Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2008-08 | Page d'accueil | 2008-10 »

30/09/2008

Festival America

Ce week-end a décidément été très littéraire, puisqu'après la soirée Fnac, j'ai passé mon dimanche après-midi à Vincennes pour le dernier jour du festival America (littératures et cultures d'Amériques du Nord).
Pour sa quatrième édition, le festival proposait un salon du livre, un café littéraire, des lectures, débats, rencontres, expositions, films et même concerts. Le programme était donc très chargé, et je n'ai profité que du salon du livre et de deux conférences. J'ai également vu quelques photos de l'exposition accrochées au salon (trop haut cependant, ce n'est qu'après avoir remarqué le panneau que j'ai pensé à lever les yeux au ciel pour profiter des photos).

Quelques minutes après mon arrivée, je craquais déjà pour David Treuer. J'hésitais entre ses trois livres mais décidaient de suivre les conseils de l'auteur et partait avec une dédicace et son troisème et dernier roman, Le manuscrit du Docteur Apelle. J'ai appris le soir même que le monsieur avait déjà fait une victime en la personne de Caro[line]. Cette demoiselle a décidément une passion pour les David :)

Alors là attention, mesdames et messieurs, roulements de tambours, il s'agit du seul et unique livre acheté. Non que l'envie me manque, mais la simple pensée de ma PAL m'a retenue. Atteindrais je l'age de raison? Hum, mes 250 livres non lus qui envahissent tous les recoins de mon appartement crient, hurlent, non!

Rejointe par une chasseuse de dédicaces, Slo (qui elle n'a pas été raisonnable), nous nous sommes dirigées vers l'espace Shakespeare, pour écouter les écrivains intervenants. Tout d'abord ce fut Lionel Shriver, auteur de Il faut qu'on parle de Kevin. Attention, Lionel est une femme, ne pas oublier qu'aux US les prénoms sont souvent unisexes. Cela peut surprendre!
Ce fut un intéressant débat de société autour du livre de Lionel Shriver. Je n'ai eu qu'un seul regret, ne pas entendre plus de précision sur son travail d'écrivain.

Ensuite, nous sommes restées dans la même salle pour écouter pendant une heure deux auteurs des Allusifs : Neil Smith (qui a publié un premier recueil de nouvelles, Big-bang) et surtout Horacio Castellanos Moya (qui a publié plusieurs titres dont le bal des vipères, et dont la lecture du dernier roman est comparé à un acte politique par Pages).
Ici, il a surtout été question d'écriture. Horacio n'aime pas par exemple nommer les lieux qu'il nous fait parcourrir par son écriture. Cela peut être une ville qui n'existe pas mais est un mélange de deux villes comme San-Salvador et Mexico pour le bal des vipères (San Salvador pour la montagne, Mexico pour le metro et les rues). C'est un auteur qui a beaucoup voyagé (et vit d'ailleurs actuellement aux USA), et considère le langue espagnole comme son pays. A plusieurs reprise, Horacio Castellanos Moya a parlé de la musicalité de sa langue (qui d'ailleurs lui manque aux Etats-Unis).

Mon bilan est très positif, au contraire du salon du livre de Paris, les conférences dans des lieux séparés permettent d'être dans une ambiance propice à l'échange. Je compte revenir dans deux ans, et je profiterais certaienement de plusieurs conférences.

28/09/2008

Soirée littéraire Prix Fnac

Le prix du roman Fnac a été décerné à Jean-Marie Blas de Roblès pour son roman Là où les tigres sont chez eux. A cette occasion, la Fnac a organisé une soirée adhérents vendredi 26 septembre à la Fnac Montparnasse après la fermeture. Nous avons donc pris un escalier de service pour arriver à l'espace rencontres.

