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18/08/2008

Made in London

Prévu depuis mai par la grâce d'une promo SNCF, Fashion, Caroline, Yueyin et moi-même sommes allées dévaliser Londres en ce samedi d'août.
Dès 7h du matin, les courageux voyageurs de notre wagon ont pu nous entendre parler des mérites comparés de la sexytude des héros de la littérature.
Alors que Fashion vous a très bien détaillé nos achats (nous sommes des LCA et l'assumons malgré la hauteur de nos PAL, sauf Caroline bien sur (mais comment fait elle?), je pourrais vous dire que vous avez manqué :
- des rires
- des soupirs sur Colin, Mathew, Jeffrey et Vigo (mais pourquoi n'êtiez vous pas à la gare comme prévu?!!!?)
- encore des rires
- des sacs trop lourds de livres, dvds ou de cheesecakes
- deux bières, 1 jus de Cramberry et une eau gazeuse (version anglaise de la San Pelligrino)
- un match de Rugby dans un pub (et pas une trace des jeux olympiques)
- la description d'un homme, un vrai
- toujours des rires
- quelques minutes de sommeil à l'aller
- un petit déjeuner anglais avec beans, saucisse et toasts
- des crèpes pour le déjeuner
- un regret pour un coffret d'adaptation Jane austen alors que j'avais déjà acheté 2 des 3 dvds
- des exclamations devant des chefs d'oeuvres
- des exclamations devant des affiches
- des lunettes de soleil
- des rires sur les mérites comparés des galipettes chez J'ai lu pour elle
- l'évocation de fous rires au cinéma
- des livres en anglais et même des paranormal romances
- des muscles utiles
- Jane Austen, Colin et les autres

Une superbe journée, à recommencer :)

23/04/2008

Petite pause

Blog en pause, je m'envole dans cette belle ville rose pour le week-end.


15/02/2008

Exposition : Boubat à la maison Européenne de la photographie


Présentation :
'Correspondant de paix', selon l'expression de Prévert, Edouard Boubat est une des grandes figures de la photographie humaniste française. De 1946 à 1999, il a, en reporter, parcouru la France puis le monde, saisissant de fugitifs instants de bonheur. Son oeuvre, libre de toute tension douloureuse, est une célébration de la vie, pleine de poésie, de pureté et de tendresse. Ce 'poète vivant dans un monde dont il avait la clé' (Raymond Grosset) avait coutume de dire : 'Photographier, c'est exprimer une gratitude'.
L' exposition rétrospective présente une sélection de plus de 150 tirages, de sa première image - La Petite Fille aux feuilles mortes - aux derniers photogrammes en passant par les photographies de quelques-uns des pays qu'il a parcourus.

Mon avis :
"Correspondant de Paix", Prévert a su en 3 mots retranscrire parfaitement l'impression donnée par le travail d'Edouard Boubat.
Cela commence par cette Petite fille aux feuilles mortes, Paris 1946. Ou comment en une seule photo saisir la grâce de l'enfance artiste. Sa mélancolie peut-être également avec une tête légèrement penchée. Et cette queue de feuille qui traine délicatement par terre...


En 1947, Edouard Boubat tombe amoureux de Lella, une amie de sa soeur. Il l'épouse et la photographie, certainement ébloui par sa grâce, sa féminité farouche.
Plusieurs photos de Lella sont exposées, et pourtant sur aucune, elle ne sourit. Drôle de début pour ce photographe du bonheur, qui semble au travers de son objectif tenter d'apprivoiser cette jeune-femme. (commentaire totalement subjectif et absolument pas documenté des deux midinettes qui visitaient cette exposition).


Grâce à son travail de photo reporter, Boubat a parcouru le monde. Égypte, Suède, États-Unis, Irak, Belgique, Chine (en pleine révolution culturelle), Portugal, Italie, Inde... Les pays sont multiples, comme les sujets, et pourtant en filligrammes, on retrouve ce même témoignage du quotidien, des petites choses millénaires et intemporelles.

Intemporelles comme ce gros plan de bébé d'Inde en 1962, ces Premières neiges au Luxembourg, Paris, France, 1955.

