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26/10/2008

Ange : Le grand pays ( La legende des tueuses-demon - Tome 1)

*** Caution : la lecture de ce livre peut provoquer ***
*** des dommages typiquement LCA ***




A 11heures, ils demandèrent à Malïn de se suicider. Ils l'amenèrent dans la suite princière et lui laissèrent, selon la tradition, une dague, un bol de breuvage d'épices au miel et une fiole de poison. Puis ils s'inclinèrent et sortirent. Malïn resta seul. Il avait quatorze ans.

Mais un autre destin attend le jeune prince.






Je suis certaine que vous connaissez l'horrible frustration à la lecture de la dernière phrase d'un roman qui vous a passionné. Imaginez cette frustration multipliée par cent due à un suspens de folie qui ne sera résolu que lors de la sortie du prochain tome. C'est exactement ce que j'ai ressenti en refermant Le grand pays, roman qui offert lors de la soirée de rentrée Bragelonne. Nous étions début septembre et le tome 1 n'était même pas encore sorti que je réclamait déjà le 2. J'avais même que j'en ai même rugit de frustration :)

Mais pourquoi ai-je tant aimé ce livre? C'est une question que je me pose depuis un petit moment, et j'ai eu beaucoup de mal à rédiger ce billet. Déjà, la première scène est un choc : pas de longue introduction où il ne se passe pas grand chose mais qui permet à l'auteur (ici les auteurs) de présenter l'univers dans lequel il veut entrainer son lecteur. Cette scène nous projette directement au coeur de la tragédie (ou l'action) puisque Malïn est laissé seul pour décider de quelle manière il préfère mourir, et ensuite exécuter son suicide. Cependant, le palais est frappé par une entité maléfique. Le prince s'enfuit avec une princesse délivrée en chemin, pour ramener une tueuse-démon et ainsi sauver son pays.

C'est un univers riche et cohérent qu'ont réussi à créer Anne et Gérard Guéro. Ce roman initiatique est d'une grande qualité littéraire : la langue est poétique, tout en réussissant le tour de force à projeter constamment le lecteur dans l'action. Au délà de l'histoire qui m'a tenue en haleine tout du long, des personnages auxquels je me suis attachée, j'ai vraiment apprécié lire ces phrases.

Et là, la frustration me reprend parce que je n'arrive pas à retranscrire la moitié du plaisir de cette lecture.
Lisez-le, lisez-le, lisez-le :))

Isil a également aimé même si elle a été gênée par des expressions trop modernes.

26/08/2008

Thomas Day : L'automate de Nuremberg

Couverture :
" Ai-je une âme, Père ? " Telle est la question que Melchior Hauser, le célèbre automate joueur d'échecs, veut poser à son créateur, Viktor Hauser. De la cour de Russie au quartier juif de Nuremberg, des brumes londoniennes aux chaleurs de l'Afrique, il part à la recherche de ses origines, mais sa quête pourrait bien lui réserver des surprises... Sur fond de campagnes napoléoniennes, un voyage initiatique à la croisée des genres pour entrer dans l'univers de Thomas Day.



Mon avis :
Encore un achat du salon du livre d'Epinal! Petit à petit, j'essaie de les lire. Lorsque nous avons rencontré Thomas Day, Fashion sautillait sur place en pensant à Yueyin qui si j'ai bien compris est une fan, tandis que moi, je ne savais pas du tout de qui il s'agissait encore une fois. J'ai du lui paraitre un peu rude en lui demandant si cette nouvelle était une commande de Folio. Effectivement, j'ai eu quelques bonheurs, mais surtout des regrets dans cette collection à 2 euros. Le monsieur m'ayant assuré qu'il ne s'agissait pas d'une commande, j'ai pris un risque.

