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30/10/2008

A vos questions!


A l'occasion de la sortie de son nouveau livre L'avenir de l'eau, petit précis de mondialisation II, j'ai eu la chance d'être invitée à rencontrer Erik Orsenna.
La démarche est inhabituelle car au lieu d'écouter l'auteur interviewé par un journaliste, chacun des bloggeurs invités va pouvoir interviewer l'auteur pendant 20 à 30 min.





Inutile de vous décrire mon état : j'ai lu la biographie du monsieur, et depuis je suis encore plus impressionnée. Par conséquent, je vous lance un petit appel à l'aide, si vous aviez des idées de questions, n'hésitez pas à me les laisser dans les commentaires.

De mon côté, je veux l'interroger sur son livre bien sur dont la lecture me passionne. J'avais dans l'idée d'essayer de le faire passer à table, et de l'interroger sur ses habitudes / aux blogs littéraires. En effet, non content d'avoir un site personnel d'une grande qualité, de commencer son nouveau livre en invitant le lecteur à continuer son voyage sur internet, Erik Orsenna cite google dans son livre comme moyen de recherche, donc peut-être l'utilise t il également pour venir surfer sur nos humbles billets.

D'autres idées?
Svp :)

28/10/2008

Sarah Singleton : Le conte des Hérétiques


Elizabeth vit dans la peur. La religion pratiquée par sa famille n'est pas autorisée. Cependant, la jeune fille ne manque pas de courage : elle décide de venir en aide à une personne étrange qui se terre au fond d'un bois. Sa peau est verte, ses ongles ressemblent à des griffes et son histoire est terrible... Elle aussi a tout d'une hérétique.





Ce livre aura finalement attendu plus de 8 mois au fond de ma PAL. C'est une envie de livre jeunesse avec un peu de fantasy qui me l'a fait ressortir. Et ce fut une bonne idée car la lecture m'a plu sur le coup. Malheureusement, je pense avoir trop attendu pour rédiger mon billet, j'en garde un souvenir flou mais relativement agréable.
Une seule chose m'a marquée : la réflexion sur la différence qui permet tout aussi bien l'histoire l'histoire d'Elizabeth que celle d'Isabella, deux jeunes filles tour à tour persécutées pour leurs croyances. L'univers créé par l'auteur est cohérent même quand elle rentre dans l'imaginaire du pays d'Isabella.
Le style est simple mais direct et si j'ose dire rempli le contrat sans effets de styles. J'ai un peu regretté certaines descriptions un peu redondandes.

Une lecture agréable, sans plus.

L'avis de Clarabel qui a aimé et m'avait donné envie d'acheter ce livre.

19:00 Publié dans Jeunesse | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : roman, singleton sarah | |  Facebook |

26/10/2008

Ange : Le grand pays ( La legende des tueuses-demon - Tome 1)

*** Caution : la lecture de ce livre peut provoquer ***
*** des dommages typiquement LCA ***




A 11heures, ils demandèrent à Malïn de se suicider. Ils l'amenèrent dans la suite princière et lui laissèrent, selon la tradition, une dague, un bol de breuvage d'épices au miel et une fiole de poison. Puis ils s'inclinèrent et sortirent. Malïn resta seul. Il avait quatorze ans.

Mais un autre destin attend le jeune prince.






Je suis certaine que vous connaissez l'horrible frustration à la lecture de la dernière phrase d'un roman qui vous a passionné. Imaginez cette frustration multipliée par cent due à un suspens de folie qui ne sera résolu que lors de la sortie du prochain tome. C'est exactement ce que j'ai ressenti en refermant Le grand pays, roman qui offert lors de la soirée de rentrée Bragelonne. Nous étions début septembre et le tome 1 n'était même pas encore sorti que je réclamait déjà le 2. J'avais même que j'en ai même rugit de frustration :)

Mais pourquoi ai-je tant aimé ce livre? C'est une question que je me pose depuis un petit moment, et j'ai eu beaucoup de mal à rédiger ce billet. Déjà, la première scène est un choc : pas de longue introduction où il ne se passe pas grand chose mais qui permet à l'auteur (ici les auteurs) de présenter l'univers dans lequel il veut entrainer son lecteur. Cette scène nous projette directement au coeur de la tragédie (ou l'action) puisque Malïn est laissé seul pour décider de quelle manière il préfère mourir, et ensuite exécuter son suicide. Cependant, le palais est frappé par une entité maléfique. Le prince s'enfuit avec une princesse délivrée en chemin, pour ramener une tueuse-démon et ainsi sauver son pays.

