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16/11/2007

David Foenkinos : Qui se souvient de David Foenkinos?


Couverture :

"Je ne sais pas si certains d'entre vous se souviennent de moi. Il y a quelques années, j'ai publié Le potentiel érotique de ma femme. Ce roman, traduit dans de nombreuses langues, avait obtenu un réel succès. J'étais alors dans la promesse. Pourquoi les choses ont-elles si mal tourné ? Depuis ce succès qui s'efface des mémoires, j'ai publié quatre autres romans et tous sont passés inaperçus. J'ai tenté d'analyser les raisons de mes échecs, mais il est impossible de comprendre pourquoi l'on devient invisible. Serais-je devenu médiocre ? Suis-je trop allé chez le coiffeur ? Pourtant, je dois absolument m'accrocher : bientôt, une fabuleuse idée de roman va surgir en moi. Bientôt, je serai à nouveau propulsé parmi les auteurs vivants. Enfin, on va se souvenir de moi.

Mon avis :
Je me souviens bien de vous cher monsieur F. et grâce à ce livre je ne pourrais pas vous oublier.
Je viens à peine de refermer ce bel opus et prends ma plus belle plume ou plutôt mon clavier pour écrire le charme qui me hante encore.

Encouragée par votre lectrice chouchou qui vous a écrit une lettre charmante et un peu folle, j'ai lu cette année Le potentiel érotique de ma femme et En cas de bonheur. Ils étaient restés 2 ou 3 mois sur ma PAL et finalement j'avais trouvé l'envie, le moment de les lire. Il faut savoir attendre le bon moment pour rencontrer un livre...

L'histoire s'est répétée avec Qui se souvient de David Foenkinos? J'ai eu envie de le lire avant sa sortie, encouragée par les commentaires encore une fois de votre lectrice chouchou (il faut dire que sa dédicace et le fait de l'avoir reçu en avant première, nous a réservé quelques commentaires pendant des diners de blogueuses).
Mais après tout, j'étais la dernière à m'en plaindre, même si j'ai honteusement profité du départ en vacances de toujours votre lectrice chouchou pour organiser un diner 100% foenkinos free (qui ne le fut pas d'ailleurs, une happy few vous ayant cité!).

Donc je disais j'ai aimé et suis encore sous le charme de votre dernier opus même s'il a attendu un mois sur ma PAL que le moment de le lire arrive.

J'ai tout d'abord aimé ce changement de style. L'humour est moins présent, certainement moins évident même si votre "patte" ressort au détour d'un paragraphe ou d'une phrase.
J'ai aimé cette mise en scène d'un personnage s'appelant comme son auteur : où est l'autobiographie, où est la romance? Vous vous amusez à nous perdre comme pour mieux nous retrouver (bon ok, elle était facile mais tout le monde n'est pas un écrivain).
J'ai aimé ce personnage de looser (je pense et j'écris personnage car déjà contrairement à ce que vous pensez, vos lecteurs ne vous ont pas oublié!) qui appréhende quelque fois l'écriture uniquement comme un moyen de séduire les femmes.
J'ai aimé cette autopsie d'un amour qui se termine.
J'ai aimé l'histoire de cette idée perdue et de cette course pour la retrouver.

En fait, j'ai tout simplement aimé votre roman!

Une lectrice :)

 

PS : pour rappel l'avis de the lectrice chouchou, et de Virginie.

15/11/2007

Laurent Graff : Les jours heureux

Couverture :
Dès ses 18 ans et l'encaissement de son livret A, Antoine décide de s'offrir une concession individuelle au cimetière et une tombe classique mais solide, sans frou-frou ni effets de jambe. Les colifichets, le marbre, les dorures, l'agitation frénétique, ce n'est pas son style. Antoine a un plan de vie tout tracé dont il ne connaît pas encore les détails mais assume déjà la chute : la mort. Il cesse rapidement d'étudier, trouve un boulot peinard, se marie, fait des enfants, observe d'un œil extérieur et critique la disparition progressive des fragiles sentiments qui le relient à sa famille. Puis un héritage inattendu lui fait prendre sa vie en main :

J'annonçais à ma femme et à mes enfants ma décision de les quitter. Les tropiques ne me tentaient pas ; j'avais envie de calme, de paix, loin des vicissitudes de l'existence ; je voulais me laisser flotter doucettement à la surface de la vie, faire la planche en attendant de finir entre quatre. À 35 ans, je choisis de vivre dans une maison de retraite.

