01.05.2009

Delphine de Vigan : No et moi

no et moi.jpgcoeurpetit.jpgLou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Enfant précoce et fantaisiste, elle rencontre un jour, à la gare d'Austerlitz, No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu'elle. Elle décide alors de sauver No, de lui donner un toit et une famille et se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Roman d'apprentissage, No et moi est un rêve d'adolescence soumis à l'épreuve du réel. Un regard d'enfant précoce, naïf et lucide sur la misère du monde, un regard sur ce qui nous porte et la part de poésie qui nous manque.

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01.04.2009

Jenny Downham : Je veux vivre

je veux vivre.jpgTessa a 16 ans. Elle a décidé de vivre. Il y a urgence : elle sait qu'elle va mourir. Et elle sait tout ce qu'elle veut faire avant. Conduire une voiture, dire oui à tout pendant une journée, faire l'amour, fumer des joints, devenir célèbre, réconcilier ses parents séparés... Le compte à rebours commence : Tessa enchaîne les 400 coups avec sa meilleure amie Zoé, rend son père fou d'inquiétude et... tombe amoureuse. Avec Adam, elle découvre la douceur, le véritable amour.

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31.12.2008

Georges Flipo : Qui comme Ullysse

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Je l’ai déjà écrit ici : j’aime les récits de voyages. Peut-être cela vient il de ma conception du voyage , qui est de prendre son temps, visiter mais aussi savoir se perdre pour être surpris au détour d’une route ou d’une rue. C’est également s’assoir à une terrasse ou sur un banc pour lire ou pas simplement regarder les gens passer. Cela vaut tout les dépaysements. C’est aussi comme cela, qu’à une ville, j’associe souvent des lectures.

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29.12.2008

Charles Dickens : De grandes espérances

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Pip est un jeune garçon rêveur et sensible. Élevé par une soeur revêche et un beau-frère d'une nature excellente mais tenu sous la coupe de cette maîtresse femme, il aime à traîner au cimetière où sont enterrés ses parents. Les pierres tombales, bien évidemment, ajoutent à l'atmosphère lugubre de l'Angleterre dépeinte par Dickens, toile de fond au récit de l'ascension sociale de Pip.

Enfant, avant même qu'un héritage inattendu éveille en lui "de grandes espérances", il voit le monde à travers le filtre étrange de son imagination qui frise parfois le surnaturel et le prédispose à la rencontre avec deux êtres qui vont transformer sa vie : un forçat évadé, figure qui reparaîtra de manière récurrente, et Miss Havisham, vieille folle qui n'a de cesse, pour venger sa jeunesse bafouée, d'exhorter Estella à briser le coeur de toute la gent masculine. C'est chez elle, dans une demeure au temps assassiné, qu'il fera l'apprentissage des bassesses de la nature humaine.

J'ai eu la mauvaise idée (aie pas taper Fashion) de vouloir lire La foire aux vanités en début d'année dans le cadre du Fashion Klassik challenge. Le livre fait 1100 pages et j'ai abandonné au bout de 300. 300 pages d'ennui total, en fait j'ai tenu pour le challenge sinon j'aurais abandonné au bout de 50 pages. Désolée, mais le style m'a semblé tellement soporifique que l'intérêt de l'histoire n'a pas réussi à me convaincre de continuer.

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20.11.2008

Jean-Philippe Blondel : Juke-Box

J'ai encore rêvé d'elle, La Bombe humaine, Week-End à Rome... Comme ces couples qui parlent de " leur chanson ", Yoann pourrait dire de tous ces tubes qu'ils sont les siens. Ce ne sont pas forcément ses préférés, mais à quarante ans ces airs émergent de sa vie accidentée comme autant de notes échouées. L'enfance, les tourments de l'adolescence, les premières amours, et puis le deuil, imprévu, violent, tragique. Une existence à reconstruire avant même d'avoir commencé. Pendant des années, Yoann va chercher l'apaisement qui lui permettra enfin de réécouter le disque de sa vie.

