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08/01/2011

Alexandre Dumas : Le château d'Eppstein

51HRZVM0Q2L._SS500_.jpgC'est une vieille prophétie qui préside aux destinées du château d'Eppstein : les comtesses d'Eppstein qui meurent le jour de Noël ne mourraient qu'à moitié. Quelle signification donner à cet étrange augure, tandis qu'on vit comme reclus dans la propriété du malfaisant comte d'Eppstein, perdue au milieu d'une forêt dans l'Allemagne de la fin du XVIIIe siècle ?

Là, au coeur d'une société encore féodale qui écrase impitoyablement les plus faibles, on n'entend à peine parler des guerres napoléoniennes. Dans ce monde à part, romantique et gothique, le Bien affronte le Mal à armes inégales.


Ah quel bonheur! Et oui, je l'ai déjà écrit une fois sur ce blog, et si je continue ma reprise en main de ce modeste lieu, attendez vous à lire d'autres billets sur Alexandre Dumas!

Dumas s'essaie au pré-romantisme allemand dans ce court roman. Il commence par un récit enchâssé puisque une introduction, nous permet de suivre le narrateur qui, un jour de chasse, se perd dans la forêt qui entoure le château. Réfugié auprès des gardiens du bâtiment, il passe la nuit dans une des chambres de la famille.

Le récit est alors séparé en deux parties qui ne sont pas clairement identifiées. Nous sommes tout d'abord amenés à suivre la vie du comte Maximilien et de son épouse la comtesse Albine. Ambitieux, le comte a réussit à séduire cette jeune-fille à la dote et la famille intéressante. Malheureusement, son caractère despotique se révèle dès le début du mariage. En 1793, la France menace d'envahir l'Allemagne, le comte fuit laissant femme et château seuls. Albine recueille alors un soldat blessé avec lequel elle est devient amie. Lorsqu'il revient, le comte est persuadée de l'infidélité de sa femme qui vient de lui annoncer sa grossesse. Il l'oblige à garder la chambre, et finira par la tuer un soir de Noël. L'enfant nait tout de même. Une légende raconte que si une comtesse d'Eppstein décède pendant la nuit de Noël, elle reviendra hanter le château...

Commence alors la deuxième partie du récit qui suit l'apprentissage du fils d'Albine abandonné dans le château par son père, qui préfère retourner à Vienne pour servir ses ambitions et surtout apeuré par les apparitions d'Albine qui veille par delà la mort sur son fils.

Ce roman est considéré comme à part dans l'œuvre de Dumas, car il n'y a ni cape, ni épée, pas de combats épiques donc. Il maintient une unité de lieu, et le nombre de personnages est réduit à l'extrême (moins de 10). Cependant, porté par le double souffle du  pré-romantisme (il s'agit d'une histoire d'amour) et de surnaturel, le récit reste haletant grâce à plusieurs renversements. Si certaines tournures ont un peu plus mal vieillies que dans les autres romans de l'auteur, l'intérêt du lecteur est conservé et il est palpitant de suivre la vie de cette famille.

Merci Fashion pour le prêt.

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Cette lecture compte pour le challenge nécrophile puisque l'auteur est enterré à Paris depuis 2002 (même si, j'avais déjà rempli mes obligations pour cette catégorie, en lisant un autre Dumas, quand on aime, on ne compte pas).

Commentaires

J'ai remarqué en d'autres occasions que tu ne comptais pas quand tu aimes... Je vais bientôt attaquer mon Dumas moi aussi ;-)

Écrit par : Stephie | 08/01/2011

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Un Dumas sans cape ni épée... (bon, y avait Pauline aussi qui n'avait pas vraiment d'épée), pourquoi pas! J'attaque mon mien bientôt aussi!

Écrit par : Karine:) | 08/01/2011

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Je ne connais pas du tout et je le note même si ce n'est pas le genre de lecture dont j'ai envie en ce moment...

Écrit par : lancellau | 08/01/2011

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hé un dumas que je n'ai pas lu, honte sur moi :-)))) mais il est noté maintenant :-)))

Écrit par : yueyin | 09/01/2011

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@Stephie : et oui et j'aime Dumas :)
@Karine:) : tiens c'est vrai en plus j'ai Pauline dans ma PAL, me semble-t-il
@Lancellau : Dumas cela se lit sans envie :)
@Yueyin : une honte à réparer alors :)

Écrit par : Stéphanie | 12/01/2011

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Les commentaires sont fermés.