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12/10/2008

Rencontre avec Ken Follett

Mercredi 10 octobre, le Virgin Megastore des Champs Elysées organisait une première rencontre littéraire avec le magazine Lire. Ken Follett (à gauche sur la photo) avait accepté de venir inaugurer ce nouveau rendez-vous, pour présenter Un monde sans fin, "non-suite" de son fameux roman Les pilliers de la terre.


Même si un podium avait été installé, la majorité des lecteurs invités ont malheureusement du le regarder à la TV, le lieu du Virgin Café ne se prêtant pas du tout à l'exercice.

Dans un français impressionnant, Ken Follett a bien sur longuement parlé de cette suite des Pilliers de la terre. J'ai parlé de "non suite" dans mon introduction, car selon l'auteur lui-même, le livre peut se lire sans avoir lu le premier puisqu'il se passe plusieurs générations après l'épopée des constructeurs de cathédrales.

L'auteur est revenu sur les différents épisodes historiques repris dans le livre dont :
- la peste noire, tout le monde a alors pensé à la fin de monde devant ces milliers de morts mais cela ne l'était pas.
- la bataille de Crécy où l'armée anglaise écrasa l'armée française.
Quand au titre du roman est inspiré d'un psaume qui termine les messes des églises anglicanes.

Comme pour le prix fnac, je vous propose une vidéo maison, où vous pourrez entendre l'auteur parler de son travail d'écriture, d'un monde sans fin et de son prochain roman.



Côté lectures, Ken Follet est un lecteur passionné de Shaekespeare (il voit 7 à 8 pièces par an). Actuellement il finit un deuxième livre de Colette et après avoir lu Chéri en anglais, il a choisi le français pour un deuxième roman du même auteur.

30/09/2008

Festival America

Ce week-end a décidément été très littéraire, puisqu'après la soirée Fnac, j'ai passé mon dimanche après-midi à Vincennes pour le dernier jour du festival America (littératures et cultures d'Amériques du Nord).
Pour sa quatrième édition, le festival proposait un salon du livre, un café littéraire, des lectures, débats, rencontres, expositions, films et même concerts. Le programme était donc très chargé, et je n'ai profité que du salon du livre et de deux conférences. J'ai également vu quelques photos de l'exposition accrochées au salon (trop haut cependant, ce n'est qu'après avoir remarqué le panneau que j'ai pensé à lever les yeux au ciel pour profiter des photos).

Quelques minutes après mon arrivée, je craquais déjà pour David Treuer. J'hésitais entre ses trois livres mais décidaient de suivre les conseils de l'auteur et partait avec une dédicace et son troisème et dernier roman, Le manuscrit du Docteur Apelle. J'ai appris le soir même que le monsieur avait déjà fait une victime en la personne de Caro[line]. Cette demoiselle a décidément une passion pour les David :)

Alors là attention, mesdames et messieurs, roulements de tambours, il s'agit du seul et unique livre acheté. Non que l'envie me manque, mais la simple pensée de ma PAL m'a retenue. Atteindrais je l'age de raison? Hum, mes 250 livres non lus qui envahissent tous les recoins de mon appartement crient, hurlent, non!

Rejointe par une chasseuse de dédicaces, Slo (qui elle n'a pas été raisonnable), nous nous sommes dirigées vers l'espace Shakespeare, pour écouter les écrivains intervenants. Tout d'abord ce fut Lionel Shriver, auteur de Il faut qu'on parle de Kevin. Attention, Lionel est une femme, ne pas oublier qu'aux US les prénoms sont souvent unisexes. Cela peut surprendre!
Ce fut un intéressant débat de société autour du livre de Lionel Shriver. Je n'ai eu qu'un seul regret, ne pas entendre plus de précision sur son travail d'écrivain.

Ensuite, nous sommes restées dans la même salle pour écouter pendant une heure deux auteurs des Allusifs : Neil Smith (qui a publié un premier recueil de nouvelles, Big-bang) et surtout Horacio Castellanos Moya (qui a publié plusieurs titres dont le bal des vipères, et dont la lecture du dernier roman est comparé à un acte politique par Pages).
Ici, il a surtout été question d'écriture. Horacio n'aime pas par exemple nommer les lieux qu'il nous fait parcourrir par son écriture. Cela peut être une ville qui n'existe pas mais est un mélange de deux villes comme San-Salvador et Mexico pour le bal des vipères (San Salvador pour la montagne, Mexico pour le metro et les rues). C'est un auteur qui a beaucoup voyagé (et vit d'ailleurs actuellement aux USA), et considère le langue espagnole comme son pays. A plusieurs reprise, Horacio Castellanos Moya a parlé de la musicalité de sa langue (qui d'ailleurs lui manque aux Etats-Unis).