Notre mémoire est musicale, j'en suis certaine. Si des évènements mondiaux font partie de notre mémoire commune (qui ne se souvient pas où il était le 11 septembre 2001?), ce sont les chansons pour la plupart d'entre nous qui rythment notre vie, parce qu'elles sont partout et qu'il est difficile de passer à côté du tube de l'été, du dernier X... (à moins bien sur de vivre sans radio, sans sortir dans les lieux publics, toute affirmation de ce genre est évidemment sujette à exception).

Et dans ce livre, Jean-Philippe Blondel utilise propose l'introspection de son personnage Yoann au travers de la bande-son de sa vie. C'est astucieux car cela interpelle encore plus le lecteur, cela l'implique. Et oui, comme Amanda par exemple, je n'ai pas pu m'empêcher également de suivre les mêmes questions que Yoann, de chercher quels morceaux composaient ma vie et comme Yoann où elle allait, parce qu'on repense au passé pour mieux appréhender l'avenir.

Jean-Philippe Blondel est un auteur du quotidien, mais dans ce que cela représente de plus grand (pour moi, c'est un compliment, qu'on se comprenne!). Loin des effets de styles pompeux, il nous entraine dans des hisotires qui pourraient être les notres. Si jamais ses livres lui servent d'introspection, il entraîne son lecteur avec lui et ce n'est jamais montré, ce n'est jamais mielleux ou pleurnichard. C'est parfois grâve, souvent léger. Ses personnages se laissent entrainer dans le tourbillon de la vie, comme nous. Parce qu'on ne peut rien y faire. Et c'est cette qualité, qui me fait tellement aimer cet auteur.

Les avis de Laurence, Papillon, Tamara, Florinette, Laure, Marie, In Cold Blog et Amanda.

N'oubliez pas de passer demain, une surprise vous attendra :)

18.11.2008

Stephan Zweig : Le voyage dans le passe




Le voyage dans le passé est l'histoire des retrouvailles au goût amer entre un homme et une femme qui se sont aimés et qui croient s'aimer encore. Louis, jeune homme pauvre mû par une " volonté fanatique " tombe amoureux de la femme de son riche bienfaiteur, mais il est envoyé quelques mois au Mexique pour une mission de confiance. La Grande Guerre éclate. Ils ne se reverront que neuf ans plus tard.







Au travers de cette nouvelle inédite (elle n'avait jamais été traduite en Français), Stephan Zweig décrit admirablement (mais est ce étonnant après avoir lu Lettre d'une inconnue?) les prémices de l'amour, son expression, son déclin ou plutôt son hibernation et son retour. Les mots sont évidents et pourtant magnifiques, j'ai eu envie de recopier le texte en entier. Rarement j'avais été aussi touchée par des mots aussi simples et aussi bien assemblés. Quiconque a été amoureux une fois dans sa vie, a ressenti le lent émerveillement devant l'autre qui devient presque une extension de soi, ne peut qu'être touché.
C'est un travail d'orfèvre dont la principale qualité est certaiment de sembler aussi évident, aussi simple (je sais je me repète, mais les mots me manquent).

Un extrait (et j'ai réussi à ne pas vous recopier tout le livre!)
"Ce n'était pas lui qui l'avait attirée à lui, ni elle à elle, ils étaient tombés dans les bras l'un de l'autre, comme emportés ensemble par une tempête, l'un avec l'autre, l'un dans l'autre plongeant dans un inconnu sans fond, dans lequel sombrer était un évanouissement à la fois suave et brûlant - un sentiment trop longtemps endigué se déchargea, enflammé par le magnétisme du hasard, en une seule seconde. Et ce n'est que peu à peu , lorsque leurs lèvres collées se détachèrent..."

L'avis d'Emeraude que je remercie grandement pour ce prêt.

PS : Grasset propose une édition bilingue et magnifiquement protégée par une sous-couverture à la photo qui nous plonge déjà dans l'histoire.