Agnès Tirilly, directrice des adhésions, nous a tout d'abord présenté l'organisation du prix. Celui-ci a un succès grossant, puisque si en 2006, la fnac avait reçu 500 candidatures pour faire partie du jury, nous êtions prêt de 3600 cette année a avoir tenté et pour ma part réussi à faire partie de ce jury. (Je n'ai pas parlé des livres reçu, car n'ai pas été gâtée et n'ai aimé aucun des 3 romans).
Le jury est séparé en deux, d'un côté les amateurs, soit 400 adhérents Fnac, de l'autre 300 libraires de la Fnac. La Fnac reçoit 20 exemplaires de chaque ouvrage qui concourent et les envoie aux jurés qui reçoivent chacun entre 3 et 5 livres. Des deux jurys, 5 ouvrages ressortent parmi lesquel est alors choisi le prix du roman Fnac.

Après cette introduction, Jean-Marie Blas de Roblès a été interviewé durant prêt d'une heure. Il a tout d'abord tenu a remercier les jurés pour ce prix qui l'a particulièrement touché car il s'agit d'un prix de lecteurs.
Des spoilers ont malheureusement été faits durant l'interview, je ne les ai par repris dans mon compte-rendu. Si la Fnac avait envoyé un exemplaire à chaque invité, tout le monde n'avait pas encore eu le temps de le lire.

Jean-Marie Roblès est un auteur qui prend son temps : ce livre lui aura nécessité plus de dix ans d'écriture, huit à dix heures par jour, sans compter les années de recherches bibliogrpahique sur Athanase Kircher. Le sujet lui a été inspiré par un article des années soixante-dix qui décrivait sur six pages la biographie de ce personnage, présenté comme une curiosité. Il était un dinosaure de son siècle, appartenant au siècle de Vinci alors qu'il était née au XVIIème, et malgré sa notoriété de l'époque, s'est trompé sur quasiment tout.
Par exemple, Kircher est devenu célèbre grâce au déchiffrement des hiéroglyphes, et il aura fallu attendre Champollion pour que son interprétation révèle son imposture. L'auteur aime ce personnage, et son enthousiasme ressortait lors de l'interview.

Jean-Marie Blas de Roblès a ensuite longuement parlé de son processus d'écriture, j'ai essayé tant bien que mal de filmer sa réponse avec mon appareil photo.


Prix_260908
envoyé par lisia_real


L'auteur étant philosophe de formation, il cherche à aller plus loin que le romanesque et aime raconter des fables mais des fables à la Voltaire.

Si le livre nous conte l'histoire romancée de Kircher, elle est entrecoupée par les histoires de plusieurs personnages vivants de nos jours au Brésil. Le choix du Brésil s'est imposé à Jean-Marie Blas de Roblès qui a eu la chance d'y vivre deux ans. C'est un pays qu'il a adoré, car il a symbolisé le nouveau monde, un pays qui n'a pas peur de la nouveauté. Cela a donc servi dans le roman à symboliser l'inverse de cette vieille europe. L'impression est renforcée par le côté luxuriant de la jungle. De plus, à l'époque de Kircher, deux de ses livres étaient donnés aux missionnaires pour aller convertir les indiens.
L'un des personnages de ce livre chorale est un hommage à tous les déshérités du Brésil, que l'auteur a pu croiser durant ces deux années.

Les personnages ne se croisent pas. Le lien entre eux est construit dans les trente dernières pages d'un livre de huit cent pages. Cependant des passerelles symboliques existent entre les parties contant la vie de Kircher et les autres, ce sont des objects symboliques qui doivent aider le lecteur à patienter. De plus, le livre est construit comme des épisodes qui se terminent toujours aux moments halletants. Il faut alors attendre pour connaitre la suite. Cependant l'auteur ne croit pas son film adaptable au cinéma, car il faudrait plus de dix heures de pellicules.

Son éditeur a alors pris la parole (le livre est édité chez Zulma). Depuis sa lecture de l'impudeur des choses, il se souvenait d'un véritable écrivain, d'où sa peur de lire son manuscrit, trop gros donc impubliable (le manuscrit a d'ailleurs mis dix ans à être édité). Cependant, l'éditeur a fini par le lire, et n'a pu résister à le publier (200 pages ont tout de même été enlevées qui portaient principalement sur Kircher). Excellent choix, puisque le livre est dans la sélection de plusieurs gros prix.

