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19/09/2008

Florence Ben Sadoum : La fausse veuve

Couverture :
Aujourd'hui je suis plus vieille que toi alors que j'avais neuf ans de moins que vous... " Ainsi commence La Fausse Veuve. Tutoyant et vouvoyant dans la même phrase son amant disparu, l'héroïne lui raconte, et nous raconte, dix ans après, l'histoire qui leur a été volée. Ce que furent leur amour, leurs moments de bonheur, et aussi le désespoir, leurs muets tête-à-tête à l'hôpital quand, victime d'un grave accident cérébral, il s'écroule, et se réveille paralysé et privé de parole. Face au drame du " locked-in syndrome ", face à la destinée légendaire d'un personnage que les médias se sont approprié, une femme n'oublie pas qu'il était un homme. Comment se parler d'un souffle ? Comment s'aimer sans se toucher ? Comment lire les battements d'un cœur au rythme d'un battement de paupières ? C'est ce chemin escarpé, compliqué, et parfois très éloigné du deuil, qu'on suit dans ce roman en s'arrêtant sur les cases de l'enfance, en reculant sur celles de l'amour et de la religion, et en sautant à pieds joints sur celle de la mort comme au jeu de la marelle.

Mon avis :
Voilà un livre dont vous avez déjà entendu beaucoup parler puisque Denoël s'est associé à chez-les-filles pour l'offrir à de nombreuses blogueuses. Je n'ai pas lu les différents avis avant de me faire le mien propre et je ne savais même pas lors de ma lecture qu'il s'agissait d'une histoire "inspirée de faits réels". Je l'ai simplement lu comme un roman écrit sous la forme d'un journal intime.
Mon étonnement a surtout été sur la forme que j'ai trouvé pas du tout visuelle alors que Florence Ben Sadoum est une femme de cinéma.
J'ai un avis mitigé, comme pour Vue sur la mère, le format court sert le livre et permet au lecteur de ne pas s'ennuyer durant sa lecture. L'utilisation du "vous" et du "tu" ne m'as pas gênée et j'ai même bien aimé cet effet de style.
Mon bémol est que je ne me suis jamais attachée aux personnages, c'était une lecture "pour rien" si je peux dire. Um moment agréable mais donc je ne garderais certainement aucune trace.

Par contre, je lirais avec curiosité, un second roman de cet auteur.

14/09/2008

David Foenkinos : Tout l'espoir du monde dans un baiser


A l’occasion de la deuxième édition de la Journée mondiale du Lymphome (le 15 septembre 2008), l’association France Lymphome Espoir a fait appel à deux artistes talentueux afin de sensibiliser le plus grand nombre. David Foenkinos, auteur à succès de nombreux romans parmi lesquels Le potentiel érotique de ma femme et Seb Jarnot, référence dans le monde de l’illustration, ont été choisis pour évoquer en mots et en images ce cancer. Acheter et lire la nouvelle Tout l’espoir du monde dans un baiser est une manière de soutenir l’association car l’intégralité des bénéfices lui sera reversée.


Edouard est malade. Lui le pessimiste, se retrouve atteint d'un lymphome alors que tout cela ne semblait au départ qu'un simple mal de gorge. La maladie, on ne pense jamais que c'est sur soi qu'elle va tomber. Et quand soudain la santé n'est plus là, la vision du monde change.
C'est une courte nouvelle de David Foenkinos mais j'y ai retrouvé tout son univers avec en plus une touche un peu plus poussée que dans ses autres titres de romantisme. C'est un très joli moment de lecture qui donne le sourire. Et en plus, c'est une bonne action, alors n'hésitez pas à commander la nouvelle.

L'interview de l'auteur



Le site de l'association, où acheter la nouvelle pour 5 euros

13/09/2008

Julien Almendros : Vue sur la mère


Couverture :
"Je suis né le cordon ombilical autour du cou, un premier bijou qui, déjà, avait l'avantage de n'être pas très onéreux"
Un règlement de comptes entre un fils, le narrateur et sa mère. Toute mère est unique, mais l'espèce recèle des variations infinies : oublieuse, farceuse, voleuse, frondeuse, ou comme dans le cas présent, dévoreuse. C'est en effet dans un espace aérien redoutablement surveillé qu'évolue un narrateur toujours en vaine de trouées, d'escapades et d'échappatoires ; secondé par un père en majorité fragile et un frère en minorité relative.


Mon avis :
Sans Amanda, je n'aurais certainement jamais lu ce court récit/roman de la rentrée 2008. C'est tout à fait le genre de roman que je n'affectionne pas :
- un récit autobiographique ou pas, qui se plait à mélanger les pistes
- un amoncèlement d'anecdotes et scènettes contées comme à l'oral ou presque. L'ordre est moitié chronologique, moitié par sujet (école, copines, pleurs de cette mère...) Julien Almendros s'offre même une mini pièce de théâtre au milieu du récit pour introduire des scènes sur un même sujet, scènes dont il reparlera après en les remettant dans leur contexte.