08.11.2008

Nathalie Rheims : Le chemin des sortilèges



Un jour, il est parti. Lui qui l’avait vue naître et accompagnée depuis toujours, il s’est retiré dans la solitude. Dix ans plus tard, elle retrouve sa trace et le rejoint pour comprendre ce qui s’est passé. Dans une maison aux apparences trompeuses commence un huis clos où les cauchemars se confondent avec le réel. Les souvenirs ressurgissent à travers les contes de fées qu’une main invisible dépose chaque soir à son chevet.



En refermant ce livre, j'ai eu une drôle d'impression : c'est le genre de lecture que j'appelle Blanche. La lecture ne m'a pas parue désagréable, j'ai même passé un bon moment, mais au total, je n'en garderais pas grand chose. Pourtant, l'idée de départ était intéressante : au travers des contes de fées, l'héroïne revient sur son passé et réussi à enfin le comprendre et l'accepter. L'ambiance décrite se veut tour à tour pesante, mystérieuse. Malheureusement Nathalie Rheims ne réussit pas totalement à transformer cette idée en essai gagnant. Les ficelles sont quelques fois beaucoup trop faciles pour me satisfaire : la fin était trop prévisible entre cette femme qui s'occupe de la maison et surtout Lui.
Cette lecture peut certainement plaire, mais je pense qu'il risque surtout de déclencher plus d'avis tranchés négatifs que positifs. C'est très introspectif, l'utilisation des contes de fées est mal exploitée à la réflexion, même si sur lors de la lecture je me suis laissée facilement portée.

Une lecture que je ne regrette pas mais qui ne m'aura pas laissée grand-chose.
Merci à Chez les filles ainsi qu'aux éditions Léo Scheer de me l'avoir fait parvenir!

Heureusement Karine:) a aimé, Leiloona, Clarabel, Lucie, Saxaoul et Malice l'ont également lu.


03.11.2008

Stephan Zweig : Lettre d'une inconnue




Un écrivain à succès reçoit un jour une lettre bien mystérieuse. Pas de destinataire, aucune indication de sa provenance. Il ouvre l'enveloppe et commence à lire et découvre qu'il s'agît d'une lettre dont il ne se souvient pas. Il s'agît d'une révélation d'un secret. Celui d'un amour fou d'une femme qui a aimé l'écrivain depuis ses treize ans, l'a aimé toujours en silence. Elle l'a connu alors qu'elle n'était encore qu'adolescente, et n'a immédiatement vécu que par lui, qui ne s'est jamais rendu compte d'elle.



Il y a presque une éternité (en fait bientôt une année), j'ai relevé le défi Fashion Klassik list. J'avais immédiatement lu Lettre d'une inconnue qui fut ma première rencontre avec cet auteur. La première fois que j'ai entendu parler de Stephan Zweig, ce fut pour écouter un collègue simplement dire que c'était un auteur dont il fallait un livre sur sa table de nuit pour attendrir les femmes. Cela vous donne malheureusement une bonne représentation de l'utilisation de la littérature pour certains de mes collègues... Passons...
Cet après-midi en lisant la nouvelle inédite qui vient de paraitre (merci Emeraude pour le prêt), je me suis rappelée que mon billet sur Lettre d'une inconnue était toujours à l'état de brouillon.
Finalement mon collègue avait peut-être raison, Stephan Zweig est certainement un romancier pour femmes mais dans tout ce qu'il y a de meilleur et de plus beau. Cette nouvelle par son sujet et son traitement est une petite merveille de pudeur. Les mots sont finement choisis et le récit qui en résulte m'a bouleversée.

A lire si ce n'est pas encore fait.

Malheureusement, la suite de mes lectures pour le défi n'a pas été aussi émouvant. Affaire à suivre...

01.11.2008

Marie Ann Shaffer et Anne Barrows : Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates


Janvier 1946, l'Angleterre se relève péniblement de la guerre. Juliet a réussi l'impossible en faisant rire les anglais de la guerre. En tournée de promotion, elle se demande quel pourrait être le thème de son prochain roman. Elle reçoit une lettre d'un habitant de Guernesey qui a racheté l'un de ses livres et a ainsi trouvé son adresse. Au fil de leur correspondance, elle découvre le cercle littéraires des amateurs d'épluchures de patates de Guernesey
(île anglo-normande non épargnée par la guerre).




