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29/04/2007

Gilles Perrault : La jeune femme triste


Couverture :
En 1964, Sylvie a trente ans. Elle revient sur les lieux qui leur ont servi de refuge pendant l'exode de 1940, à elle, sa mère, au garçon aux yeux gris. sa mère est morte à Ravensbruck. Son frère, Philippe, ancien officier, est détenu au pénitencier de l'île de Ré car il a participé au putsch d'Alger en 1961. Finalement elle restera trois ans dans cette maison, et repartira beaucoup moins triste. 'La Jeune femme triste' est le dernier volet d'une trilogie amorcée avec 'Le Garçon aux yeux gris', suivi de 'l'Homme au bout du rouleau'.

Mon avis :
J'ai lu ce livre comme une douceur. Il est très court déjà, écrit plutôt gros et donc se déguste très vite.
J'étais sous le charme de cette petite tranche de vie, petite mais décisive pour cette jeune femme triste.
Un bémol par contre, pour la ponctuation et la mise en page qui ne distingue pas les dialogues. Il était quelque fois difficile de s'y retrouver.
Il peut très bien se lire sans avoir lu les 2 premiers (ce qui était mon cas en janvier)


27/04/2007

Annie Ernaux : La place

Description :
Il n'est jamais entré dans un musée, il ne lisait que Paris-Normandie et se servait toujours de son opinel pour manger. Ouvrier devenu petit commerçant, il espérait que sa fille, grâce aux études, serait mieux que lui.
Cette fille, Annie Ernaux, refuse l'oubli des origines. Elle retrace la vie et la mort de celui qui avait conquis sa petite place au soleil. Et dévoile aussi la distance, douloureuse, survenue entre elle, étudiante, et ce père aimé qui lui disait : "les livres, la musique, c'est bon pour toi. Moi, je n'en ai pas besoin pour vivre."
Ce récit dépouillé possède une dimension universelle.
(Prix Renaudot 1984)

Mon avis :
Il ne s'agit pas d'un roman mais d'un récit autobiographique. D'ailleurs, l'auteur le dit clairement en préambule.
Annie Ernaux dépend avec beaucoup de pudeur la vie de son père, son éloignement conséquence de ses études (celle d'Annie) et enfin la mort de ce père qui lui a permis un peu de se réconcilier avec ses racines.
Le style est brut mais scied parfaitement à ce récit. Cependant encore sous le charme du style littéraire et poétique de Yasmina Khadra, je me plais à imaginer ce qu'il aurait pu écrire sur ce sujet.

A lire : http://perso.orange.fr/relation.douce/FrAct/Annie%20Ernau...

25/04/2007

Yasmina Khadra : L'attentat




Couverture :
Dans un restaurant bondé de Tel-Aviv, une femme fait exploser une bombe qu'elle dissimulait sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, Israélien d'origine arabe opère à la chaîne les innombrables victimes de cet attentat atroce. Au milieu de la nuit, on le rappelle d'urgence à l'hôpital pour lui apprendre sans ménagement que la kamikaze est sa propre femme. Il faudra l'audace rare de Yasmina Khadra pour oser aborder un tel sujet. Dans ce roman extraordinaire, on retrouve toute la générosité d'un écrivain qui n'en finit pas d'étonner par son imaginaire et son humanisme.

Mon avis :
Merci Caroline!!!!! Le livre m'a été chaudement recommandé par Caroline lors d'un diner livres échanges et j'ai adoré. (cf le lien vers son blog dans la liste à droite)
Le sujet est passionnant et j'ai adoré le style littéraire, presque poétique de l'auteur.
J'avais voulu lire un autre livre de cet auteur (c'est un homme) mais n'avait pas du tout accroché. Heureusement c'est fini, et je pense être prête à reprendre ma lecture :)

23/04/2007

Gilles Perrault : L'homme au bout du rouleau


Couverture :
Dans Le Garçon aux yeux gris, porté à l'écran par André Téchiné sous le titre Les Egarés, une jeune femme et ses deux enfants, sur la route de l'exode, se réfugiaient dans une maison inhabitée en compagnie d'un drôle d'adolescent. C'est dans la même demeure campagnarde que se passe L'Homme au bout du rouleau, mais deux ou trois ans plus tard, cette fois, en pleine guerre. Une Delage vient s'y garer. A son bord, Henri, résistant communiste, cardiaque ; Renée, une pure et dure du Parti ; et une jeune fille ligotée, Astrid, qu'ils soupçonnent d'avoir dénoncé leur réseau. La maison est propice à toutes les explications, mais aussi au réveil des passions intimes, à l'écart des grandes routes de l'Histoire...

Mon avis :
L'homme au bout du rouleau est le deuxième roman d'une trilogie. J'ai commencé par le troisième roman La jeune femme triste, et finirait donc par le premier volet. Le lien entre ces trois histoires est cette maison isolée.
Ce roman a les mêmes qualités mais surtout les mêmes défauts que le suivant. Surtout j'ai retrouvé le même problème de ponctuation : les dialogues ne font pas l'objet de retour à la ligne, ce qui complique grandement la compréhension. Il s'agit d'un livre court et c'est certainement ce qui m'a permis de ne pas arrêter ma lecture. J'étais tentée de le faire, même si j'avais envie de connaitre l'issue de ce qui commence comme un huit clos entre un homme et deux femmes.

22/04/2007

Edith Wharton : Xingu




Couverture :
Dans le cadre de leur club très fermé, des femmes de la meilleure société américaine ont invité la romancière Osric Dane, celle qu'il faut absolument avoir lue. Précieuses et ridcules, elles y vont de leur commentaires insipides, et ne manquent pas de s'attirer en retour les foudres de l'écrivain. Contre toute attente, l'une d'elle renverse la situation et met à mal l'écrivain en lui demandant ce qu'elle pense de Xingu... Quel est donc ce Xingu que tout le monde semble connaitre?
Auteur du Temps de l'innocence, Edith Wharton (1862-1937), ironise avec virtuosité sur le snobisme en matière de culture.

Mon avis :
J'ai vu au cinéma l'adaptation du temps de l'innocence, il s'agit pourtant de ma première lecture d'Edith Wharton. Ce fut un petit délice. Le format se rapproche plus d'une nouvelle qu'un roman même si on trouve cette nouvelle seule.
L'affaire est rondement menée et ces précieuses ridicules sont tournées en dérision d'un coup de plume moqueur. L'histoire ne souffre pas d'avoir été écrite il y a plus d'une siècle et est toujours d'actualité. Transposez cette scène dans un salon parisien :)