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27/02/2008

Amanda Eyre Ward : Le ciel tout autour


Couverture :
" La nuit allongée dans sa cellule, la télé éteinte, les bruits enfin calmés, elle repense à ce soir-là, sur la véranda. Elle tente de se convaincre qu'elle l'a vraiment vécu. Elle compte les minutes qu'il lui reste à vivre. Le 25 août est dans soixante-deux jours 89 280 minutes. " Karen a vingt-neuf ans et elle attend son exécution dans le couloir de la mort d'une prison du Texas où les touristes affluent pour l'évènement. Célia, la veuve d'un des hommes que Karen a assassinés, ne parvient pas à se remettre de la mort de son mari. Cinq ans après, elle ne pardonne pas mais décide d'écrire à la coupable... Franny, jeune médecin originaire du Texas, quitte New York pour rejoindre sa région natale et trouver peut-être un sens à sa vie. Trois destins entremêlés dans un roman qui évoque l'univers carcéral féminin avec émotion et humanité. Inoubliable.

Mon avis :
Est-il possible de pardonner l'impardonnable? C'est la question en filigramme de ce magnifique livre.
Trois destins croisés : Karen, la tueuse de l'autoroute, Franny la jeune docteur paumée et Celia la veuve éplorée de l'une des victimes de Karen.
Tour à tour, au fil des chapitres, nous suivons ces trois femmes qui finissent par se croiser à la prison où est retenue Karen.
L'écriture est légère, le texte semble facile alors que le sujet l'est si peu. Amanda Eyre Ward reussit le tour de force de retranscrire les pensées intimes de trois personnages tellement différents et pourtant...

A lire d'urgence, un véritable coup de coeur pour moi!
Merci Amanda pour le prêt.

26/02/2008

Et la gagnante est …. Fashion Victim

Dimanche, à la lecture du nom des deux gagnants Tamara et moi-même avons été plus qu’étonnées : pour la seconde fois, la gagnante en or participait au brunch !

La probabilité était de 16 sur 119 ! Le hasard est joueur tout de même !

Dans ma tête (et oui, je suis obligée de vous révéler quelques brides de toutes les choses qui se bousculent dans ma petite tête, mais après les révélations de Fashion, je peux me permettre), donc dans ma tête se sont bousculées des pensées variées :

- Rires à la pensée des billets que Fashion allait nous écrire sur le sujet
- Incrédulité de voir que encore une fois il s’agissait d’une blogueuse parisienne (ok nous sommes le plus grand groupe mais quand même!)
- Et surtout, je l’avoue, mon cerveau s’était déjà mis en route ! "Mince avec une curieuse pareille, il me faut une stratégie, sinon elle va le savoir avant de trouver les livres dans sa boite aux lettres !". Et oui comme je l’ai déjà dit à Fashion : « à gagnante exceptionnelle, stratégie exceptionnelle »

Pour vous résumer la problématique :

- La maman et la sœur de Fashion participaient au tirage au sort, donc j’étais sure qu’elles allaient échanger des infos.
- Je soupçonnais notre glamourous girl de vouloir croiser ces informations avec quelques blogueuses parisiennes

Le plan était donc tout trouvé :

- Donner le nom du gagnant cactus à notre famille en or (je ne savais pas si elles seraient capables de garder le secret, donc autant gâter un petit peu plus le gagnant cactus)
- Prévenir les autres blogueurs à qui Fashion pouvait demander des informations et leur donner le nom à révéler si notre petite curieuse croisait les informations ! Ce fut donc fait sous le titre d’émail : « lotobook la grande mystification »

Et bien sur, cela ne manqua pas ! Fashion demanda l’information à Caro[line] qui lui répondit gaiement en me mettant en copie cachée

Prise en flagrant délit de non respect des règles ! Roooohhh c’est pas beau !

Ce matin, j’étais donc tranquillement en train de travailler, avec pas très loin de moi mon portable perso, m’attendant plus ou moins à un appel :) Oh surprise Fashion Victim..

La lecture de son billet vous donnera une bonne idée de sa surprise 
Mission réussie donc !

PS : ne vous inquiètez pas, j’ai prévenu dès dimanche soir la gagnante cactus de son bonus ne voulant pas qu’elle croit avoir gagné tous les livres. Je suis machivélique mais pas méchante !

24/02/2008

Et le gagnant est....

