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26/02/2010

Michel Baglin : La balade de l'escargot

9782355930515.jpgComme deux précédents romans de l’auteur, (Lignes de fuite et Un sang d’encre) cette Ballade de l'Escargot est un polar qui mêle la traque et la quête, l’action et la peinture de personnages en rupture de famille, d’amour, de société... Il se déroule en partie dans une sorte de cour des miracles constituée de paumés, de dealers, de squatters, de skins et de prostituées.
Architecte rangé, Clément en vient lui aussi à se « déconnecter » et à se marginaliser à la suite de déboires conjugaux et surtout du viol de sa fille, recluse depuis dans son mutisme. Sans compter qu'une vieille affaire de corruption passive le poursuit sans qu'il en ait vraiment conscience. Livré à une sorte d'errance au volant de son camping-car qui lui sert de coquille d' « escargot », il s'enfonce de déambulations mélancoliques en balades punitives dans les quartiers interlopes de la ville. A la rencontre de la violence, mais aussi de personnages comme Floréal, Mamadou, Rachid, Sandrine, qui lui révèlent le peu de sens de sa propre histoire et la fragilité de ses défenses...


La balade de L'escargot de Michel Baglin est un policier dont je suis bien incapable de définir le genre.

L'escargot? C'est Clément, un architecte qui se marginalise à la suite de plusieurs déboires. Il y a plusieurs années, il prête son nom à une opération immobilière véreuse. Il y a deux ans, sa fille a tenté de se suicider suite à un viol et vient d'essayer de recommencer. Et pour finir, Clément vient de quitter le domicile conjugale en se rendent compte que sa femme le trompe avec son associé. Et oui, il y a des jours... Je ne vais pas dire, plutôt écrire le contraire, l'histoire est glauque et pourtant, je n'avais toujours pas envie d'abandonner cette lecture.

Le style de départ a, pourtant, bien failli avoir raison de moi. Au fond du gouffre, Clément, héros et narrateur, utilise des phrases courtes comme des balles sifflantes d'une mitraillette dévastant sa vie (désolée pour la comparaison facile, je n'ai pas trouvé de métaphore plus appropriée). Clément devient alors l'Escargot, en emménageant dans son camping car. Il rencontre plusieurs figures de la rue, se sent de mieux en mieux et sa syntaxe redevient celle du bourgeois éduqué qu'il est.


Grâce à son nouvel entourage, il arrive même à révéler les non-dits qui tuent son existence et peut ainsi se reconstruire. Certe la fin est rapide, ce dénouement, prévisible, est d'ailleurs loin d'être l'intérêt principal du livre. Plus qu'un polar, Machel Baglin propose habilement un roman d'atmosphère donc le potentiel cinématographique est évident. Je me suis amusée à dénicher le réalisateur adéquat : un Luc Besson époque Subway ou mieux encore  Jacques Audiard.

A lire en attendant de le voir.

(A noter, la couverture qui reflète parfait l'atmosphère du livre.)

 

Lu dans le cadre des Chroniques de la rentrée littéraire en partenariat avec Ulike. La page dédiée à l'auteur.

La présentation du livre par l'auteur sur son blog est ici.

Le libraire de la librairie Deloche a également aimé.

 

Commentaires

Je n'ai jamais lu ses romans mais par contre je connais sa poésie que j'aime beaucoup.

Écrit par : Solène | 26/02/2010

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