Avant le champagne et les petits fours délicieux, le public a posé des questions. L'auteur nous en aégalement posé sur les livres reçus pour le prix. Le roman Zone a été cité comme un choc littéraire à lire par un adhérent, choix approuvé par l'auteur. Il nous a alors dit aimer lire. Si Monte-Christo, 20 000 lieux sous les mers, l'ile aux trésors, ont bercés son enfance, adulte il est tombé irrémédiablement en admiration pour Flaubert (dont il aimerait atteindre la simplicité) et Borgès.

Jean-Marie Blas de Roblès devrait faire plusieurs séances de dédicaces dans les Fnac et ailleurs, ne manquez pas l'occasion d'aller l'écouter parler de son livre et de sa passion pour la littérature.

23/09/2008

Brigitte Giraud : L'amour est très surestimé

L'amour est très surestimé quand il est fini. Onze destins, onze nouvelles racontent la fin de l'amour. Avec une justesse et une précision douloureuse Brigitte Giraud ausculte le désir moribond, les compromis honteux, les naufrages intimes et les silences des couples en train de se perdre. Elle traque les mensonges et le deuil, l'exil intérieur, la vie qui bascule et chacune de ses phrases, chacun de ses personnages nous tend un miroir.





La fin de l'amour nous est contée au travers de 11 nouvelles. Le quotidien, l'habitude ont peu à peu rongés cette passion, cet amour que l'on croyait éternel. 10 narrateurs démentent le caractère éternel de l'amour, leur amour n'a pas résisté. La plupart n'aime plus l'autre. Les petits défauts qui les émouvaient, ne sont plus qu'une source d'énervement. La fin de cet amour est souvent matière à départ, je pourrais dire heureusement tant cela semble inévitable. Cependant, il peut-être aussi caché derrière la lâcheté, l'incapacité "à le faire".
Ce sont des récits sans espoirs, tous ayant été balayé par le temps. Les narrateurs sont éternels, certains sont même unisexes, il faut se concentrer pour remarquer un accord qui permet de déceler le sexe du narrateur.
L'écriture est simple, de cette simplicité qui provoque toujours mon admiration. Pas d'effets de style in

Un seul, le dernier, une lettre d'une femme quiquagénaire à son homme. Elle s'inquiète de ce temps qu'ils n'ont pas vu passer mais pourtant l'amour est encore.
L'amour n'est pas peut-être aussi surestimé que cela...

21/09/2008

Coup de foudre petit à petit

Depuis la mort de sa femme, Dan élève seul ses trois filles, persuadé qu'il ne retrouvera jamais l'amour. Jusqu'au jour où le hasard le met sur la route de la ravissante Marie, qu'il croise dans une librairie et dont il tombe instantanément raide dingue.
L'attirance semble réciproque, mais les femmes parfaites sont rarement célibataires, et Dan ne va pas tarder à voir les difficultés s'acharner contre son possible bonheur...

Malgré une bande-annonce rapide (qui en montre beaucoup comme de plus en plus de bande-annonce d'ailleurs), ce film est le symbole des bienfaits de prendre son temps. A l'inverse des personnages de Dan et Marie victime d'un coup de foudre, le rythme du film m'a semblé lent. Ici l'aspect vidéo clip n'est pas encore arrivé : pas de plans rapides, la photo est "mate", et le réalisateur s'offre même le luxe d'une première scène sans musique.

Et pourtant le film fonctionne grâce à l'histoire et surtout grâce à ses interprètes. En tête, il y a Steve Carell émouvant en amoureux transi contrarié. Il réalise l'exploit de faire rire et pleurer dans un même film et de n'être jamais ridicule malgré quelques scènes mettant en avant son côté clown. Comme dans Little miss Sunshine, il prouve qu'il n'est pas seulement un acteur 100% comique.
Il y a aussi une Juliette Binoche lumineuse, totalement à son aise dans cette comédie romantique. Le couple fonctionne et juste par des regards, ils arrivent tous les deux à exprimer une palette impressionnante de sentiments. Et petit bonus pas déplaisant pour une LCA, le couple fait connaissance dans une libraire. Qui a dit que ce n'était pas des endroits romantiques? D'ailleurs le livre a une place dans cette relation puisque Dan est chroniqueur pour un journal et a écrit un livre que Marie lit après avoir fait sa connaissance.