C'est un univers riche et cohérent qu'ont réussi à créer Anne et Gérard Guéro. Ce roman initiatique est d'une grande qualité littéraire : la langue est poétique, tout en réussissant le tour de force à projeter constamment le lecteur dans l'action. Au délà de l'histoire qui m'a tenue en haleine tout du long, des personnages auxquels je me suis attachée, j'ai vraiment apprécié lire ces phrases.

Et là, la frustration me reprend parce que je n'arrive pas à retranscrire la moitié du plaisir de cette lecture.
Lisez-le, lisez-le, lisez-le :))

Isil a également aimé même si elle a été gênée par des expressions trop modernes.

22/10/2008

Il faut boire jusqu'à l'ivresse sa jeunesse

J'ai reçu hier un communiqué de presse de GFK qui présente un bilan du marché des livres pour la jeunesse et se réjouissait de voir que le cliché des adolescents rivés à leur console avait vécu.

A l'heure où l'édition fait grise mine, les LCA ne sont malheureusement pas assez nombreus(es) et celles et ceux qui peuplent les blogs dépensent déjà trop en budget livres, la littérature jeunesse croit et représente 15% du marché du livre contre 13%, il y a quatre ans. C'est en argent sonnant 526 millions d'euros, donc un beau pactole qui attire de plus en plus les éditeurs.

Parmi les best sellers fer de lance de cette réussite, se retrouvent de nombreux livres dont les billets enthousiastes ont fleuris sur les blogs durant ces douzes derniers mois :

  1. Harry Potter : who else? entre la frénésie des livres et des adaptations ciné, peu de livres auront fait autant d'afficionados!
  2. Les chevaliers d'Emeraude (seul titre à ne pas faire l'objet d'une adaptation cinématographique)
  3. Fascination : d'un autre côté, de 7 à 77 ans cela soupire pour Edward alors ce n'est pas une surprise :)
  4. L'apprenti épouvanteur
  5. A la croisée des mondes : certainement relancé par l'adaptation (la suite est en cours d'étude)
  6. Les colombes du roi soleil : l'un des rares titre français du top 20 d'octobre 07 à septembre 08
  7. Uglies
  8. Journal d'une princesse
  9. L'héritage (suite d'Eragon)
  10. Quatre filles et un jean


Il s'agit du classement des grands formats. Le livre de poche jeunesse est de son côté en recul de 5% depuis deux ans.

Je suis sceptique sur l'adolescent qui lirait de plus en plus. Je doute que les seuls chiffres de vente permettent cette conclusion alors que la plupart des titres de ce classement sont des romans adulescents qui ont été lus et commentés sur les blogs littéraires. Bien sur, la blogosphère est loin d'être représentative mais dans mon entourage, la plupart des lecteurs occasionnels le sont à l'occasion de romans de fantasy publié en jeunesse comme Eragon, Harry Potter ou d'autres livres du même type. Il suffisait de prendre le métro à Paris dans le mois suivant une sortie d'Harry pour constater que les lecteurs adultes ne manquaient pas :)

La hausse est également là sur les illustrés même s'ils subissent de plein fouet le ralentissement des ventes de Dora (à défaut de Zag, le marché aura peut-être sa peau). Les nouveaux thèmes documentaires redynamisent également le marché (malgré une perte en volume, la valeur est en hausse).

La littérature jeunesse est résolument un beau pactole qui attise la convoitise d'éditeurs de littérature. Michel Lafon n'a pas regretté d'avoir lancé les chevaliers d'Emeraude par exemple. C'est un marché qui attire autant les adultes que les enfants et j'adore l'idée que tous ces best-sellers jeunesse sont en train de façonner les futurs LCA. Bienvenue les petits jeunes et ne nous en voulez pas, les vieux vous emprunterons quelques romans en passant ;)



Ps : le titre qui n'a de rapport que de contenir jeunesse est extrait d'une chanson du grand Charles : Il faut boire jusqu'à l'ivresse sa jeunesse car tous les instants de nos vingt ans nous sont comptés. Et jamais plus le temps perdu ne nous fait face.

21/10/2008

Pierre Erwan Guillaume : Haut les coeurs!

Emma aime Simon. Simon aime Emma. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ils attendent leur premier enfant lorsqu'Emma apprend qu'elle est atteinte d'un cancer. Finalement tout ne va pas aussi bien...