Et voilà, commande ou pas, j'ai été embarquée par l'histoire de cet automate surdoué auquel il ne manque qu'une parole fluide. La nouvelle se présente sous la forme du journal de Melchior Hauser, un automate d'échec à qui le tsar de Russie vient de rendre sa liberté. Il part sur les routes d'Europe accompagné de Derevko un soldat, pour retrouver son créateur. Melchior veut savoir s'il a une âme. Cette quête est l'occasion de croiser divers personnages, et permet à Melchior de prouver tout son génie. Mais il ne reste qu'un automate...

J'ai aimé le style de l'auteur qui s'adapte parfaitement à celui d'un automate. Je le relirais en plus grand format avec plaisir.

23:30 Publié dans Fantasy, SF | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : day thomas, nouvelle | |  Facebook |

01/08/2008

Li-CAm - Laura Vicedo - Philippe Aureille : La petite Bébeth



Couverture :
Bébeth n'a que 8 ans. Elle est petite pour son âge mais grande dans sa tête. Encore trop jeune pour vraiment comprendre le monde qui l'entoure, elles pressent déjà le chaos et les paradoxes de la vie...
Cette compréhension précoce des enjeux de la condition humaine, toutes ces idées qui tournent dans sa tête -et auxquelles personne ne semble pourvoir répondre -sont les sources d'une angoisse qui la contraint à se réfugier dans un monde chimérique, mélange entre rêve et réalité, où la maladie, la mort, l'échec ne sont que des artifices de l'esprit, comme tout le reste.

La collection " Petite Bulle d'Univers " est le terrain de rencontre entre un écrivain, un plasticien et un graphiste. Pour ce troisième numéro, Li-Cam, Laura Vicédo , Philippe Aureille nous offrent une vision émouvante et personnelle de l'imaginaire enfantin autour du thème du " recyclage ".

Mon avis :
En lisant l'anthologie La terre, je suis tombée sous le charme de la plume de Li-Cam. J'ai eu la chance de la rencontrer lors du salon des Imaginales et sur les conseils de Jeanne-A Debats, j'ai acheté la nouvelle graphique La petite Bébeth.
Ici j'ai retrouvé avec plaisir (mais pour un trop court moment encore une fois), l'univers poétique que sait créer en quelques lignes Li-Cam. Par touche de mots, sans qu'on s'en rende compte, un univers est créé, borderline mais touchant. Et grâce à ce format de nouvelle graphique, le texte est illustré par de très belles compositions de Laura Vicedo et Philippe Aureille sur le thème du recyclage. Je trouve que ce thème fait excessivement bien écho à celui de l'imaginaire enfantin support de la nouvelle.
Peu à dire car le texte est court et agit comme un sortilège qu'il faut découvrir par soi-même.

Le site de l'auteur

16/06/2008

Kelley Armstrong : Capture


Couverture :
Elena Michaels est une femme recherchée. Elle n'a pourtant rien fait de mal. Enfin, pas récemment. Mais il y a dix ans, son amant l'a changée en loup-garou. La seule femme loup-garou au monde, en vérité. Et aujourd'hui, alors qu'elle parvient enfin à l'accepter, un groupe de scientifiques apprend son existence. Ils la pourchassent et elle s'apprête à foncer droit dans leur piège. Mais c'est sans compter sur la famille adoptive d'Elena, la Meute, qui ne reculera devant rien pour la retrouver. Et sans compter non plus sur Elena elle-même, ce qui est une grossière erreur

Mon avis :
Après le premier choc de ma rencontre avec Elena et les siens (et surtout Clayton avoue-le bien), je me suis évidemment précipitée chez mon libraire pour acheter le second tome de la série de Kelly Armstrong.
Et oui, un couple capable de faire passer Bella pour une modeste lycéenne (d'un autre côté c'est ce qu'elle est) et surtout Edward pour un vampire pré-pubère, avouez que c'est légèrement addictif.

Ici, Kelly Armstrong nous fait peu à peu rencontrer certains des personnages qui seront développés dans les tomes suivants : une sorcière, une vampire, un mage, un chaman, et autres personnages magiques. Elena se retrouve pourchassée pour venir compléter l'étrange collection entreprise par une sombre organisation.