Tous les deux sont remarquablement entourés d'une famille titanesque depuis 3 filles avec des caractères intéressants bien qu'un peu stéréotypés : l'ainée sérieuse, la cadette rebelle et amoureuse et la petite dernière craquante et en avance sur son age, comme par exemple quand elle définit son père comme "a good daddy, but not always a good father". La relation de ce père veuf avec ses filles donne l'occasion de plusieurs scènes qui ajoutent à l'intérêt du film.
Il y a aussi père et une mère parfaits dans le rôle de patriarche entourés d'une ribambelle de frères, sœurs, neveux et nièces. Ici aussi la famille fait l'objet de quelques stéréotypes sous forme d'image d'Épinal : la vaisselle est jouée aux mots croisés, tout le monde se retrouve pour une partie de football américain. Mais qu'importe, les interprètes sont parfaits et la magie prend.

Alors prenez votre temps, et venez apprécier ce petit film qui tout doucement finit par mettre le sourire aux lèvres.

Plus d'infos sur ce film

19/09/2008

Florence Ben Sadoum : La fausse veuve

Couverture :
Aujourd'hui je suis plus vieille que toi alors que j'avais neuf ans de moins que vous... " Ainsi commence La Fausse Veuve. Tutoyant et vouvoyant dans la même phrase son amant disparu, l'héroïne lui raconte, et nous raconte, dix ans après, l'histoire qui leur a été volée. Ce que furent leur amour, leurs moments de bonheur, et aussi le désespoir, leurs muets tête-à-tête à l'hôpital quand, victime d'un grave accident cérébral, il s'écroule, et se réveille paralysé et privé de parole. Face au drame du " locked-in syndrome ", face à la destinée légendaire d'un personnage que les médias se sont approprié, une femme n'oublie pas qu'il était un homme. Comment se parler d'un souffle ? Comment s'aimer sans se toucher ? Comment lire les battements d'un cœur au rythme d'un battement de paupières ? C'est ce chemin escarpé, compliqué, et parfois très éloigné du deuil, qu'on suit dans ce roman en s'arrêtant sur les cases de l'enfance, en reculant sur celles de l'amour et de la religion, et en sautant à pieds joints sur celle de la mort comme au jeu de la marelle.

Mon avis :
Voilà un livre dont vous avez déjà entendu beaucoup parler puisque Denoël s'est associé à chez-les-filles pour l'offrir à de nombreuses blogueuses. Je n'ai pas lu les différents avis avant de me faire le mien propre et je ne savais même pas lors de ma lecture qu'il s'agissait d'une histoire "inspirée de faits réels". Je l'ai simplement lu comme un roman écrit sous la forme d'un journal intime.
Mon étonnement a surtout été sur la forme que j'ai trouvé pas du tout visuelle alors que Florence Ben Sadoum est une femme de cinéma.
J'ai un avis mitigé, comme pour Vue sur la mère, le format court sert le livre et permet au lecteur de ne pas s'ennuyer durant sa lecture. L'utilisation du "vous" et du "tu" ne m'as pas gênée et j'ai même bien aimé cet effet de style.
Mon bémol est que je ne me suis jamais attachée aux personnages, c'était une lecture "pour rien" si je peux dire. Um moment agréable mais donc je ne garderais certainement aucune trace.

Par contre, je lirais avec curiosité, un second roman de cet auteur.

16/09/2008

Gonzo - Kirihito Ayamurao : Red Garden

Couverture :
À New-York, quatre jeunes filles : Kate, Rose, Claire et Rachel vont au même lycée Roosevelt Island et n’ont en commun que leur amitié individuelle avec Lise. Ce matin-là, en se réveillant, elles n’ont aucun souvenir de la nuit passée hormis un grand manoir, une piscine étrange et des chiens noirs aux yeux rouges.
Plus tard, elles apprennent que le corps sans vie de Lise a été retrouvé dans la forêt. S'agit-il d'un suicide comme tout semble l'indiquer ?
Chaque jeune fille est guidée par des papillons énigmatiques dans un jardin où une étrange femme, Lula, leur révèle qu’elles ont été assassinées la nuit précédente. Pour ressusciter, elles doivent combattre des êtres mi-hommes, mi-bêtes. C’est ainsi que les héroïnes se plongent dans un monde violent et surnaturel, plein de mystères.