Il s'agit de l'histoire d'un cancer du sein, celui d'Emma. Mais c'est surtout l'histoire de ce couple que forment Emma et Simon. Bien sur cela fait cliché, très love story : ils s'aiment et ensemble, ils se doivent d'être plus forts que ce "foutu" cancer.
C'est également l'histoire d'une grossesse : Emma est enceinte de cinq mois lorsque lors d'un contrôle de routine à la maternité, un kyste est trouvé sur son sein. Le premier médecin consulté préconise immédiatement une interruption de grossesse, mais la future mère ne peut s'y résoudre et veut un second avis. Le deuxième médecin acceptera d'accompagner le couple dans cette grossesse à risque avec pour but de tenir jusqu'au sixième mois, jusque ce que le bébé soit viable. Commencent alors les séances de chimio.

Ecrit effectivement, comme souligné dans le quatrième de couverture, dans une langue d'aujourd'hui, le récit ne m'a pas semblé présenter des qualités littéraires évidentes. Tout est dans la force du récit, dans sa sensibilité et sa justesse (inspiré d'une histoire réelle, ceci expliquant peut-être cela).
Au delà des aiguilles, des poches de chimio et des cathéters ressort tout de même l'espoir. Les protagonistes semblent partagés entre cet espoir indéfectible et une certaine résignation. Je suis ressortie de cette courte lecture optimiste. Je n'ai jamais été triste et c'est peut-être là la principale qualité et surprise.

En recherchant la couverture sur le net, j'ai appris que le livre avait été adapté au cinéma avec Karin Viard et Laurent Lucas dans les rôles principaux.

19/10/2008

BD : Empire USA 1 & 2



Dans quelques heures, une attaque chimique sur le soi des Etats-Unis plongera le pays dans un cycle infernal. Annulation des élections présidentielles, révision de la Constitution, restriction des libertés. Gommage que le seul homme capable de déjouer cet attentat soit sur le point de mettre fin à ses jours !





Et oui, il fallait bien qu'après avoir succombé aux mangas, je me plonge avec envie dans une BD. Alors je me suis confortablement calée dans mon siège, comme au cinéma pour lire les deux premiers tomes d'Empire USA dont le scénario ne démériterait pas sur grand-écran d'un blockbuster made in USA.

C'est ce qui m'a tout d'abord plu dans ces deux volumes : le scénario se tient bien. Certe, il s'agissait de la première BD de ce type (espionnage) que j'avais l'occasion de lire mais je peux me vanter d'une certaine expérience en cinéma. A part quelques détails qui m'ont énervée (par exemple l'équipier du héros qui n'arrête pas de citer Stars Wars, c'est amusant une fois, plusieurs non!), l'histoire est prenante et originale. Et pourtant les USA dirigés par un fondamentaliste religieux, à priori cela n'avait rien de bien nouveau...
Le scénario est soutenu par de beaux graphisme, dont j'ai particulièrement apprécié les couleurs (après le noir et blanc des mangas, c'était le bienvenu). Vous pouvez vous faire votre propre idée sur le site de l'éditeur.

Le rapport avec le cinéma est tel qu'il y a même une bande-annonce ;)



Le tome 3 vient de sortir, je suis impatiente de connaitre la suite. C'est tout le problème avec les bonnes histoires... :)

Fashion a aimé, Tamara était un peu plus circonspecte.

18:00 Publié dans Bd, mangas | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : bd | |  Facebook |

18/10/2008

Swap London

J'ai eu la chance de recevoir ce matin mon colis swap at home, même pas besoin, d'aller faire la queue comme d'autres à la poste ;)

L'identité de ma swappée était révélée sur le paquet, c'est donc Martine G. qui m'a envoyé ce colis.























J'ai donc reçu :
- David Lodge : La chute du British Museum
- Jane Austen : Emma
- Karen Joy Fowler : Le club Jane Austen
- James Canon : Dans la ville des veuves intrépides
ainsi qu'une plaque de chocolat à la menthe et deux paquets de thé.

Merci Martine pour ce colis et merci à Ys pour l'organisation du swap.

Ps : de mon côté, j'ai eu la chance de gâter une copine, Caro[line] à qui j'ai remis en main propre son colis jeudi.

13/10/2008

Ayane Ukyo : Desir C Max 3


Le prince et Mio se rapprochent de plus en plus. Cependant le petit frère de Mio ne voit pas tout cela d'un bon oeil.


Billet sur tome 1 et 2

Samedi je suis allée acheter mon manga hebdomadaire, et en rentrant dans la boutique j'ai été accueillie par un tonitruant : ah un Désir C-Max pour la demoiselle. Autant vous dire que je réfléchirais à deux fois avant d'annoncer dans les commentaires d'une certaine boutique d'un certain libraire.

