Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Régis de Sà Moreira : Le libraire | Page d'accueil | Calixthe Beyala : Comment cuisiner son mari à l'africaine »

10/11/2007

Exposition : Musée Maillol : Allemagne les années noires



Présentation :
Le musée Maillol propose une exposition essentielle de la production artistique allemande qui surgit dans le contexte des horreurs de 14-18 et de la crise socio-économique qui s'ensuivit durant l'entre-deux-guerres. Véritable matrice d'un mouvement d'avant-garde politiquement engagé, l'Allemagne des années noires donnera naissance à de grands maîtres tels que Georg Grosz, Otto Dix et John Heartfield. Un rendez-vous à ne pas manquer.
(source : Evene.fr)

Du 31 octobre 07 au 4 février 08.
Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 11h à 18h. Prix du billet : 8 euros (Permet l'accès aux collections permanentes du musée), billets à 6 euros pour les adhérents Fnac

Mon avis :
Il y a des jours comme cela où vous vous demandez ce qu'il vous a pris d'accepter sans en avoir jamais entendu parler d'aller voir une exposition, juste sur un titre : L'Allemagne les années 30 (en fait, il s'agit de l'Allemagne les années noires, mais atteinte d'une surdité précoce (l'age ne m'améliore pas!), j'avais simplement mal compris.)
Et puis en regardant Pariscope pour trouver l'adresse du musée, je suis tombée sur l'affiche de l'exposition : Arghhhh mais elle est malade, pensais je immédiatement de la personne qui m'avait proposé cette sortie. Oh et puis, trop tard pour annuler... Donc le lendemain par un merveilleux soleil automnale, j'attendais sagement à l'entrée du musée Maillol de voir des tableaux d'hommes en masques à gaz.

Bon, inutile de vous mentir, c'est loin d'être amusant, et si tous les tableaux ne sont pas lugubres, aucun n'est joyeux. Le but des peintres allemands dont les oeuvres sont présentées est justement de dénoncer l'horreur de la guerre et d'éviter que celle-ci soit récupérée comme un mythe guerrier.

L'un des principaux peintre de l'exposition est Otto Dix (1901-1961) et j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce peintre que je découvrais.
On peut admirer au début sa série de 50 gravures de 1924 intitulée "la guerre" qui décrit en détail le pouvoir de destruction de la guerre : squellettes, paysages lunaires, corps déchiquetés...
De cette série, je retiendrais surtout une image ou plutôt une silhouette de fou qui m'a fait penser à celle d'un enfant.
Dans la même salle, j'ai été frappée par un tableau représentant un mort qui semble endormi tel le dormeur du Val de Rimbaud, seule la position de sa jambe trahit son état.

Otto Dix a envoyé durant la guerre des cartes postales dessinées à son amie Helen Jacob. Celles-ci rsont un véritable témoignage de la vie quotidienne au front alternant la représentation des tranchées, les portraits de ses camarades ou des scènes ordinaires de la vie de soldat.

Je garderais également en mémoire l'un de ses autoportrait de 1916, dont les yeux sont cachés (paupières baissées ou volonté de ne pas les dessiner?), portrait en noir et blanc de pierre noire sur papier.

Au deuxième étage de l'exposition, on retrouve une autre époque, après la dénonciation de la guerre et le témoignage de son horreur, les artistes se sont attaqués à la république de Weimar, l'absolue pauvreté de nombreux allemands, la place des mutilés... Toute une sensation de laideur qui s'est alors abattue sur le monde.

En plus d'Otto Dix, on retrouve de nombreux peintres dont Max Beckmann, Jakob Steinhardt, George Grosz, Walter Gramatté,Ludwig Meidner, Conrad Felixmüller...

A voir!

Commentaires

I passed here for seeing your work that is very good and desiring a good weekend

Écrit par : david santos | 10/11/2007

Répondre à ce commentaire

Voilà un billet très intéressant qui me donne envie d'aller voir cette expo!

Écrit par : fashion victim | 11/11/2007

Répondre à ce commentaire

Voilà qui donne envie... mais pour le moment Arcimboldo et Courbet passeront avant!

Écrit par : amanda | 11/11/2007

Répondre à ce commentaire

C'est vrai que ça donne envie !

Écrit par : Emeraude | 11/11/2007

Répondre à ce commentaire

c'est chouette que tu en parles, j'ai vu les affiches lors d'un bref passage à Paris et je pensais vaguement y allée à mon retour en France, maintenant ce n'est plus vague, c'est sûr!

Écrit par : Mo | 11/11/2007

Répondre à ce commentaire

et bien me voilà :-)Je note l'adresse de ton site :-)A très bientôt, en vrai ou sur le net :-)

Écrit par : Suiksuik | 11/11/2007

Répondre à ce commentaire

je suis contente de tomber sur un blog qui parle de livres. Je reviendrai souvent :)

Écrit par : delphine | 12/11/2007

Répondre à ce commentaire

excuse moi si ce que j'ai dit n'a pas de rapport avec ton article !

Écrit par : delphine | 12/11/2007

Répondre à ce commentaire

@Fashion, Emeraude : il est fait pour cela :)@Amanda : Arcimboldo c'est fait, je n'aimais pas et n'aime toujours pasPar contre, Courbet cela me dit terriblement! @Suiksuik : hello, heureuse de voir ici une blogueuse cuisine :)@Delphine : merci Delphine, à bientôt alors :)

Écrit par : Stéphanie | 12/11/2007

Répondre à ce commentaire

J'avais étudié en long, en large et en travers ce fameux Otto Dix, pour le bac, il y a quelques années déjà... Je ne suis pas surpris de ta critique le concernant... Ton billet donne envie d'aller voir cette expo, encore que je ne sais pas si j'ai le moral suffisant en ce moment :((( Je vais peut-être commencer par l'expo sur le design, puis ensuite je verrai ! :)

Écrit par : Zag | 13/11/2007

Répondre à ce commentaire

Contrairement à toi j'ai commencé à saliver dès que j'ai vu les affiches de cette expo dans le métro et je me dis que je suis folle de ne pas y être allée encore... Ton message m'en a donné plus envie encore même si je ne suis pas fan d'Otto Dix en temps ordinaires.

Écrit par : Cécile Qd9 | 14/11/2007

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.