Autant l'avouer tout de suite, j'ai eu une réaction totalement illogique : les loups-garous me semblaient vrais alors que les autres créatures me semblaient totalement impossibles. Et oui, je vous avais prévenu, c'était une réaction illogique, moi plongée dans mon livre en train de me dire que les loups-garous faisaient vrais alors que je ne croyais pas du tout aux vampires...

Heureusement passé ce petit malaise, j'ai à nouveau vibré pour les aventures d'Elena et Clayton. Si le précédent roman était centré sur les relations du couple et surtout l'incapacité d'Elena d'accepter sa condition de loup-garou, ici c'est un récit beaucoup plus classique : Elena, et sa meute arriveront-ils à détruire cette organisation?
Cependant des thèmes adjacents relèvent le récit :
- la sombre fascination de scientifiques pour ces créatures étranges
- l'apprentissage de ses pouvoirs à l'adolescence ou plutôt la pré-adolescence
L'auteur réussit à créer un grand panel de créatures et surtout à décrire au fur et à mesure leurs inter-relations. Sa qualité d'écriture reste la même, tout comme la traduction.

Kelley Armstrong continue donc d'envouter, et je suis plus que pressée de voir enfin sortir en français le troisième tome, même si celui-ci ne sera pas centré sur les aventures des loups-garous. D'ici là, je me serais habituées aux sorcières et aux vampires :)

02/06/2008

Collectif : Element I : La Terre


Couverture :
Elle voit tout, entend tout, ressent tout.
Mille histoires ont fleuri à sa surface, coulé en son sein pour irriguer notre culture, quand elles ne se sont pas cristallisées dans ses entrailles telles des pierres précieuses. Elles tracent leurs sillons dans sa chair et l’imprègnent un peu plus chaque jour.
Treize auteurs ont entendu son appel et vous racontent La Terre ! Les Terres d’hier et d’aujourd’hui ainsi que celles de demain, avec leurs lots de souffrance, de violence, de sacrifice, de joie, de rire…
De l’élément à la planète, de sombres secrets en touchantes offrandes, treize nouvelles pour voir la Terre autrement.
Sommaire :


Mon avis :
Ce recueil commence magnifiquement avec le plaidoyer de la terre, complainte mélancolique et poétique. J'ai trouvé que sa place était particulièrement adéquate. En première place de cette anthologie, elle montre toute sa force, décalée par son style des autres récits, elle les introduit pourtant très bien.

Ensuite, je suis littéralement tombée sous le charme de la plume de Li-Cam, et des ses deux personnages, un couple professionnel improbable entre un policier terre à terre et un Golem, nommé Franck. Le Golem est un géant de plus de deux mètre, mutant de l'affect. A eux deux, ils sont chargés de retrouver une petite-fille disparue. Cette paire feraient d'excellents personnages pour un roman.

Jeanne-A Debats nous entraine dans une grotte où se perd une jeune-femme auquelle pourraient s'identifier nombre de blogueuses. Elle se retrouve face à un esprit qui pour ne pas l'effrayer peut prendre différentes formes. Imaginez se retrouver face une copie de Georges, Hugh ou Harisson? Ce n'est pas le choix de l'héroïne, mais le sien ne manque pas d'allant! J'ai aimé le ton caustique de la narratrice. Ses interrogations de son temps.

J'ai été troublée par le réalisme de Terre blanche, terre rouge. La végétation a disparu, la terre est recouverte d'une substance blanche mortelle si on la touche. Il n'y a plus ni été, ni hiver. Ermelinde, une jeune-fille, ne veut pas oublier la terre d'autrefois et cherche comment combattre cette substance.

Le recueil se termine aussi justement qu'il avait commencé par l'Absente. Une nouvelle "réveil-matin" qui peut déranger et remettre en cause nos vies routinières.

Le site de l'éditeur
Magali Duez et Nathalie Dau seront à la librairie Neverland (78) samedi 7 juin de 14h à 18h.