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14/12/2007

Exposition : Design contre Design au Grand Palais

Présentation (mais vous pouvez aussi passer) :
(extrait du site dédié du Grand Palais)
Depuis les années soixante et le choc post-moderne des années quatre-vingt le mot « design » est en crise. Chacun y voit ce qu’il veut et ce mot longtemps interdit dans le langage institutionnel en France connaît une telle inflation qu’il est devenu synonyme de « bien dessiné » voire « d’objet tendance ».
Présenter deux siècles de design ne peut se faire qu’en effectuant des choix. Plutôt que de raconter une histoire, aujourd’hui trop longue et trop dense, Design contre Design préfère opérer des raccourcis à travers le temps afin de susciter des images et d’évoquer des histoires. Rapprocher les époques et confronter les objets se fera selon trois critères :
les formes : la droite et la géométrie, la courbe, les formes inspirées de l’organique, et enfin la négation de la forme qui peut aller jusqu’à l’informe ;
les styles : célébrés ou honnis, il est difficile d’échapper aux styles, à l’histoire, à l’ornement, aux sources ; les références cultivées et insolentes font aujourd’hui un retour en force ;
environnements : le végétal, l’animal, le minéral, le corps humain sont des sources d’inspiration pour les créateurs ; même l’objet est récupéré pour donner naissance à de nouveaux objets. L’architecture joue ici double jeu. Certains meubles sont de mini-architectures, d’autres peuvent créer des volumes nouveaux : lits clos, coques, habitacles.
Trois œuvres majeures marquent chaque galerie : un banc Iceberg de Zaha Hadid, une chambre « utérus » de l’Atelier Van Lieshout et un « paysage fantastique » de Verner Panton.

Mon avis :
S'il reste encore du monde après cette entrée en matière :)
Lorsqu'en septembre, j'ai entendu parler de cette exposition, j'ai immédiatement dit "je veux y aller!", même et surtout si je ne connais rien du tout au sujet.
Suivant, le bon principe, "j'ai le temps...", ce n'est que la semaine dernière que j'ai enfin vu cette exposition.
Entre tant, j'ai pu entendre et lire des commentaires qui m'ont un peu refroidie : la plupart des commentaires déconseillaient aux néohpytes complets (donc moi) sans avoir préparé un minimum.
Des remarques sans surprise, les responsables du grand Palais, ayant la plus que mauvaise habitude de proposer régulièrement des expositions de spécialistes pour spécialistes. Je prends toujours pour exemple l'exposition des Boudhas (certainement superbe), mais sans explication détaillée, ce n'était que des jolies sculptures.

Donc prévenue mais tout de même motivées, nous sommes parties gaiement à trois, visiter cette fameuse exposition.

Première constatation, effectivement les commentaires étaient en partie justifiés, puisque pour les explications, il faudra repasser. La présentation des meubles est plus que succincte et manque cruellement de positionnement : une date, un auteur, un nom n'explique pas au minimum dans quel courant se situe l'auteur.
Certaines pièces auraient vraiment mérité du détail : est ce des séries limitées ou pas, courant du design dont fait partie le meuble, et même (mais là c'est certainement ma formation qui parle), comment est on passé de l'idée au meuble, est ce que le meuble a été "copié" à plus grande échelle?.... J'avoue que pour certaines pièces, j'ai passé plus de temps à saisir comme tout cela tenait, qu'à les admirer.

Cependant, passé cette petite déception, j'ai vraiment aimé l'exposition. Le parti pris de présenter les meubles par thème, est vraiment réussi : cela commence par les différentes formes géométriques (courbes, cercle, carré...) pour finir par l'architecture en passant par l'imaginaire (dont des meubles d'inspiration tribale (on se croyait presque au musée du quai Branly)), la déstructuration des formes, le corps ou l'animal et le végétal.


Ma salle préférée est sans aucun doute la première (peut-être également car la plus "classique"). J'ai été frappée par certaines pièces du 19ème et pourtant semblant sortir d'un magasin Habitat, comme ce buffet de Edward William Godwin, daté entre 1863-1867.

L'oeuvre majeure de la salle, un banc Iceberg de Zaha Hadid, 2003 (Bois laminé, micro-feuilles d’aluminium) m'a également marquée et j'aimerais voir un mobilier urbain s'en inspirant :)

Une exposition à voir!

Merci Zag pour les scans de préparation (et pour le compte rendu de l'expo sur son blog :)

Informations pratiques :
Dates : du 26 septembre 2007 au 7 janvier 2008
Lieu : Galeries nationales du Grand Palais 75008 Paris
Entrée square Jean Perrin
Accès : M° Franklin-Roosevelt ou Champs-Élysées Clemenceau.
Horaires : Tous les jours, sauf les mardis. De 10 à 20h et les mercredis et vendredis de 10 à 22h
A partir du 10 novembre, nocturne supplémentaire les samedis et dimanches jusqu'à 22h

 

10/11/2007

Exposition : Musée Maillol : Allemagne les années noires



Présentation :
Le musée Maillol propose une exposition essentielle de la production artistique allemande qui surgit dans le contexte des horreurs de 14-18 et de la crise socio-économique qui s'ensuivit durant l'entre-deux-guerres. Véritable matrice d'un mouvement d'avant-garde politiquement engagé, l'Allemagne des années noires donnera naissance à de grands maîtres tels que Georg Grosz, Otto Dix et John Heartfield. Un rendez-vous à ne pas manquer.
(source : Evene.fr)

Du 31 octobre 07 au 4 février 08.
Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 11h à 18h. Prix du billet : 8 euros (Permet l'accès aux collections permanentes du musée), billets à 6 euros pour les adhérents Fnac

Mon avis :
Il y a des jours comme cela où vous vous demandez ce qu'il vous a pris d'accepter sans en avoir jamais entendu parler d'aller voir une exposition, juste sur un titre : L'Allemagne les années 30 (en fait, il s'agit de l'Allemagne les années noires, mais atteinte d'une surdité précoce (l'age ne m'améliore pas!), j'avais simplement mal compris.)
Et puis en regardant Pariscope pour trouver l'adresse du musée, je suis tombée sur l'affiche de l'exposition : Arghhhh mais elle est malade, pensais je immédiatement de la personne qui m'avait proposé cette sortie. Oh et puis, trop tard pour annuler... Donc le lendemain par un merveilleux soleil automnale, j'attendais sagement à l'entrée du musée Maillol de voir des tableaux d'hommes en masques à gaz.