Il porte son dévolu sur les "Jours heureux" et sur ses pensionnaires. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Antoine ne s'avoue ni résigné ni vaincu… C'est un chercheur en colère qui veut saisir l'insaisissable, l'absurdité de la vie, en assistant au spectacle de la mort…

Mon avis :
J'ai lu encore 2 romans de Laurent Graff, ayant prévu d'aller le voir en signature dans une librairie de Paris. Petit avertissement, il n'est pas bavard, et donc je suis repartie un peu déçue, n'ayant même pas réussi à lui faire décrocher un sourire. Caro[line] a eu un peu plus de chance en lui demandant de répondre à ses fameuses "trois questions à". Je ne commenterais pas la pré-réponse du monsieur, celui-ci ayant promis d'envoyer ses réponses, vous devriez bientôt les retrouver sur son blog.

Donc, revenons aux jours heureux. Une nouvelle fois, Laurent Graff sait surprendre. Le personnage d'Antoine est totalement atypique. Son obsession pour la mort, sa façon de l'attendre, de chercher à la comprendre pourrait en faire un triste sire et pourtant ce n'est pas le cas. Il s'agit plus de l'enquête d'un chercheur. Antoine rend compte de cette aventure auquel il participe. Un avis mitigé, j'ai bien aimé mais ce n'est pas forcément un livre que je conseillerais (sauf pour ceux qui aime déjà l'auteur).
Si vous n'avez jamais lu de Laurent Graf : commencez plutôt par le cri, et il ne vous reste qu'une photo à prendre, 2 de mes coups de cœur de cette année!

Ce livre n'a pas l'air d'avoir été beaucoup lu sur la blogshpère, je n'ai trouvé aucun billet en cherchant par le moteur de Camille.

12/11/2007

Calixthe Beyala : Comment cuisiner son mari à l'africaine

Couverture :
" Ce soir-là, l'odeur du crocodile â la sauce tchobi et d'une purée de mangues sur toast charrie les légendes africaines. C'est l'odeur du vent des forêts, lorsque les esprits volettent de branche en branche et perturbent le sommeil des hommes... " Mademoiselle Aïssatou est amoureuse d'un Malien pure souche, célibataire et manutentionnaire. Souleymane Bolobolo vit avec sa mère qui a une poule pour animal de compagnie. Et pour séduire cet homme, il ne suffit pas d'être une " femme flamme " et de lui refiler un tendre baiser, il faut aussi les senteurs tropicales qui captivent. Mangue sauvage, marinade d'épices et pépé-soupe de poissons...
Voilà de quoi déclencher torrents d'extase et excès sensuels. Mieux que les contes de Schéhérazade, Calixthe Belaya a ses philtres suaves et autres poudres magiques pour ensorceler " l'autre ".. Mangue sauvage, marinade d'épices et pépé-soupe de poissons... Voilà de quoi déclencher torrents d'extase et excès sensuels.
Mieux que les contes de Schéhérazade, Calixthe Belaya a ses philtres suaves et autres poudres magiques pour ensorceler " l'autre "...

Mon avis :
Mademoiselle Aïssatou séduit son malien en 17 chapitres qui se terminent tous par une ou plusieurs recettes. C'est certainement là l'une des plus grande originalité de ce livre. Les recettes sont difficilement toutes faisables à Paris (quoique peut être est il possible de trouver du singe, du boa!)
Il est intéressant de découvrir la réflexion de l'héroïne sur son européenisation, et peu à peu son retour aux sources pour séduire son homme. Malheureusement, pas grand chose à dire de plus, j'ai beaucoup aimé le début mais je me suis vite essoufflée, ce qui est dommage sur un aussi court roman (157 pages en comptant les recettes).

Lu dans le cadre du club des théières de Novembre ayant pour thème la cuisine :)

07/11/2007

Régis de Sà Moreira : Le libraire

Couverture :
- Vous l'avez lu?
- Oui, dit le libraire.
- Moi aussi, répondit le jeune homme.
Le librairelui sourit. Le jeune homme prit confiance :
- Mais je l'ai offert à quelqu'un... à qui je n'aurais pas du l'offrir.
- C'est difficile d'être sûr de ces choses-là, répondit le libraire.
- Oui, dit le jeune homme.
- Ne désespérez pas, dit encore le librairre.
Certains livres sont à retardement...