Et oui, le second tirage du lotobook a eu lieu aujourd'hui en présence d'une brochette de blogueurs et non blogueurs parisiens, ainsi que deux guest-stars, montées (ou descendues) spécialement nous voir.
Nous étions donc prêt une quinzaine dans mon salon qui m'a alors semblé finalement très petit :)

La journée avait commencé joyeusement pour Fashion, Delphine, Flo, Tamara qui ont décidé de transformer leur arrivée en jeu de piste géant dans le jardin de ma résidence.
Heureusement tout le monde fini par arriver.
Doriane en tant que première avait été tout de suite réquisitionnée au découpage du tableau des participants. Heureusement pendant que je tentais de retrouver nos quatre aventurières, Caro[line], Chiffonette, Emeraude, Amanda étaient arrivées et l'aidaient.

Nous fûmes bientôt rejointes par Praline, Diane (lacopinedeCaro), Slo, Thom (venu de Normandie), Yohan et Florence, et finalement Lucile (dont c'était en plus l'anniversaire).

Le menu était varié et délicieux grâce aux qualités culinaires des bruncheurs.

Ce fut juste avant le dessert que le tirage au sort eu lieu. Tamara ayant décidé de ne pas participer (afin de laisser une chance aux autres ;o), elle fit alors office d'huissier.
Un premier papier fut tiré sur lequel, elle nota "or", un second pour "cactus".

Sous les regards envieux des bruncheurs, nous sommes alors allées dans ma chambre, lire les petits papiers.
Qui sont les gagnants???

Affaire à suivre... mercredi normalement
En attendant chuuuuuuuuuutttttttttttttttt

En résumé, un tirage au sort, 2 gagnants, un colis swap distribué, une demi-douzaine de théières bues, des tonnes de rire, des noms de blogs partagés, quelques secrets dévoilés... une belle réunion de blogueurs donc... merci à tous les participants de s'être déplacés.

21/02/2008

Jean-Claude Servais : Tendre Violette, vol 5 Lucye

Couverture :
Tendre Violette est un roman graphique sous forme de bande dessinée, de 139 pages, dessiné en 1982 par Jean-Claude Servais sur un scénario de Gérard Dewamme. D'abord dessiné en noir et blanc et publié dans la revue (A Suivre), il a été plus tard republié en couleurs et en plusieurs volumes.
Dans ce volume, Violette rencontre une bande de sorciers en plein Sabbat.

Mon avis :
J'avoue que sans les trois dernières pages, j'aurais considéré cette Bd comme l'occasion de regarder une jolie fille très bien dessinée nue. L'intérêt était donc très limitée pour moi même si je dois reconnaitre que j'ai particulièrement apprécié les graphismes de ce volume. :)
Et puis, il y a ces dernières pages qui d'un ton très sérieux racontent le mythe collectif de la sorcière. Très intéressant.
L'intérêt du la Bd qui illustre ce propos est plus discutable...

Merci Delphine pour le prêt, j'ai tout de même envie de découvrir d'autres volumes qui a chaque fois illustre un mythe. Peut-être seront ils mieux :)

20/02/2008

Everyone's Irish on March 17th

"Ce que beurre et whisky ne peuvent soigner est incurable" (Proverbe irlandais)

Et oui, le pays de fantômes, de récifs et de vent, de giboulées et de souffrance passées, est aussi un pays accueillant dont les proverbes mériteraient à eux seuls une large étude...

Alors pour fêter ces contrées sauvages, le club des théières a décidé de proposer à tous les blogueurs de se joindre à son thème de lecture du mois de mars qui vous l'aurez deviné est l'Irlande.
L'idée est simple comme des amis discutant autour d'une bonne Guiness dans un pub : lire un livre d'un auteur irlandais et publier son billet le 17 mars afin de fêter ensemble la Saint Patrick.
Pour les parisiens, un petit rendez vous dans un pub est également au programme...

Si comme moi, vous avez tout à découvrir de la littérature irlandaise, voici quelques pistes :
ici, ici et .
Et n'oubliez pas : "Les rires éclatent mieux lorsque la nourriture est bonne."
Les Irlandais pourraient être Français avec un tel proverbe ;)

19/02/2008

Vive le noir!