Mon bilan est très positif, au contraire du salon du livre de Paris, les conférences dans des lieux séparés permettent d'être dans une ambiance propice à l'échange. Je compte revenir dans deux ans, et je profiterais certaienement de plusieurs conférences.

28/09/2008

Soirée littéraire Prix Fnac

Le prix du roman Fnac a été décerné à Jean-Marie Blas de Roblès pour son roman Là où les tigres sont chez eux. A cette occasion, la Fnac a organisé une soirée adhérents vendredi 26 septembre à la Fnac Montparnasse après la fermeture. Nous avons donc pris un escalier de service pour arriver à l'espace rencontres.

Agnès Tirilly, directrice des adhésions, nous a tout d'abord présenté l'organisation du prix. Celui-ci a un succès grossant, puisque si en 2006, la fnac avait reçu 500 candidatures pour faire partie du jury, nous êtions prêt de 3600 cette année a avoir tenté et pour ma part réussi à faire partie de ce jury. (Je n'ai pas parlé des livres reçu, car n'ai pas été gâtée et n'ai aimé aucun des 3 romans).
Le jury est séparé en deux, d'un côté les amateurs, soit 400 adhérents Fnac, de l'autre 300 libraires de la Fnac. La Fnac reçoit 20 exemplaires de chaque ouvrage qui concourent et les envoie aux jurés qui reçoivent chacun entre 3 et 5 livres. Des deux jurys, 5 ouvrages ressortent parmi lesquel est alors choisi le prix du roman Fnac.

Après cette introduction, Jean-Marie Blas de Roblès a été interviewé durant prêt d'une heure. Il a tout d'abord tenu a remercier les jurés pour ce prix qui l'a particulièrement touché car il s'agit d'un prix de lecteurs.
Des spoilers ont malheureusement été faits durant l'interview, je ne les ai par repris dans mon compte-rendu. Si la Fnac avait envoyé un exemplaire à chaque invité, tout le monde n'avait pas encore eu le temps de le lire.

Jean-Marie Roblès est un auteur qui prend son temps : ce livre lui aura nécessité plus de dix ans d'écriture, huit à dix heures par jour, sans compter les années de recherches bibliogrpahique sur Athanase Kircher. Le sujet lui a été inspiré par un article des années soixante-dix qui décrivait sur six pages la biographie de ce personnage, présenté comme une curiosité. Il était un dinosaure de son siècle, appartenant au siècle de Vinci alors qu'il était née au XVIIème, et malgré sa notoriété de l'époque, s'est trompé sur quasiment tout.
Par exemple, Kircher est devenu célèbre grâce au déchiffrement des hiéroglyphes, et il aura fallu attendre Champollion pour que son interprétation révèle son imposture. L'auteur aime ce personnage, et son enthousiasme ressortait lors de l'interview.

Jean-Marie Blas de Roblès a ensuite longuement parlé de son processus d'écriture, j'ai essayé tant bien que mal de filmer sa réponse avec mon appareil photo.


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envoyé par lisia_real


L'auteur étant philosophe de formation, il cherche à aller plus loin que le romanesque et aime raconter des fables mais des fables à la Voltaire.

Si le livre nous conte l'histoire romancée de Kircher, elle est entrecoupée par les histoires de plusieurs personnages vivants de nos jours au Brésil. Le choix du Brésil s'est imposé à Jean-Marie Blas de Roblès qui a eu la chance d'y vivre deux ans. C'est un pays qu'il a adoré, car il a symbolisé le nouveau monde, un pays qui n'a pas peur de la nouveauté. Cela a donc servi dans le roman à symboliser l'inverse de cette vieille europe. L'impression est renforcée par le côté luxuriant de la jungle. De plus, à l'époque de Kircher, deux de ses livres étaient donnés aux missionnaires pour aller convertir les indiens.
L'un des personnages de ce livre chorale est un hommage à tous les déshérités du Brésil, que l'auteur a pu croiser durant ces deux années.

Les personnages ne se croisent pas. Le lien entre eux est construit dans les trente dernières pages d'un livre de huit cent pages. Cependant des passerelles symboliques existent entre les parties contant la vie de Kircher et les autres, ce sont des objects symboliques qui doivent aider le lecteur à patienter. De plus, le livre est construit comme des épisodes qui se terminent toujours aux moments halletants. Il faut alors attendre pour connaitre la suite. Cependant l'auteur ne croit pas son film adaptable au cinéma, car il faudrait plus de dix heures de pellicules.