Simple et millénaire comme cette femme qui allaite son bébé, un voile blanc sur la tête à Bethleem, 1954



Chaque dimanche de 15h à 16h, deux courts films sur Edouard Boubat sont programmés à l'auditorium. Ne manquez pas cette occasion d'entendre ce poète avec un appareil, parler de son travail. Il était d'un calme olympien. On comprend beaucoup mieux à la vision de ses deux interviews comment il pouvait travailler. "Je n'ai rien fait, ces gens étaient porteurs de leur beauté".

L'exposition est très jolie conclue sur une autre phrase du photographe, que je trouve très représentative de l'image qu'il m'a laissé par les deux films projetés :
"Ce qu'il y a de plus beau en photo, c'est le moment de la prise de vue. Au moment où je fais un portrait ou un paysage, Boubat n'existe plus. Le secret, le voilà, il n'y plus de Boubat" (1986)

Informations pratiques :
Exposition du 16 janvier au 30 mars 2008
Maison Européenne de la photographie
5/7 rue de Fourcy - 75004 Paris
Métro: Saint Paul ou Pont Marie.
Horaires : Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu'à 19 heures 30.
Tarifs : Plein tarif: 6 € / Demi-tarif: 3 €

Pour aller plus loin :
L'article sur Wikipedia

09/02/2008

Exposition : Emotions voyageuses au Lucernaire


Présentation :
Photographies de Catherine Gaudin et Seydou Toure
Une exposition à deux voix : laissez vous charmer par les "émotions voyageuses" de deux photographes, qui à travers leur exposition nous font partager leur vision du monde en sépia.

Mon avis :
Internet permet le pire et le meilleur comme l'écrivait, il y a peu Caro[line]. Préparant un voyage en Inde, la demoiselle avait contacté Catherine et Seydou par le biais de leur Blog.
Le contact était bien passé, et lorsque ces deux photographes ont annoncé leur exposition à Caro[line], celle-ci a proposé aux blogueuses parisiennes de se joindre à elle.
Je faisais la "victime" parfaite, adorant cet art :)

Rendez-vous fut pris donc pour le vendredi 1er février et nous avons alors rencontré Catherine et Seydou au Lucernaire pour une explication personnalisée et détaillée de leur exposition. Au travers de leurs images et de leurs mots, nous sommes parties pour un merveilleux voyage, pleines de ces émotions voyageuses qui ont données le titre de leur exposition.

Ces émotions ont été crées et nourries par toutes les rencontres faites par ces deux photographes de familles, de personnes avec lesquels ils ont partagés un long moment ou juste un regard.

Le choix a été fait de traiter toutes les photos en sépia mais de ne pas utiliser toujours le même effet. Chaque sépia est adapté à la photo, et cela rajoute au charme de l'exposition.
Certains sont plus chauds et d'autres comme par exemple, pour cet artisan, plus froids.


Mon coup de cœur intégral se porte sur la photographie ci-dessous. Après 10 ans de club photos, je sais immédiatement quand une photo me dépasse, c'est alors que je ne suis plus capable de la juger suivant les règles de prise de vue. Cette mère tenant dans ses bras sa fille, ces deux regards, confiants même si un peu surpris, sereins et heureux, cette joue délicatement posée contre l'épaule tandis que les bras enlacent même si on ne les voient pas...
Et puis tout de même, le cadrage que je trouve totalement adapté.
J'adore! Et en écrivant ces lignes, je suis toujours en train d'hésiter pour que cela soit mon premier achat d'une œuvre originale...


Informations pratiques :
Galerie Lucernaire : 53 rue Notre Dame des champs, 75006 Paris
Du 28 janvier au 09 mars.
Entrée libre du mardi au vendredi de 10h à 22H - Samedi et dimanche de 14h à 22h.

Pour aller plus loin :

Allez visiter le site web de ces deux photographes, pour les non parisiens/franciliens, vous y retrouvez également une galerie numérique des photos de l'exposition.