Après quelques mésaventures signées la poste canadienne (si pour se faire pardonner la poste voulait bien relacher le colis de Karine d'ailleurs), mon colis swap a réussi à traverser l'océan et il est arrivé jeudi, pile le jour de mon anniversaire.
Ayant pris ma journée, j'étais donc de bonne humeur à la maison, et je ne l'ai été que plus.

Mon colis m'a été envoyé par Carole qui pour un premier swap a parfaitement réussi son coup :)
Impatiente mais raisonnable, je me suis retrouvée devant une multitude de petits paquets, et en prenant ma photo, je me demandais bien ce qu'ils pouvaient tous contenir même si je connaissais le thème ;)

J'ai donc commencé à déballer tout cela, après la lecture de la jolie carte de Carole.
Et j'ai été plus que gâtée, pourrie :

- une bougie au chocolat, très jolie qui décore maintenant mon salon
- un petit carnet expresso
- un joli linge expresso (bravo pour l'originalité de la trouvaille :)



Côté café / chocolat encore un super choix avec du café Lavazza et deux tablettes de chocolat au café.
Je pourrais savourer le tout en prenant le café dans ma nouvelle tasse.

Et pour finir, la littérature, après Clochette qui m'avait offert A la croisée des mondes sur lequel je louchais lors du swap SFF, Carole a réussi la même trouvaille avec Ne le dis à personne que j'ai eu plusieurs fois envie de lire (je n'ai pas vu le film), complété par Passage mortel. Tout un programme!
Un grand merci à Carole pour ce magnifique colis.

18/02/2008

Sophie Chauveau : Le rêve Boticelli


Couverture :
Florence, quinzième siècle. Sous le règne de Laurent le Magnifique, jamais le sang, la beauté, la mort et la passion ne se sont autant mêlés dans la capitale toscane. Le plus doué des élèves de Fra Filippo Lippi, un certain Sandro Filipepi surnommé depuis l'enfance " botticello - le petit tonneau " va mener à son apogée la peinture de la Renaissance. Maître d'œuvre de la chapelle Sixtine, créateur bouleversant d'un Printemps inouï, il ressent intimement et annonce les soubresauts de son époque. Pendant que Savonarole enflamme la ville par ses prophéties apocalyptiques, il continue à peindre avec fougue. Il entretient alors avec Léonard de Vinci une relation faite de rivalité farouche et d'amitié profonde. Adulé puis oublié de tous, aussi secret que Florence est flamboyante, Botticelli habite un rêve connu de lui seul.

Mon avis :
Les hasards du bookrings sont joueurs, à peine lu La passion Lippi, j'ai reçu la suite Le rêve Botticelli.
Quelques années après la mort de Lippi, Sophie Chauveau reprend son récit par la vie de l'élève.

Si j'ai eu des réserves sur une grande partie de La passion Lippi, je suis totalement tombée sous le charme de Botticelli. Le personnage est certainement plus attachant, mais j'ai également trouvé l'écriture plus fluide et donc beaucoup plus agréable. J'ai lu une écrivain et non plus une historienne qui tentait de romancer son propos comme je l'avais précédemment cru.

Alors si vous voulez savoir comment a été peint Le printemps, l'histoire de l'Abandonnée, ou de toutes ses autres œuvres, lisez vite ce livre.

Lu dans le cadre du club des théières

Pour aller plus loin :
L'article de Wikipédia sur le peintre

15/02/2008

Exposition : Boubat à la maison Européenne de la photographie


Présentation :
'Correspondant de paix', selon l'expression de Prévert, Edouard Boubat est une des grandes figures de la photographie humaniste française. De 1946 à 1999, il a, en reporter, parcouru la France puis le monde, saisissant de fugitifs instants de bonheur. Son oeuvre, libre de toute tension douloureuse, est une célébration de la vie, pleine de poésie, de pureté et de tendresse. Ce 'poète vivant dans un monde dont il avait la clé' (Raymond Grosset) avait coutume de dire : 'Photographier, c'est exprimer une gratitude'.
L' exposition rétrospective présente une sélection de plus de 150 tirages, de sa première image - La Petite Fille aux feuilles mortes - aux derniers photogrammes en passant par les photographies de quelques-uns des pays qu'il a parcourus.

Mon avis :
"Correspondant de Paix", Prévert a su en 3 mots retranscrire parfaitement l'impression donnée par le travail d'Edouard Boubat.
Cela commence par cette Petite fille aux feuilles mortes, Paris 1946. Ou comment en une seule photo saisir la grâce de l'enfance artiste. Sa mélancolie peut-être également avec une tête légèrement penchée. Et cette queue de feuille qui traine délicatement par terre...