Son éditeur a alors pris la parole (le livre est édité chez Zulma). Depuis sa lecture de l'impudeur des choses, il se souvenait d'un véritable écrivain, d'où sa peur de lire son manuscrit, trop gros donc impubliable (le manuscrit a d'ailleurs mis dix ans à être édité). Cependant, l'éditeur a fini par le lire, et n'a pu résister à le publier (200 pages ont tout de même été enlevées qui portaient principalement sur Kircher). Excellent choix, puisque le livre est dans la sélection de plusieurs gros prix.

Avant le champagne et les petits fours délicieux, le public a posé des questions. L'auteur nous en aégalement posé sur les livres reçus pour le prix. Le roman Zone a été cité comme un choc littéraire à lire par un adhérent, choix approuvé par l'auteur. Il nous a alors dit aimer lire. Si Monte-Christo, 20 000 lieux sous les mers, l'ile aux trésors, ont bercés son enfance, adulte il est tombé irrémédiablement en admiration pour Flaubert (dont il aimerait atteindre la simplicité) et Borgès.

Jean-Marie Blas de Roblès devrait faire plusieurs séances de dédicaces dans les Fnac et ailleurs, ne manquez pas l'occasion d'aller l'écouter parler de son livre et de sa passion pour la littérature.

02/09/2008

Editions Bragelonne : soirée de rentrée 2008

Mardi, l'équipe de Bragelonne et Milady, après huit ans d'existence, a choisi de fêter à leur manière la rentrée littéraire en conviant principalement des libraires mais aussi quelques blogueurs à une présentation de leurs sorties. Caro[line], Fashion et moi-même étions présentes.

La présentation a été faite par Stéphane Marsan, directeur éditorial. Après une brêve introduction où il nous a avoué aimer la fantasy (comme certains pourraient avouer être un alcoolique), Stéphane est revenu sur la création et le pourquoi de Bragelonne. Leur succès depuis 8 ans leur a permis de mettre en avant une littérature encore trop considérée comme de "mauvais genre" par les médias traditionnels. La volonté de Bragelonne est clairement aujourd'hui de faire passer le cap de la légitimité à la littérature de l'imaginaire, identique à celui passé par la littérature policière à la fin du siècle dernier. (le 20ème siècle pas le 19ème ;o)

A suivi, une longue mais passionnante présentation des différentes sorties prévues par l'éditeur. Je ne suis pas une spécialiste du genre, loin de là, et j'ai été quelquefois perdue par les nombreux auteurs cités. J'ai pu tout de même noter quelques titres dont Légende de David Gemmel. Cela ne fut jamais ennuyant, car derrière le titre de directeur éditorial se cache un vrai passionné. D'ailleurs, il a été plusieurs fois fait état d'une volonté de gagner de nouveaux amateurs, par divers actions dont :
- tout d'abord par le label Milady qui propose des formats poches dont de facto moins cher que les volumes de Bragelonne qui dépassent généralement les 20 euros. Choix est même fait d'offrir des inédits directement dans ce format.
- en développant un choix inédit comme le développement de la bit-lit (dont d'ailleurs Morsure et Capture font parties) ou celui de l'horreur et du fantastique (avec leur collection L'Ombre de Bragelonne)

Le concept de la Bit-lit (de to bite : mordre en anglais) me plait particulièrement, et suis curieuse de découvrir d'autres romans de ce type. Hum tout cela n'arrangera pas ma PAL!

Trois livres furent particulièrement mis en avant :
- Le grand pays d'Ange, et qui fut présenté par l'un des deux auteurs en la personne d'Anne. Le pitch est très intéressant : dans un royaume, ou la famille régnante doit être parfaite, il est demandé au jeune prince de 14 ans de se suicider car il se retrouve un matin avec une tache violette sur le bras. Le prince s'enfuit alors qu'une entité maléfique et meurtrière frappe le palais. Il espère retrouver des Tueuses-démons, seules capable suivant une légende de vaincre cet ennemi. (sortie le 17 octobre).
Le roman Ayesha de ces deux auteurs a été désigné comme l'un des meilleurs romans de Fantasy français.



- L'appel de la lune de Patricia Briggs : une bit-lit qui parle d'une mécanicienne dans le Montana, également loup-garou. Les yeux de Fashion ont immédiatement brillés en évoquant Mécano girl. (sortie le 7 novembre)
- Kushiel Tome 1 la marque de Jacqueline Carey : "un roman historique contant une histoire qui n'a jamais eu lieu", selon les mots de l'auteur. Dans une renaissance de Fantasy, l'histoire de Phèdre au pouvoir inédit puisqu'elle peut changer la douleur en plaisir. Là ce sont mes yeux qui ont brillés :)

Info chippée dans la liste des sorties : Magie de Pacotille de Kelley Armstrong est programmé pour le 24 octobre. C'est certainement la suite tant attendue de Morsure et Capture mais avec une nouvelle narratrice.