Tamara
se posait la question : comment un roman épistolaire peut-il nous faire tant aimer ses personnages? Franchement je ne sais pas plus mais je suis autant sous le charme. Peut-être est ce parce qu'alors le lecteur pénètre au cœur de l'intimité des personnages. Les styles de chaque épistolier est différent. Ce qui fait le charme de chacun (ou presque) est indubitablement l'amour de la lecture, l'amour des livres.
Quand par exemple Juliet se demande si les livres n'ont pas un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal. Ou lorsque Isola se morégrine d'aimer plus les héros de romans (Darcy est cité bien sur dans le roman) que les hommes de chair et de sang. A propos de Darcy, j'ai adoré la réaction de cette nouvelle lectrice, prête à gronder ses amis de ne pas lui avoir fait découvrir plutôt (enfin une histoire d'amour sans homme déséquilibré et sans cimetière).

Si Juliet est au centre de l'histoire car c'est sa correspondance que nous suivons tout au long du roman, il y a juste en philigramme derrière elle Elizabeth qui avait eu la présence d'esprit de créer le club lors de l'invasion des allemands. Les deux sont attachantes, et j'aurais adoré les emmener à la rencontre du club des théières d'aujourd'hui. Le problème est peut-être que j'aurais pris également sans hésiter Dawsey, le timide si à l'écoute des autres, fan de Charles Lamb (qu'il va falloir que je lise), Isola la liseuse de bosses de crane, Ebe et son petit-fils Eli et je n'aurais pas non plus hésité à inviter tous les autres.

A sa lecture, je n'ai pas pu évidemment ne pas penser à 84, charing cross road. Il y a du Helen Hanff dans Juliet Ashton. J'ai retrouvé le même amour des livres, la même verve littéraire.

Bon les filles, et si nous délocalisions l'une de nos réunions à Guernesey?

Les avis unanimes de : Tamara, Fashion, Emjy, Karine:), Sassenach, Caro[line], Uncoindeblog.

21.10.2008

Pierre Erwan Guillaume : Haut les coeurs!

Emma aime Simon. Simon aime Emma. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ils attendent leur premier enfant lorsqu'Emma apprend qu'elle est atteinte d'un cancer. Finalement tout ne va pas aussi bien...


Il s'agit de l'histoire d'un cancer du sein, celui d'Emma. Mais c'est surtout l'histoire de ce couple que forment Emma et Simon. Bien sur cela fait cliché, très love story : ils s'aiment et ensemble, ils se doivent d'être plus forts que ce "foutu" cancer.
C'est également l'histoire d'une grossesse : Emma est enceinte de cinq mois lorsque lors d'un contrôle de routine à la maternité, un kyste est trouvé sur son sein. Le premier médecin consulté préconise immédiatement une interruption de grossesse, mais la future mère ne peut s'y résoudre et veut un second avis. Le deuxième médecin acceptera d'accompagner le couple dans cette grossesse à risque avec pour but de tenir jusqu'au sixième mois, jusque ce que le bébé soit viable. Commencent alors les séances de chimio.

Ecrit effectivement, comme souligné dans le quatrième de couverture, dans une langue d'aujourd'hui, le récit ne m'a pas semblé présenter des qualités littéraires évidentes. Tout est dans la force du récit, dans sa sensibilité et sa justesse (inspiré d'une histoire réelle, ceci expliquant peut-être cela).
Au delà des aiguilles, des poches de chimio et des cathéters ressort tout de même l'espoir. Les protagonistes semblent partagés entre cet espoir indéfectible et une certaine résignation. Je suis ressortie de cette courte lecture optimiste. Je n'ai jamais été triste et c'est peut-être là la principale qualité et surprise.

En recherchant la couverture sur le net, j'ai appris que le livre avait été adapté au cinéma avec Karin Viard et Laurent Lucas dans les rôles principaux.

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