En 1947, Edouard Boubat tombe amoureux de Lella, une amie de sa soeur. Il l'épouse et la photographie, certainement ébloui par sa grâce, sa féminité farouche.
Plusieurs photos de Lella sont exposées, et pourtant sur aucune, elle ne sourit. Drôle de début pour ce photographe du bonheur, qui semble au travers de son objectif tenter d'apprivoiser cette jeune-femme. (commentaire totalement subjectif et absolument pas documenté des deux midinettes qui visitaient cette exposition).


Grâce à son travail de photo reporter, Boubat a parcouru le monde. Égypte, Suède, États-Unis, Irak, Belgique, Chine (en pleine révolution culturelle), Portugal, Italie, Inde... Les pays sont multiples, comme les sujets, et pourtant en filligrammes, on retrouve ce même témoignage du quotidien, des petites choses millénaires et intemporelles.

Intemporelles comme ce gros plan de bébé d'Inde en 1962, ces Premières neiges au Luxembourg, Paris, France, 1955.

Simple et millénaire comme cette femme qui allaite son bébé, un voile blanc sur la tête à Bethleem, 1954



Chaque dimanche de 15h à 16h, deux courts films sur Edouard Boubat sont programmés à l'auditorium. Ne manquez pas cette occasion d'entendre ce poète avec un appareil, parler de son travail. Il était d'un calme olympien. On comprend beaucoup mieux à la vision de ses deux interviews comment il pouvait travailler. "Je n'ai rien fait, ces gens étaient porteurs de leur beauté".

L'exposition est très jolie conclue sur une autre phrase du photographe, que je trouve très représentative de l'image qu'il m'a laissé par les deux films projetés :
"Ce qu'il y a de plus beau en photo, c'est le moment de la prise de vue. Au moment où je fais un portrait ou un paysage, Boubat n'existe plus. Le secret, le voilà, il n'y plus de Boubat" (1986)

Informations pratiques :
Exposition du 16 janvier au 30 mars 2008
Maison Européenne de la photographie
5/7 rue de Fourcy - 75004 Paris
Métro: Saint Paul ou Pont Marie.
Horaires : Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu'à 19 heures 30.
Tarifs : Plein tarif: 6 € / Demi-tarif: 3 €

Pour aller plus loin :
L'article sur Wikipedia

Lotobook : attention dernier jour pour s'inscrire

Rappel, les inscriptions pour le second lotobook seront clôturées le 16 février minuit donc demain soir. Si vous n'êtes pas encore inscrits ne tardez pas!
Toutes les informations sont ici.

Pour l'instant, il y a 123 inscrits dont :
- 8 n'ont toujours pas envoyé leur titre de livre, n'oubliez pas le faire avant le 20 février sinon votre inscription ne sera pas validée
- deux personnes qui ont promis d'ouvrir d'ouvrir un blog si elles gagnaient :)

Le brunch du lotobook avec tirage en direct live aura lieu le dimanche 24 février à Marly le roi (78). N'hésitez pas à vous joindre à nous. (brunch@droledeclub.com)

13/02/2008

Aki Shimazaki : Hamaguri,le poids des secrets /2


Couverture :
Deux petits enfants de Tokyo, Yukio et Yukiko, scellent un pacte de fidélité en inscrivant leurs noms à l'intérieur d'une palourde, comme un serment d'amour éternel. Devenus adolescents, ils se retrouvent à Nagasaki sans se reconnaitre ; les sentiments qui les habitent désormais, qui les troublent profondément, leur seraient-ils interdits ? Aux dernières heures de sa vie, la mère de Yukio cherchera à ouvrir les yeux de son fils en lui remettant ce coquillage sorti du tiroir de l'oubli.

Mon avis :
Deuxième volet de cette série, ce roman raconte la même histoire mais cette fois du point de vue de Yukio. Si le premier volet a été lu sous le signe de la découverte, ici le plaisir de la lecture s'est prolongé. Le style est différent, j'ai trouvé le ton plus froid, plus "découpé" et cela colle parfaitement avec la personnalité de Yukio.
Peu de choses à dire sauf que je devrais lire très rapidement le troisième :)

En tous cas, merci Tamara pour le prêt.