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08/07/2007

Ben Rice : Poppy et Dingan


Couverture :
Au fin fond des terres australiennes, dans un village nommé Lightning Ridge, vivent des chercheurs d’opale, avides de richesse et de reconnaissance. La quête de ces trésors enfouis dans la pierre rude des concessions rythme la vie de cette terre d’égarés où les hommes tracent un sillon à la pioche. Alors que le jeune Ashmol tente de se convertir à l’enthousiasme de son père, sa petite sœur Kellyane s’invente des amis imaginaires : Pobby et Dingan. Inséparables compagnons invisibles, connus dans tout Lightning Ridge, à l’existence desquels seuls Ashmol et son père refusent de croire… jusqu’au jour où Kellyane déclare leur disparition et se meurt de chagrin…
Ben Rice signe avec ce premier roman drôle et enjoué, habité de personnages touchants jusqu’aux larmes, une parabole sur le tangible et l'irréel. Ou comment un monde d’adultes fanatiques, en quête de pierres précieuses dont seuls quelques folklores attestent l’existence, finit par croire aux êtres invisibles pour sauver une petite fille perdue dans ses rêves.

Mon avis :
Je viens à peine de refermer ce livre lu d’une traite à la faveur d’un voyage en train. Bizarrement, j’ai mis un moment à le commencer et finalement je suis tombée sous le charme de cette histoire. C’est effectivement un bijou de drôlerie et de tendresse. J’ai retrouvée la même innocence qui m’avait tant plu dans L’éducation d’une fée, où déjà les croyances d’un enfant influençaient le comportement des adultes. Ici, c’est tout une ville qui se met à croire aux amis imaginaires d’une petite fille.

Je regrette seulement de ne l’avoir pas lu en anglais. Un coup de cœur pour un livre récupéré lors d’un diner livre échange en plus, que je n’aurais peut-être pas achetée seule.

06/07/2007

Jane Austen : Raison et sentiments


Couverture :
Injustement privées de leur héritage, Elinor et Marianne Dashwood sont contraintes de quitter le Sussex pour le Devonshire, où elles sont rapidement acceptées par la bourgeoisie locale étriquée et à l'hypocrisie feutrée. L'aînée, Elinor, a dû renoncer à un amour qui semblait partagé, tandis que Marianne s'éprend bien vite du séduisant Willoughby. Si Elinor, qui représente la raison, dissimule ses peines de cœur, sa cadette étale son bonheur au grand jour, incapable de masquer ses sentiments. Jusqu'au jour où Willoughby disparaît... Publié en 1811, Raison et sentiments est considéré comme le premier grand roman anglais du XIXe siècle. L'avant-propos d'Hélène Seyrès permet de replacer dans son contexte ce classique de la littérature, dont l'auteur a influencé nombre d'écrivains majeurs, tels Henry James, Virginia Woolf ou Katherine Mansfield.

Mon avis :
Après Mansfield Park, voici mon deuxième roman de Jane Austen. J'ai retrouvé le même style, un peu désuet, mais je suis tout de même sous le charme.
A l'identique, le démarrage est long, très (trop?) long. Jane Austen prend son temps pour positionner ses personnages, les décrire, et planter l'intrigue. Cela a tout de même été un peu plus rapide, que pour Mansfield Park.
Et encore à l'identique, la fin est rapide très rapide, tout se dénoue d'un seul coup.
Je n'avais pas vu le film adapté du roman avec Emma Thompson et Hugh Grant, mais je l'ai ajouté dans ma "to do" liste.

Je vais faire une petite pause mais compte bien lire les aventures de Darcy prochainement.

26/06/2007

Shan Sa : Porte de la paix céleste


Couverture :
Zhao le soldat et Ayamei la révoltée courent dans les rues sombres de Pékin. La Place de la Paix céleste - Tian an men - est couverte du sang des étudiants. Du sang des enfants de la Chine moderne, élevés dans l'idéologie étouffante du régime maoïste.

Ayamei se cache, quitte Pékin, parcourt des milliers de kilomètres, fuit vers la montagne. Inlassablement Zhao suit sa piste. Son acharnement est à la mesure de sa foi dans le régime : aveugle et sans limites. Au terme de cette longue traque, Zhao, l'autodidacte inflexible, se laissera-t-il contaminer par la beauté et la poésie ou choisira-t-il d'ignorer la voie qu'Ayamei est en train de découvrir ?

Il deviendra, malgré lui, le héros d'un roman d'amour sobre, pudique et troublant.