20/01/2008

Exposition : Courbet au Grand Palais

Présentation :
Cette exposition-événement présente 120 peintures, une trentaine d'œuvres graphiques et environ 60 photographies sur un parcours de 1500 m². Depuis 1977 (date de la dernière grande monographie consacrée à l’artiste à Paris), de nombreuses recherches en France et à l'étranger ont permis de proposer de nouvelles lectures de l'œuvre de Courbet (1819-1877), dans le contexte de la création artistique des années 1840-1860.
Cette rétrospective souligne la complexité de l’œuvre de Courbet, de ses liens parfois paradoxaux avec la représentation du réel et la tradition picturale. Elle réévalue la place de l'artiste dans son époque, analyse ses liens avec les autres arts, la photographie en particulier. L’exposition donne aussi les clefs de compréhension d’une œuvre protéiforme, de l'énoncé réaliste des années 1848-1855 et de ses conséquences pour l’histoire de l’art. Cette approche permet de s'interroger autant sur la nature du réalisme de Courbet que sur la place de la culture romantique dans son œuvre. Elle met en lumière une influence qui fut décisive pour les tenants de la "Nouvelle Peinture" des années 1860 et les débuts de l'impressionnisme.
(source : site officiel de l'exposition)

Mon avis (en italique, le texte de l'exposition) :
C'est avec le meilleur a priori que je suis allée ce matin voir l'exposition Courbet puisque :
- j'ai décidé de combler mes lacunes abyssales cette année en histoire de l'Art
- j'apprécie énormément le portrait de l'artiste dit le Désespéré (1844-1845) qui tient lieu d'affiche pour cette exposition
- et cette visite m'avait été chaudement recommandée par plusieurs personnes.

Et c'est avec un grand sourire de satisfaction que je suis ressortie du grand Palais.

Le parti pris de présenter l'œuvre par thème permet un excellent découpage et une très bonne compréhension de l'œuvre de cet artiste.
Et j'ai pu ainsi par exemple voir très facilement l'évolution du style

L'exposition s'articule donc autour de huit sections :

L’invention de Courbet : les autoportraits de jeunesse.
Cette section rassemble pour la première fois un ensemble important des autoportraits peints et dessinés de 1840 à 1855.

Seul ce fameux portrait de l'artiste dit le désespéré sort réellement du lot. Il est d'ailleurs troublant de le voir exposé au milieu de deux autres toiles qui n'auraient même pas attiré mon regard si la signature Courbet n'était pas dessus. (jugement qui n'engage bien sur que moi, mais j'ai mentalement qualifié ces toiles de croutes!).
Une autre toile m'a marquée (représentée ci-contre), Les amants dans la campagne, sentiment du jeune age dit aussi les amants heureux (1844). En la voyant, j'ai eu l'impression d'un mauvais cadrage (que je ne retrouve pas sur cette reproduction d'ailleurs), et pourtant grâce à l'effet prise de vue par en dessous le résultat est plus que probant.

De l’intime à l’Histoire.

Toute sa vie Courbet demeura fidèle à ses racines familiales et à sa terre natale. Elles lui inspirent ses premières grandes toiles, affirmations de sa création artistique.

Ici, j'ai vraiment touché l'évolution du peintre. Dans les années 1840, un style très photographique, extrêmement détaillé comme dans ce portrait de Juliette Courbet datant de 1845. Je trouve même qu'il y a un très léger défaut de perspective entre la tête et le reste du corps.

Peu à peu, l'œil du peintre se forge et il nous impose alors sa propre vision de ses personnages. De même, les couleurs deviennent plus sombres.

Les manifestes.
Autour de L'Enterrement à Ornans et de L'Atelier du peintre, exceptionnellement déplacés du Musée d'Orsay au Grand Palais, cette section met en évidence la cohérence de l'ambition artistique de Courbet au début des années 1850 et sa mise en scène par le peintre lui-même.

J'avoue par contre être passée totalement à côté d'un Enterrement à Ornans (1849-50). Elle ne m'a pas touchée, je ne comprends pas tout simplement, et pourtant cela semble l'une des oeuvres importantes de Courbet.



Une oeuvre qui m'a plus marquée est L'atelier du peintre, allégorie réelle déterminant une phase de 7 années de ma vie artirtisque (1855). Près de trente personnes sont représentées alors qu'il n'y a que Courbet et 2 modèles.
Moi qui imaginais un peintre ayant besoin de solitude pour peindre :)... Delphine m'a d'ailleurs fait remarqué qu'on reconnaissait sur la droite Baudelaire dont un portrait (identique) et une photographie sont exposées juste à côté.
Pour anecdote : une caricature de ce tableau est exposée avec comme légende le titre suivit de "où il prouve victorieusement qu'il n'a jamais eu de maitre ... de perspective".

Un autre intérêt de cette salle sont les photos d'époques qui font échos aux tableaux.

