déformant et au travers de cette expérience Laurent va découvrir ce qu'il est vraiment devenu. L'histoire de l'euthanasie est presque anecdotique, c'est l'évolution de Laurent qu'il m'a tant plu de lire. Sa personnalité se dévoile au fil des pages.