Mon avis :
Attention manga addictif pour les fanas de vampires! (même si ce n'est pas exactement la même mythologie habituelle)!!!

Il s'agit d'un Seinen même si l'environnement lycée m'a tout d'abord fait penser à un Shojo. Merci Manga News pour la précision :)
L'histoire de ces quatre filles est passionnante. Si le premier volume est un peu mou et montre les quatre lycéennes prendre peu à peu conscience de leur nouvelle état. Dans les deux épisodes, leurs liens se resserrent et l'une d'elle prend de plus en plus d'assurance. L'histoire se complexifie (mais pas de spoilers donc pas de détails). Les différents protagonistes se retrouvent confrontés à différents choix : respecter les choix de sa famille ou se rebeller contre l'autorité en place, continuer à vivre normalement ou pas, tomber amoureux ou pas (quand même!)

J'apprécie énormément les dessins et les scènes violentes de lutte ont un très bon rendu.
Une version DVD existe (la bande annonce est visible ici) et j'avoue en être très curieuse. Peut-être un jour... En attendant, j'attend impatiemment la sortie du quatrième volume.

14/09/2008

David Foenkinos : Tout l'espoir du monde dans un baiser


A l’occasion de la deuxième édition de la Journée mondiale du Lymphome (le 15 septembre 2008), l’association France Lymphome Espoir a fait appel à deux artistes talentueux afin de sensibiliser le plus grand nombre. David Foenkinos, auteur à succès de nombreux romans parmi lesquels Le potentiel érotique de ma femme et Seb Jarnot, référence dans le monde de l’illustration, ont été choisis pour évoquer en mots et en images ce cancer. Acheter et lire la nouvelle Tout l’espoir du monde dans un baiser est une manière de soutenir l’association car l’intégralité des bénéfices lui sera reversée.


Edouard est malade. Lui le pessimiste, se retrouve atteint d'un lymphome alors que tout cela ne semblait au départ qu'un simple mal de gorge. La maladie, on ne pense jamais que c'est sur soi qu'elle va tomber. Et quand soudain la santé n'est plus là, la vision du monde change.
C'est une courte nouvelle de David Foenkinos mais j'y ai retrouvé tout son univers avec en plus une touche un peu plus poussée que dans ses autres titres de romantisme. C'est un très joli moment de lecture qui donne le sourire. Et en plus, c'est une bonne action, alors n'hésitez pas à commander la nouvelle.

L'interview de l'auteur



Le site de l'association, où acheter la nouvelle pour 5 euros

13/09/2008

Julien Almendros : Vue sur la mère


Couverture :
"Je suis né le cordon ombilical autour du cou, un premier bijou qui, déjà, avait l'avantage de n'être pas très onéreux"
Un règlement de comptes entre un fils, le narrateur et sa mère. Toute mère est unique, mais l'espèce recèle des variations infinies : oublieuse, farceuse, voleuse, frondeuse, ou comme dans le cas présent, dévoreuse. C'est en effet dans un espace aérien redoutablement surveillé qu'évolue un narrateur toujours en vaine de trouées, d'escapades et d'échappatoires ; secondé par un père en majorité fragile et un frère en minorité relative.


Mon avis :
Sans Amanda, je n'aurais certainement jamais lu ce court récit/roman de la rentrée 2008. C'est tout à fait le genre de roman que je n'affectionne pas :
- un récit autobiographique ou pas, qui se plait à mélanger les pistes
- un amoncèlement d'anecdotes et scènettes contées comme à l'oral ou presque. L'ordre est moitié chronologique, moitié par sujet (école, copines, pleurs de cette mère...) Julien Almendros s'offre même une mini pièce de théâtre au milieu du récit pour introduire des scènes sur un même sujet, scènes dont il reparlera après en les remettant dans leur contexte.