Pour info, le compte rendu de la soirée sur fantasy.fr (avec des photos)

25/05/2008

Les salons du livre sont des endroits dangereux! Le retour

Faire sonner son réveil à 4h30 un samedi! Il faut être une LCA très motivée pour accepter un tel sacrifice!
C'est pourtant ce que Fashion et moi-même avons accepté pour nous rendre en TGV et TER à Epinal pour le salon du livre des Imaginales d'Epinal.

Si tout avait bien commencé, nous nous trouvâmes fort dépourvues à la gare sans une seule affiche annonçant l'évènement. Heureusement après un passage à l'office de Tourisme, nous avions le programme en poche et un plan de la ville.

Si vous êtes néophytes et souhaitez tout de même vous rendre à un salon du livre des littératures de l'imaginaire, je vous conseille d'être accompagnée d'une fan du genre plutôt que d'un dictionnaire littéraire. Le guide interactif Fashion est par exemple fabuleux : alors que je ne voyais que des auteurs totalement inconnus pour moi devant des tables, Fashion me faisait découvrir les plus connus et visiblement il y avait du beau monde. En plus, ce service a l'avantage énorme de partager les achats :) Nous avons vu plusieurs auteurs étonnés pendant que nous décidions qui achèterait tel ou tel livre et donc quel serait le prénom de la dédicace.

Côté beau monde, si j'ai bien compris Robin Hobb était sans discussion la star. Mais nous avons également croisés Thomas Day tandis Bernard Webber tenait une conférence.

Mon fil conducteur de la journée a été les différents auteurs de Griffes d'encre grâce à Magali Duez. J'avais déjà rencontré Jeanne-A Debats avec Caro[line] au très très petit salon de Chambourcy. Cette fois, j'ai pu discuter avec elle du recueil La terre et de sa nouvelle puisque je l'avais enfin lu.
Suivant ses conseils, j'ai acheté une nouvelle graphique de Li-Cam qui a également participé au recueil.
Ce livre s'appelle La petite Bébeth et c'est effectivement un petit bijou (et oui déjà un livre de lu).

J'ai rejoint Fashion qui recevait des propositions indécentes de la part d'un auteur (je lui laisse vous faire la révélation).

La matinée avait été relativement raisonnable, après un petit arrêt dans une brasserie pour manger une spécialité et quelques emplettes en retournant au salon, nous reprîmes nos achats, et discussion avec les auteurs. C'était un plaisir, l'ambiance était extrêmement détendue. Nous avons longuement discuté blogs (entre autres) avec Don Lorenjy qui a également écrit une nouvelle pour le recueil Ouvre-toi de Griffes d'encre.
D'ailleurs il est important de préciser que ses livres auraient diverses propriétés magiques comme faire revenir l'être aimé, avis aux amateurs :)
Melani Fazi dont Fashion a acheté un recueil de nouvelles se trouve être également la traductrice pour Bragelonne de la série de Kelley Armstrong Morsure. Il y a donc eu entre nous trois une grande discussion sur le côté incontestablement craquant de Clayton.
Fidèle à mon habitude, j'ai acheté un livre pour son titre et donc après Comment je suis devenue un dieu vivant acheté au salon du livre de Paris, je suis l'heureuse propriétaire de Comment je suis devenu super héros de Gérald Bronner.

Un petit auteur esseulé à chapeau m'a fait de l'œil, donc je n'ai pas résisté et ai acheté son roman policier du sud avec des touches de fantastique. Prometteur, cette Zone d'ombre.

Quelques livres supplémentaires sont venus rejoindre ma PAL, seulement quelques-uns et puis de toutes façons vous savez bien que je n'ai rien à lire :)
Je tiens à préciser que Cartographie du merveilleux est un cadeau (c'est au cas où Un coin de blog, conscience des LCA parisiennes passerait ici)
Rendez-vous est donné pour l'année prochaine!
Petit jeu concours :
Tandis que Fashion vous met au défi de deviner ce qu'on peut acheter à Epinal, saurez vous deviner quelle est la spécialité que nous avons dégustée hier? Un petit cadeau très Imaginal est en jeu pour le gagnant :)

Edit du 27 : la gagnante est Emmyne. Bravo! (Peux tu m'envoyer ton adresse stp)