Paysages.
La section s'articule autour des deux belles séries consacrées aux grottes de la Loue et aux vagues normandes dont les versions les plus importantes sont rassemblées. Cette thématique permet d'explorer avec pertinence les liens avec la photographie contemporaine – Le Gray, Le Secq, Giroux notamment.

Troublant... Troublant car la même année (1855), il peint Les roches de Mouthier que j'ai trouvé totalement sans intérêt (mais bon avis personnel, bien sur) et Le ruisseau du puit noir, vallée de la Loue, qui m'a marquée (dans la limite du raisonnable puisqu'il s'agit d'un paysage)


3 tableaux totalement inattendus dans un coin de la salle
: Mer calme (1869), 1/3 mer et plage, 2/3 ciel de nuages blancs avec juste 2 bateaux échoués sur le sable ainsi le bord de mer de Palevas, représenté ci-contre (1854). Après une série de tableaux sombres, la luminosité dégagée par ces œuvres est d'autant plus frappante.



La tentation moderne.

Durant les années 1860, Courbet, alors au faite de sa célébrité, est une référence essentielle pour la génération montante de la Nouvelle peinture et des débuts de l'Impressionnisme; l'œuvre de ces jeunes peintres stimule à rebours Courbet, notamment autour du portrait et du sujet moderne.
Beaucoup de portrait. J'avoue ne pas avoir compris l'explication donnée à l'entrée : "évolution de sa peinture du vrai vers le moderne".
Visiblement avant les portraits de Courbet étaient des représentations des gens sous leur nom (donc le réel) et ensuite il les a utilisé comme modèle pour d'autres personnage (historique ou nom), mais pourquoi alors parler de moderne pour une démarche utilisée depuis toujours?
Si quelqu'un a une explication?


Le nu, la tradition transgressée.

Le nu féminin est un des enjeux majeurs pour Courbet qui peint ses premiers nus dans les années 1840. La présentation des Baigneuses en 1853 (musée Fabre, Montpellier) lui permet d'affirmer sa fidélité à la tradition et sa volonté d'un renouveau réaliste.


Evidemment la pièce phare est L'origine du monde. (1866)
On y trouve également La femme au perroquet (1866) dont j'ai préféré une Etude pour la femme au perroquet qui est un cadrage sur le visage de cette femme et une peinture plus sombre.


Le peintre en chasseur mélancolique.

Les œuvres liées à la chasse ont souvent été négligées par les historiens d'art. Elles occupent pourtant une place essentielle, au regard de la peinture d'histoire, valorisée dans l'exposition par la présentation autour des grands formats – L'Hallali du cerf (1866), Le Combat de cerfs (1861) – de l'ensemble des œuvres essentielles de cette thématique.




L'expérience de l'histoire : Courbet et la Commune.
Courbet avait toujours entretenu des liens complexes avec le politique. Il s'engage pour la première fois dans l'action à l'occasion du siège de Paris et de la Commune où il préside la Fédération des Artistes. L'artiste paiera cette implication politique, notamment les conséquences de la destruction de la colonne Vendôme. Emprisonné, malade, contraint à l'exil en Suisse à partir de 1873, Courbet est un artiste désormais survivant. A l'exception de l'Autoportrait à Sainte-Pélagie (1861, musée départemental Gustave Courbet Ornans), le peintre n'a pas traité directement les événements dont il fut témoin et acteur. La série mélancolique de natures mortes, peintes entre 1871 et 1873, lui permet d'exprimer son désarroi. L'exposition se conclut sur la présentation rare des trois tableaux consacrés aux Truites de la Loue, métaphores de l'artiste et de son destin douloureux.
Ces trois tableaux m'ont laissée sceptique. J'avoue que le parallèle entre ces trois natures mortes et le destin de l'artiste...

En tous cas, une excellente exposition que je conseille à tous les parisiens ou ceux qui ont la chance de monter à la capitale cette semaine. Dépêchez vous!

Informations pratiques :
Dates
: du 13 octobre 2007 au 28 janvier 2008 (il reste donc que peu de temps!)
Tous les jours sauf les mardis aux Galeries nationales du Grand Palais
Horaires
: Tous les jours de 10h à 22h sauf le jeudi jusqu'à 20h
(dernier accès : 45 mn avant la fermeture des caisses)

Pour aller plus loin :
Le site de l'exposition présente un très bel ensemble de photos des œuvres
Bien sur tous les articles de Wikipédia (plusieurs liens dans mon billet sont sur ces articles)