Passé ce moment gênant (on n'a pas idée! mais bon j'assume puisque je vous parle de mes lectures ici de toutes façons), je me suis rapidement replongée dans ce nouvel opus des aventures de Mio et du prince.

Autant le dire immédiatement, j'ai été déçue et gênée. Déçue car au lieu de reprendre le mystère du premier tome sur l'enlèvement, l'auteur a choisi de continuer ses "égarements" du deuxième (ok, cela allait pour un tome, mais je veux savoir!!!). Gênée, car une histoire trouble (suggérée lors du tome 2) se révèle au grand jour entre Mio, son frère et le prince. Tout cela devient franchement glauque et ne fait absolument pas avancer l'intrique.
J'achèterais peut-être le tome suivant, car l'auteur a eu l'audace de finir sur une question haletant!

18:00 Publié dans Bd, mangas | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : manga, ukyo ayane | |  Facebook |

12/10/2008

Rencontre avec Ken Follett

Mercredi 10 octobre, le Virgin Megastore des Champs Elysées organisait une première rencontre littéraire avec le magazine Lire. Ken Follett (à gauche sur la photo) avait accepté de venir inaugurer ce nouveau rendez-vous, pour présenter Un monde sans fin, "non-suite" de son fameux roman Les pilliers de la terre.


Même si un podium avait été installé, la majorité des lecteurs invités ont malheureusement du le regarder à la TV, le lieu du Virgin Café ne se prêtant pas du tout à l'exercice.

Dans un français impressionnant, Ken Follett a bien sur longuement parlé de cette suite des Pilliers de la terre. J'ai parlé de "non suite" dans mon introduction, car selon l'auteur lui-même, le livre peut se lire sans avoir lu le premier puisqu'il se passe plusieurs générations après l'épopée des constructeurs de cathédrales.

L'auteur est revenu sur les différents épisodes historiques repris dans le livre dont :
- la peste noire, tout le monde a alors pensé à la fin de monde devant ces milliers de morts mais cela ne l'était pas.
- la bataille de Crécy où l'armée anglaise écrasa l'armée française.
Quand au titre du roman est inspiré d'un psaume qui termine les messes des églises anglicanes.

Comme pour le prix fnac, je vous propose une vidéo maison, où vous pourrez entendre l'auteur parler de son travail d'écriture, d'un monde sans fin et de son prochain roman.



Côté lectures, Ken Follet est un lecteur passionné de Shaekespeare (il voit 7 à 8 pièces par an). Actuellement il finit un deuxième livre de Colette et après avoir lu Chéri en anglais, il a choisi le français pour un deuxième roman du même auteur.

08/10/2008

Abdelkader Djemaï : Le nez sur la vitre


Dans la lumière blanche d'un matin d'été, un homme prend l'autocar pour aller voir son fils qui ne répond plus à ses lettres. Dans ce voyage intime qui commence dans le Midi et qui le conduira dans une ville bâtie elle aussi au bord d'un fleuve, il se souviendra de son propre père, de la guerre, des paysages de son enfance en Algérie, de la pauvreté et de sa découverte de la mer. Au bout de la route, il retrouvera, derrière la vitre de l'autocar et de son existence, cette part de lui-même faite d'ombres et de silences.




Un homme, un père, un mari, décide de prendre un bus afin de rejoindre un fils qui n'écrit plus depuis longtemps. Durant le voyage, il revient sur sa relation avec ce fils avec qui il n'a pas su, n'a pas pu communiquer. Il repense à sa relation, pourtant si simple, avec son propre père et c'est bientôt toute sa vie qui défile.
Ce récit m'a profondément touchée car il a la justesse de la simplicité. C'est fluide, évident, parfois étranger mais pourtant souvent familier comme le paysage qui défile derrière la vitre lors d'un voyage dans son propre pays. J'ai une tendresse particulière pour les récits de voyages qui sont souvent le support d'introspection. Les mots me touchent alors plus que tout. Peut-être est-ce pour cela que j'aime tellement lire dans les transports.
Ici Abdelkader Djemaï décrit admirablement les relations parents-enfants. Le style de narration utilisé détaché, quasi journalistique avec l'utilisation du passé-simple accentue le recueillement de ce père qui ne comprend plus. Au lieu de tomber dans le mélo, ce style donne une force surprenante au récit.

Il est presque inutile de vous le dire : j'ai aimé et je vous recommande chaudement cette lecture.

Laurence
a autant aimé, Bladelor est cependant plus réservée.