Et pourtant, et bien j'ai lu ce livre d'une seule traite (aidée il est vrai par son peu de pages, 125 pages, et une insomnie). Derrière tout ce fouillis, le roman a une cohérence. Les anecdotes sont parlantes, L'épilogue n'était peut-être pas nécessaire mais n'est pas gênant.

S'il vous passe entre les mains, je vous recommande de prendre une heure pour le lire, et s'il n'y passe pas, je ne suis pas certaine de vouloir vous recommander cette dépense. Il y a tant d'autres livres à découvrir. Par contre, je vais être curieuse de lire le second roman de cet auteur. Ce sujet personnel ayant été traité, que choisira t il de nous écrire?

L'avis de Laurence du Biblioblog qui a aimé, et celui d'Amanda que je remercie pour le prêt.

08/09/2008

Kate Atkinson : Dans les coulisses du musée

Couverture :
Dès l'instant précis de sa conception, une nuit de 1951, la petite Ruby Lennox a commencé à voir, à comprendre, à sentir. En particulier, elle sait qu'on se serait bien passé d'elle... Et la voilà qui entreprend de nous raconter, avec un humour et une lucidité féroces, dévastateurs, son histoire, celle de ses parents George et Bunty, petits boutiquiers d'York, de ses soeurs, de toute une famille anglaise moyenne - mais assurément pas ordinaire. Mieux encore : Ruby remonte dans le passé. Si bien qu'à l'Angleterre des années cinquante et soixante se mêlent les images de tout le siècle, de deux guerres mondiales qui ont bouleversé des destinées.

Dès sa parution en Angleterre, ce premier roman de Kate Atkinson a été salué comme un chef-d'oeuvre, pour la subtilité de sa construction, la verve irrésistible de son écriture.
Il a obtenu le prix Whitbread 1996, battant au dernier tour Salman Rushdie. En France, la rédaction de Lire l'a élu meilleur livre de l'année.

Mon avis :
J'ai acheté ce livre sur les conseils de Christophe de I love my blender et Chiffonette alors que je cherchais une lecture joyeuse qui ne soit pas de la chick lit.
Bon, autant vous le dire tout de suite, ce livre n'est pas exactement ce que je décrirais comme une lecture joyeuse. De plus si j'avais lu le quatrième de couverture, je ne pense pas que je l'aurais acheté. Et oui, je dois l'avouer, à l'opposé de certaine chanceuse, je n'ai absolument pas de mémoire des noms, et donc une telle histoire à tiroirs avec moultes personnages ne pouvaient que me perdre sans le support d'un film (j'adore par contre les films chorales, mais bien sur je ne me rappelle jamais du nom des personnages!)

Et pourtant, miracle, je n'ai jamais été perdu. Le style de narration semble pourtant partir dans tous les sens (les époques se mélangeant allègrement) et bien que nenni, je savais toujours où j'en étais et ce petit miracle ne rendait ma lecture que plus agréable. Je ne peux même pas dire que je m'étais trop attachée aux personnages. Bien sur, j'ai adoré suivre les aventures de cette famille anglaise, mais certaines époques m'ont tout de même un peu ennuyées (sans cependant gâcher ma lecture).

Kate Aktinson est vraiment une écrivaine époustouflante, car d'un livre qui serait le plus classique possible par son histoire, elle arrive à le transformer en une petite expérience grâce à la narratrice inédite et un mélange d'époques qui ne perd jamais son lectorat.

Une expérience que je vous recommande!

L'avis de Jules (qui n'a pas aimé par contre), Praline (plus modérée), ouf enfin un avis positif du bibliomane, tandis que Papillon est dubitative.
Et ben! Je me sens un peu seule après cette recherche!

11/08/2008

Antoni Casas Ros : Le théorème d'Almodovar


Couverture :
Défiguré à la suite d'un accident, le narrateur émerge lentement de sa solitude, réconcilie la forme et le sans-forme, explore le monde duquel il s'était retiré. Le double regard, celui, distant, d'Almodovar qui le filme et celui, passionné, d'un transsexuel, lui fait comprendre peu à peu qu'il y a une fête au centre du vide.

Biographie de l'auteur
Antoni Casas Ros est né en 1972 en Catalogne française. Le théorème d'Almodovar est son premier roman. Il vit à Rome.

Mon avis :
J'ai lu ce livre début juillet, il m'a plu et pourtant j'ai mis tout ce temps avant d'écrire mon billet. Simplement parce que je ne trouvais pas les mots (et ne les ai toujours pas) pour vous parler de la poésie de ce vide que représente la vie du narrateur, vide comblé par la folie d'un homme/femme amoureux, d'un cerf et d'un Almodovar dans son propre rôle. Vous parler de cette poésie, c'est déjà un peu la perdre donc je ne peux que vous conseiller de le lire.

Les billets de Cathulu, Lily, Anne, Pascal, Fashion, Caro[line]

Lu dans le cadre du prix Landerneau