Et pourtant, et bien j'ai lu ce livre d'une seule traite (aidée il est vrai par son peu de pages, 125 pages, et une insomnie). Derrière tout ce fouillis, le roman a une cohérence. Les anecdotes sont parlantes, L'épilogue n'était peut-être pas nécessaire mais n'est pas gênant.

S'il vous passe entre les mains, je vous recommande de prendre une heure pour le lire, et s'il n'y passe pas, je ne suis pas certaine de vouloir vous recommander cette dépense. Il y a tant d'autres livres à découvrir. Par contre, je vais être curieuse de lire le second roman de cet auteur. Ce sujet personnel ayant été traité, que choisira t il de nous écrire?

L'avis de Laurence du Biblioblog qui a aimé, et celui d'Amanda que je remercie pour le prêt.

11/09/2008

If you see the wonder of a fairy tale...

Je dois l'avouer, même si je chante aussi faux qu'une crécelle, j'adorerais vivre dans une comédie musicale : l'amour, l'amitié, les fêtes et même les disputes sont bien plus belles en chanson.
D'ailleurs, j'ai totalement adoré l'épisode chantant de Buffy the vampire slayer, d'autant plus que les personnages se rendent compte du "problème" mais ne peuvent s'empêcher de chanter.



Mais je m'égare... Depuis plus d'un mois, les papotages de certaines blogueuses parisiennes sont curieusement parsemés d'écoutes en boucle de Mamma mia, de blagues sur ce qu'il va arriver à Colin, et de discussion hautement métaphysiques sur les mérites comparés de Colin Firth (who else?) et Pierce Brosnan, chacun ayant ses fans.
Et hier soir, c'est presque au grand complet que la petite troupe s'est retrouvée pour enfin voir l'objet de beaucoup de nos discussions : Mamma mia. D'un côté, les veinardes qui l'avait déjà vu en comédie musicale : Caro[line] et UncoindeBlog, de l'autre, celles qui ne connaissaient qu'Abba : Amanda, Chiffonette, Emeraude, Fashion, et moi-même. Et nous n'étions vraiment pas les seules dans la salle!

Plus d'infos sur ce film

Alors autant vous prévenir, l'histoire est cousue de fils blancs et tient dans un timbre poste, mais ce n'est vraiment pas le plus important. Vous vous laisserez certainement comme nous envahir par la fièvre du disco Abba, aurez envie de papoter avec ces femmes, d'être également une dancing queen, de chanter que vous avez un rêve, et de courir dans une ile de la méditerranée pour vous jeter à l'eau depuis un ponton.
L'enthousiasme des comédiens, Meryl Streep en tête, est totalement communicatif et je n'avais jamais autant applaudi dans une salle de cinéma. Par exemple, après cela :


Même si cela pourrait rappeler une certaine publicité pour un certain produit ménager.
Ok Meryl Streep en fait un peu trop, Pierce Brosman aurait pu prendre un peu plus de cours de chant, Colin également (mais il chante peu et surtout c'est Colin, il est tout pardonné!) mais qu'est ce qu'on s'en fiche! Les seconds rôles sont choisis avec autant de soin que les premiers avec une tendresse particulière pour les deux vieilles copines de Donna.

Vivement la sortie en vidéo! Les filles, on se fait une soirée Mamma mia en novembre pour chanter tout du long en sautant partout? Alleeeezzzzzzzzz :)) Promis la tenue disco ne sera pas obligatoire!

Le titre est extrait de la chanson qui clôture (presque) le film.



Oh et puis mince encore une! :)

10/09/2008

Quizz musical Mammamiaque

En l'honneur de ça!
Plus d'infos sur ce film

Je vous ai préparé ça!
Et si vous croyez qu'il est facile de trouver de fausses réponses, vous comprendrez vite que ce n'est pas mon cas!
Il s'agit de reconnaitre : Abba, Mamma Mia le film ou Mamma mia la pièce (dans ce cas, la réponse est Björn Ulvaeus & Benny Andersson). Attention, il y a des pièges!