Mon avis :
Il y a des livres dont le charme agit immédiatement. Pourtant, ils n'ont rien de particulier, sauf peut-être la petite touche de poésie nécessaire, la fantaisie qui manque au quotidien. Ces livres alors vous ensorcellent et vous les reposez avec regret. C'est ce que j'ai ressenti avec Le libraire, dont la critique d'Emeraude et aussi bien les commentaires associés, m'avaient immédiatement donné envie.

Il s'agit de l'histoire d'un libraire particulier qui a fait le choix de ne plus quitter sa libraire, qui a eu le coeur brisé par trois femmes, boit des tisanes toute la journée et déchire des pages de livres quand un passage lui fait penser à l'un de ses frères et soeurs. Il lui envoie alors ce passage en guise de lettre.
Dans sa libraire au bruit d'un "poudoupoudou" viennent le voir des jeunes filles qui n'ont pas encore appris à ne pas commencer un livre par la fin, une jolie fleuriste, la mort ou même Dieu.
Le fantastique côtoie alors le quotidien...

Le libraire se promena dans les allées de sa librairie.
Il prit au hasard un livre sur une étagère.
Il l'ouvrit à la première page et commença à lire, et sourit.
Il tourna la page, continua, se laissa glisser contre l'étagère jusqu'à s'assoir par terre. Son sourire s'élargit.
Ce n'était pourtant pas un livre drôle, et même loin de là, mais c'était l'effet que les livres faisaient au libraire, et c'était d'ailleurs ce pourquoi il était devenu libraire.

Merci Emeraude pour la découverte et le prêt de ce livre. Après La douceur des hommes, je pense qu'il va s'agir du deuxième livre que je vais beaucoup offrir :)

04/11/2007

Laurent Graff : La vie sur Mars


Couverture :
Un voisin homme-grenouille. Des cow-boys qui font leurs courses au supermarché. Un candidat aux élections et son jumeau. Un ninja et des piments. Une femme frigide sous la neige. Une journaliste qui parle à son chat. Un chasseur de Japonaises. Un écrivain et la Coupe du monde de football. David Vincent et les Bee Gees... La vie est étrange, parfois.

Mon avis :
Avant d'aller voir Laurent Graff, vendredi, lors d'une soirée lecture, je voulais découvrir ses autres livres. Après Le cri et Il ne vous reste qu'une photo à prendre, je suis donc partie gaiement au Virgin dévaliser leur rayon (comme toute LCA qui se respecte je souriais aux anges de "devoir" bientôt acheter des livres!... Oui oui, je sais grande prêtresse de la PAL, tout ceci n'est absolument pas responsable! :o)
Malheureusement, en matière de Laurent Graf, il n'y avait en rayon que les 2 livres déjà lus! J'ai donc commandé deux autres de ses opus lorsque le libraire se rappela avoir également reçu La vie sur Mars en édition poche. Aussitôt entendu, aussitôt acheté, sans même savoir de quoi il retournait! (bon j'avoue, avec quelques autres livres, mais un était pour le club des théières!) Pardonne moi ma PAL car je t'ai encore agrandie...

La vie sur Mars est, je pense, une sorte d'Ovni dans la biographie de Laurent Graf, je pourrais confirmer cette impression après avoir lu un peu plus de ses livres qui m'attendent au Virgin.
Tout d'abord, il s'agit de nouvelles. Tous les styles se côtoient de l'histoire la plus absurde avec "la vie de voisin" où ces voisins se déguisent en indienne et homme-grenouille, "La vie-mon amour" jolie déclaration en passant par "La vie d'écrivain" (ma nouvelle préférée) où Laurent Graff, enfin plutôt le narrateur (quelle est la partie autobiographie, quelle est la partie inventée?) explique sa difficulté à écrire une nouvelle imposée sur le thème de la coupe du monde de foot pour le journal Le monde. Il décrit avec beaucoup d'humour le complexe de la page blanche et comment son narrateur lutte contre.

Un avis donc mitigé mais je suis pressée de découvrir les autres romans de l'auteur dès lundi soir. Et surtout vivement vendredi afin de pouvoir évaluer le potentiel d'auteur chouchou du monsieur, avec une docteur es chouchou ;) Affaire à suivre...