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07/01/2008

Aki Shimazaki : Tsubaki, le poids des secrets /1




Couverture :

Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père qui l'ont poussée à commettre un meurtre.
Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin.

Mon avis :
Une très belle première lecture pour cette nouvelle année puisqu'il s'agit de mon premier coup de cœur 2008!
Et un coup de cœur totalement inattendu puisque sans le cadeau de Clochette, je ne l'aurais certainement jamais lu.
Aki Shimazaki sait admirablement raconter cette histoire de famille qui est la petite histoire dans la grande histoire (la raison des deux bombardements atomiques du Japon par les Américains est abordée et m'a d'ailleurs donné envie de me renseigner sur la vision des japonnais de cette tragédie).
Le livre est très court et je n'ai pu le lâcher que pour le temps d'une séance de cinéma avant de vite reprendre ma lecture.
J'ai également beaucoup aimé le style simple et limpide de l'auteur pour raconter cette histoire difficile.

31/12/2007

Jorn Riel : La vierge froide et autres racontars

Couverture :
"Cap sur le Groenland avec Jorn Riel, écrivain baroudeur et conteur malicieux. De son long séjour en Arctique il a rapporté des anecdotes, des récits, des "racontars". En un mot, des histoires d'hommes seuls sur une terre glacée où le soleil, l'hiver, se couche très longtemps. Ces rudes chasseurs ont d'étranges faiblesses, des tendresses insoupçonnées, des pudeurs de jeunes filles et des rêves d'enfants. Les solitaires s'emplissent de mots tus et, ivres de silence forcé, ils quittent parfois leur refuge pour aller "se vider" chez un ami. Ces nouvelles de l'Arctique ont la rudesse et la beauté du climat qui les suscite. Souvent râpeuses, toujours viriles, parfois brutales, saupoudrées de magie et de mystère, elles nous racontent un monde où la littérature ne se lit pas mais se dit, où l'épopée se confond avec le quotidien, où la parole a encore le pouvoir d'abolir le présent et de faire naitre des légendes."


Mon avis :
Lu dans le cadre du club de lecture des blogueuses, j'ai malheureusement été très déçue par ce livre. J'avoue que je n'aurais probablement pas fini cette lecture si cela n'avait pas été une lecture commune.
J'avais déjà lu cette année la maison des célibataires du même auteur et qui m'avait plu sur le coup (même si finalement je n'en ai pas gardé un grand souvenir). Ici, pourtant j'ai retrouvé le même style, la même ambiance et pourtant rien n'a agit. Les histoires m'ont ennuyée (sauf celle de la vierge froide), j'étais tellement peu intéressée que j'ai même eu du mal à comprendre certains passages.
Dommage, j'espère que les autres blogueuses auront plus aimé :)

20/12/2007

Bruno Hébert : C'est pas moi, je le jure!

Couverture :
Léon Doré est un jeune garçon de 10ans que personne ne comprend sauf son amie Clarence. Ensemble, ils vivent des aventures époustouflantes et même périlleuses, au bout de la folie. A la fin, il comprendra que même parfois nos amis peuvent nous trahir.
C'est pas moi, je le jure! est le premier roman de Bruno Hébert.

Mon avis :
Ce livre faisait partie de mes devoirs de PAL : je l'avais emprunté il y a 2 mois à Tamara et je tenais absolument à lui rendre même si sa propriétaire m'assurait ne pas en avoir besoin!
Je l'ai donc commencé auto contrainte et forcée.
Sans cette auto contrainte, je ne l'aurais certainement pas lu jusqu'au bout. L'impression est très bizarre : le style de Bruno Hébert m'a déstabilisée : il restitue très bien les impressions d'un enfant de 10 ans (Léon est le narrateur) sans toutefois jamais tomber dans le récit simpliste. Cela donne une impression de décalage entre le récit et la langue et les tournures utilisées.

Passée cette gène, j'ai aimé cette histoire, la détresse de cet enfant qui peu à peu sombre. En refermant ce livre, mon bilan est positif, ce dont je n'aurais jamais auguré en le lisant.
Finalement, il y a certains avantages à l'auto contrainte ;)

L'avis de Tamara que je remercie du prêt.

12/12/2007

Jens Christian Grondahl : Virginia

Couverture :
" Plus tard, lorsqu'ils prirent le petit déjeuner, elle fit comme si de rien n'était, affichant son habituel sourire bien élevé. Et peut-être n'y avait-il rien... Son oncle expliqua qu'il avait entendu dire qu'un avion anglais s'était écrasé non loin, sur la côte, au nord. Un soldat allemand monte la garde près de la carcasse de l'avion abattu. " Nous sommes en 1943, et les bruits de la guerre n'épargnent pas même cette grande demeure bourgeoise construite au bord de la mer du Nord. Ses propriétaires, un couple sans enfants, accueillent leur jeune neveu de quatorze ans, mais aussi la fille adolescente de la couturière de Madame, pour la mettre à l'abri des bombardements qui menacent Copenhague. Lorsqu'un avion s'écrase non loin de là dans les dunes, un drame silencieux va se nouer entre les deux adolescents et un pilote britannique... Ce récit dépouillé et émouvant sur le thème de l'innocence perdue marque sans doute un tournant dans l'écriture de Jens Christian Grondahl, dont le talent s'affirme de livre en livre.

Mon avis :
D'abord j'ai été attirée par la couverture. La photo n'est pas magnifique, plutôt de facture classique mais je l'ai aimé. Ensuite j'ai été intriquée par le 4ème de couverture, le début en tout cas (je ne les lis plus en entier depuis quelques mauvaises expériences).
Il ne m'en a pas fallu plus en tous cas, pour craquer et l'acheter malgré ma PAL.

Le récit est effectivement dépouillé mais il possède une sorte de grâce, certainement à l'image de son héroïne. Le récit est mené par le neveu. Adolescent lors de l'épisode du pilote britannique, il portera au fond de lui ce secret.
L'auteur offre une vision de la vie que j'ai trouvé désabusée, un peu ironique, souvent nostalgique et pourtant j'ai également ressenti une vraie tendresse pour certains personnage.

A découvrir.

20/11/2007

Valentine Goby : Petit éloge des grandes villes

Couverture :
" J'ai lu sur la ville de Douala, vu des milliers de photos, tenu entre mes mains d'énormes volumes de documents d'archives, je l'ai traversée et je n'ai pas écrit sur Douala mais sur l'exil et la raison de vivre ; j'ai lu sur Rennes, annoté des centaines de pages, cherché des images impossibles et peu importe, je n'ai jamais écrit sur Rennes mais sur la transgression. Je ne crois pas qu'une ville, qu'un lieu soit un sujet, la ville force le regard, mon regard, je me reflète en elle, elle en moi, les lieux seuls n'existent pas, nous sommes les lieux que nous avons traversés. "

Mon avis :
Grasse, New-York, Paris, encore New-York, Marseille, Jérusalem, Manille... Comme Petit éloge de l'excès, il s'agit d'un recueil de nouvelles. Valentine Goby nous entraine au fil des villes où elle semble avoir vécu (ce qui est certainement le cas en lisant sa biographie.
J'avoue que j'ai trouvé les nouvelles inégales. Celles qui m'ont le plus marquées sont certainement celles dont je connais les villes (peut-être avais je besoin de cela pour "rentrer" dans l'histoire). Je retiendrais surtout l'une des nouvelles parlant de New-York : New York Kaléidoscope qui est un mélange d'instantanés de cette ville (différents sentiments pour différents lieux).