Extraits :
"Aujourd'hui, enfin, je comprends l'erreur qui a failli signer ma perte : j'ai trop demandé à la vie, j'ai pensé qu'elle me devait le bonheur et la sérénité. En réalité, la vie n'offre ni le bien ni le mal. Le bonheur est un fruit qu'on cultive et récolte dans son âme. On ne peut pas le recevoir de l'extérieur."

Mon avis :
Encore sous le charme de La joueuse de go, j'ai pris le risque de lire rapidement un autre livre de Shan Sa. Porte de la paix céleste a été écrit 3 ans avant La joueuse de go. Il m'a fait penser à un brouillon (de haute qualité) de ce roman. On retrouve la même organisation même si l'époque est différente :
- une héroïne belle et révoltée et un soldat peu à peu sous son charme
- l'alternance de point de vue entre les 2 protagonistes
J'ai aimé ce roman comme j'ai aimé la joueuse de go, cependant j'espère que Shan Sa a su sortir de ce schéma, et ses autres romans sont différents (tout en gardant la même poésie). J'attendrais un peu avant d'en lire un troisième.

Philippe Delerm : La sieste assassinée


Couverture :
" Mais la minute qui compte, c'est tout à la fin. Les gestes se sont alentis, le coiffeur vous a délivré du tablier de nylon, qu'il a secoué d'un seul coup, dompteur fouetteur infaillible. Avec une brosse douce, il vous a débarrassé des poils superflus. Et l'instant redouté arrive. Le coiffeur s'est approché de la tablette, et saisit un miroir qu'il arrête dans trois positions rapides, saccadées : sur votre nuque, trois quarts arrière gauche, droite. C'est là qu'on mesure soudain l'étendue du désastre... Oui, même si c'est à peu près ce qu'on avait demandé, même si l'on avait très envie d'être coiffé plus court, chaque fois on avait oublié combien la coupe fraîche donne un air godiche. Et cette catastrophe est à entériner avec un tout petit oui oui, un assentiment douloureux qu'il faut hypocritement décliner dans un battement de paupières approbateur, une oscillation du chef, parfois un "c'est parfait" qui vous met au supplice. Il faut payer pour ça. " Quelques courts textes, pleins d'humour, qui sont autant de petites madeleines, tantôt venues de la mémoire de l'enfance, tantôt contemporaines, et saisies à la surface du temps.

Mon avis :
Je fais partie des fans de "la première gorgée de bière". Ici, Philippe Delerm reprend le même principe de très courtes nouvelles avec le principe du plaisir subitement gâché. Malheureusement, si son style et ce principe me plaise, il ne va pas au bout pour toutes les courtes nouvelles (ou courts instants) du livre. Certains chapitres m'ont semblé totalement incongrus dans ce recueil. Il reste cependant quelques moments de grâce, comme cette séance chez le coiffeur qui se termine mal, cette sieste assassinée ou cette pluie sur Roland Garros.

un lien sur la biographie de l'auteur

23/06/2007

Plum Sykes : Blonde attitude


Couverture :
Blonde comme les blés et belle à se pâmer, l'excentrique et sexy Julie Bergdorf- richissime héritière des magasins de luxe du même nom - a vraiment tout pour plaire. Quotidiennement entourée d'une meute d'admiratrices, cible privilégiée des magazines people et déesse incontestée des boîtes de nuit fashion et autres restaurants huppés, la lolita de la mode règne en maîtresse absolue sur la toute-puissante jet-set new-yorkaise. Seul hic, mademoiselle est célibataire. Et dans les quartiers hype où le chic du chic consiste à se pavaner au bras de son fiancé, cette situation relève de l'impardonnable faute de goût. Lancée à l'assaut du MP - Mari Potentiel -, la Princesse de Park Avenue saura-t-elle trouver chaussure à son pied?

Biographie de l'auteur :
Plum Sykes est née à Londres et a fait ses études à Oxford. Elle a débuté au Vogue anglais en 1993 avant de rejoindre, quatre ans plus tard, la rédaction du Vogue américain à New York, où elle dirige les rubriques mode, société et célébrités. Elle participe également à la rédaction du magazine Vanity fair. Pour son premier roman, Blonde attitude, Plum Sykes a choisi de tremper sa plume dans le petit monde fascinant des princesses de Park Avenue, les " Bergdorf Blondes ".

Mon avis :
C'est en fait l'histoire de la meilleure amie de Julie qui est racontée. Et en plus elle est brune! :)
En tous cas, j'ai vraiment apprécié. Même si on ne peut pas à proprement parler de satyre, le ton est toujours ironique et comique.
La "dure vie" des héritières est détaillée. Encore une excellente lecture de détente.

PS : je signe tout de suite pour être une pauvre héritère de New York :)