Bon, inutile de vous mentir, c'est loin d'être amusant, et si tous les tableaux ne sont pas lugubres, aucun n'est joyeux. Le but des peintres allemands dont les oeuvres sont présentées est justement de dénoncer l'horreur de la guerre et d'éviter que celle-ci soit récupérée comme un mythe guerrier.

L'un des principaux peintre de l'exposition est Otto Dix (1901-1961) et j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce peintre que je découvrais.
On peut admirer au début sa série de 50 gravures de 1924 intitulée "la guerre" qui décrit en détail le pouvoir de destruction de la guerre : squellettes, paysages lunaires, corps déchiquetés...
De cette série, je retiendrais surtout une image ou plutôt une silhouette de fou qui m'a fait penser à celle d'un enfant.
Dans la même salle, j'ai été frappée par un tableau représentant un mort qui semble endormi tel le dormeur du Val de Rimbaud, seule la position de sa jambe trahit son état.

Otto Dix a envoyé durant la guerre des cartes postales dessinées à son amie Helen Jacob. Celles-ci rsont un véritable témoignage de la vie quotidienne au front alternant la représentation des tranchées, les portraits de ses camarades ou des scènes ordinaires de la vie de soldat.

Je garderais également en mémoire l'un de ses autoportrait de 1916, dont les yeux sont cachés (paupières baissées ou volonté de ne pas les dessiner?), portrait en noir et blanc de pierre noire sur papier.

Au deuxième étage de l'exposition, on retrouve une autre époque, après la dénonciation de la guerre et le témoignage de son horreur, les artistes se sont attaqués à la république de Weimar, l'absolue pauvreté de nombreux allemands, la place des mutilés... Toute une sensation de laideur qui s'est alors abattue sur le monde.

En plus d'Otto Dix, on retrouve de nombreux peintres dont Max Beckmann, Jakob Steinhardt, George Grosz, Walter Gramatté,Ludwig Meidner, Conrad Felixmüller...

A voir!

22/10/2007

Musique : Joy Division

Dans le cadre du cross-over du Golb, voici une critique à caractère musical.

J'ai longtemps hésité avant de choisir le sujet de cette critique :
- parler de l'actualité musicale? : le dernier album de Manu Chao (qui est finalement sans surprise mais agréable à écouter), Ronan Luce (écouté suite à un billet de Tamara et aimé également),
- parler d'un des groupes que j'aime? : dans le désordre et liste non exhaustive : les Pixies et surtout Where is my mind (que Fishturn vient d'ailleurs d'utiliser dans une série de billets troublants), Aston Villa (en plus le « 7 juin 2008 » approche), Dyonisos (fabuleux en concert!), les Wampas; , les White stripes, Radiohead, Stereophonics
- parler de ma découverte du « rock des années 70 », ignorance abyssale de cette époque que je comble peu à peu depuis un ou deux ans avec comme dernières écoutes en boucle : Led Zeppelin ou David Bowie (Ziggy).
Pour ma mère le rock s'est arrêté dans les années 60, donc je connais tous les classiques - et suis fière d'avoir vu Chuck Berry en concert! – ma démarche rock n'a repris qu'à la fin des années 80, une fois ma crise enfantine avec Chantal Goya finie :) D'où ce trou dans ma culture!

Et puis, le sujet s'est imposé de lui-même grâce au film Control : Joy division. Je connaissais un tout petit peu Joy Division grâce à l'excellente émission l'odyssée du rock de Oui Fm. Deux titres en fait : Atmosphère et Love will tear us apart.

Joy Division est une comète de la new wave anglaise puisque formé en 1977, il sera dissout 3 ans plus tard à la mort de son chanteur Ian Curtis. Ian Curtis s'est en effet donné la mort.

Au début, la musique paraît très froide, presque mécanique. C'est dans la profondeur des textes qu'il faut aller puiser la grâce. J'avoue que sans le film Control, je serais d'ailleurs passée à côté. Je trouve la voix de Ian Curtis habitée, impression renforcée par son regard lors des photos des rares concerts du groupe.



Pour Love will tear us apart, je suis surtout sensible aux paroles que voici et qui traite de la fin d'un amour :

Love Will Tear Us Apart
When routine bites hard
And ambitions are low
And resentment rides high
But emotions won't grow
And we're changing our ways
Taking different roads
Love, love will tear us apart again

Why is this bedroom so cold?
You turned away on your side
Is my timing that flawed?
Am I feeling surprised?
(or - our respect runs so dry)
Yet there's still this appeal
That we've kept through our lives
Love, love will tear it apart again

You cry out in your sleep
All my feelings exposed
And there's a taste in my mouth
As despiration takes hold
Yet, that something's so good
Just can't function no more, when
Love, love will tear us apart again

Pour Atmosphere c'est plutôt la musique qui me "parle" et le son de la voix de Ian Curtis (ici d'ailleurs les paroles sont beaucoup plus simples mais tout aussi prenantes, c'est ici)



Vous pouvez écouter les titres de Joy Division sur Deezer.