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31/10/2007

Anita Nair : Compartiment pour dames


 

Couverture :
Un jour, Akhila décide de partir vers l'extrémité sud de l'Inde, là où se rencontrent l'océan Indien, la baie du Bengale et la mer d'Arabie, pour faire le point sur une vie qu'elle a l'impression de n'avoir pas vécue. Dans le train qui la conduit à destination, elle fait la connaissance de ses compagnes de voyage, avec lesquelles elle va partager toute une nuit l'intimité d'un compartiment pour dames. A travers leurs confidences Akhila cherche la réponse aux questions qu'elle se pose : une femme a-t-elle vraiment besoin d'un homme pour être heureuse, pour se sentir épanouie ? Comment trouver en soi la force de vivre la vie qu'on a choisie, de redevenir maîtresse de son destin ? En écoutant les femmes qui l'accompagnent, dont les récits reflètent ses propres contradictions, et en se replongeant dans un passé fait de renoncement, de sacrifices et de frustrations, Akhila comprend qu'elle seule peut trouver une issue à ses interrogations. Ce roman à plusieurs voix où, le temps d'un trajet partagé, s'entrecroisent des destins de femmes proches de nous par leurs forces et leurs faiblesses, est aussi celui d'un voyage à la découverte de soi qui éveillera des résonances en chacun ou chacune de nous.

Mon avis :
Et non vous n'êtes pas victime d'hallucinations, le 1er novembre est la date de mise en ligne des billets de la lecture commune du trimestre du club des blogueuses.
Le choix s'était cette fois-ci porté sur Compartiment pour dames d'Anita Nair.

Je vais commencer par avouer qu'il suffit de "m'imposer" une lecture pour que j'ai immédiatement envie de lire tout autre chose :) Donc même si ce livre était dans ma PAL depuis un petit moment, je ne l'avais toujours pas commencé, et c'est forcée et "contrainte" devant le 1er novembre se rapprochant dangereusement que je l'ai enfin commencé. Pour mon plus grand plaisir!
Et quel plaisir. Ce livre est magnifique, c'est une très belle description et réflexion du positionnement de la femme dans la société indienne et dans la société tout court. Le récit d'Akhila est entrecoupé par les différents récits de ses compagnes de voyages. Tous m'ont touchés et, je suis bien incapable de vous nommer mon préféré.
A lire d'urgence pour ceux et celles qui ne l'auraient pas encore fait!

Liste non exhaustive des autres lectrices du club : Papillon, Sassenach, Sylire, Nath, Amanda, Gachucha, Tamara, Gambadou, Camille, Malice, Florinette,

 

 

30/10/2007

Pan Bouyougas : L'autre


Couverture :
On ne peut guère soupçonner à quel point certains évènements peuvent marquer notre vie. Même de loin, tels de vulgaires galets lancés dans l'eau, qui feraient des ronds se propageant jusqu'à nous, pour nous faire chavirer. L'autre est le cinquième roman de Pan Bouyoucas. Il est également l'auteur d'un recueil de nouvelles et de pièces de théâtre traduites en plusieurs langues.




Mon avis :

Je suis partagée : j'ai adorée l'histoire qu'il est difficile en plus de vous raconter sous peine de tout vous dévoiler. Pan Bouyoucas sait merveilleusement exploiter son décors : l'ile grecque de Léros. C'est un personnage à part entière. J'ai retrouvé d'ailleurs les principaux ingrédients d'une tragédie grecque : les malheurs s'enchainent de façon inéluctable.
Cependant, j'ai été durant toute la première partie du livre déstabilisée par le style de l'auteur, style qui gâchait un peu mon plaisir. Je pense avoir fini par m'y habituer, puisque je n'ai pas constaté de différence pour la seconde partie, mais l'effet c'était estompé.

Un livre que je vous conseillerais donc sous réserve. Je compte de mon côté lire l'un des autres romans de cet auteur.

Un petit mot sur l'éditeur :
Il s'agit d'un roman édité par la maison canadienne Les Allusifs.
J'ai eu l'occasion de les rencontrer lors du réunion de blogueurs organisés par leur attaché de presse pour écouter Knud Romer (Cochon d'allemand). Je ne saurais que trop vous conseiller de partir à la découverte de leurs différentes publications (un exemple sur le blog de Fashion). J'aurais l'occasion d'en reparler...

27/10/2007

Edith Wharton : Libre et légère

Couverture :
Georgie, jeune fille intelligente mais fantasque et égoïste, décide un jour d'évincer son fiancé, trop oisif, pour un vieux lord immensément riche... Mais a-t-elle vraiment fait le bon choix ? Edith Wharton, malgré son jeune âge à l'époque où elle rédige ce roman, dénonce les intrigues de la société aristocrate anglaise de la fin du XIXe siècle : l'hypocrisie des mariages intéressés, les inégalités sociales et le peu de liberté des femmes face aux privilèges masculins. Elle fait suivre ce court roman d'une nouvelle acide sur le monde des critiques littéraires, où elle libère toute sa verve et son sens de l'autodérision !

Mon avis :
Déjà le troisième roman, enfin deuxième puisque Xingu est une nouvelle, d'Edith Wharton.
Donc après Xingu, Eté, et surtout Les beaux mariages (à ce jour mon préféré), j'ai repris depuis le début puisque Libre et légère est le premier roman d'Edith Wharton.

J'ai retrouvé les qualités des futurs romans de l'écrivain mais avec les défauts d'un premier roman.
C'est une belle critique de la société de l'époque et surtout du poids des conventions. Georgie m'a semblé l'ébauche d'Ondine (héroïne des Beaux mariages). Cependant il s'agit plus d'un récit qu'une réflexion. Et puis le récit est malheureusement émaillé de quelques clichés dans la description des personnages et de leurs sentiments. Il manque de la nuance, défaut que j'attribue à un manque de maturité (elle l'a écrit à 15 ans).

Même si j'ai apprécié, je conseillerais plutôt ce livre pour la nouvelle qui l'accompagne : Expiation, qui est une amusante satire du monde littéraire.

L'avis de Lou.

Dans ma PAL : Le temps de l'innocence et Les New-Yorkaises, donc vous n'avez pas fini de lire mon avis sur cet écrivain que j'apprécié :)

24/10/2007

Laurent Graff : Il ne vous reste qu'une photo à prendre

 

Couverture :
Cela sonne comme un arrêt : la dernière photo. Comme il y a le dernier verre, le dernier jeton ou l’ultime message. Graff invente la forme neuve de la roulette russe : l’objectif à l’œil, comme le canon tout contre la tempe. On presse : y a-t-il une vie, passé le couperet de l’ultime clic ? Jeu, set et match ? Neigel, le héros, se cogne à tous les angles d’un deuil amer, celui de M. Un jour à Rome, Méphisto, entendez un sieur Giancarlo Romani (un homme que l’humain intéresse, ex-prêtre) lui offre un voyage et un appareil photographique. Règle du jeu : clore la bobine en prenant « la dernière photo ». Il n’est pas seul à jouer : d’autres sont là, comme lui, avec leur dernière case à cocher : un Japonais, maître-pêcheur de carpe, un ex-mannequin et Eros (de Bilbao). Alors, que prendre dans les rets du viseur ? Une photo qui tout résumera, apocalypse intime, une photo pour rien, une photo de rien, un souvenir à loger au coin d’un miroir, un fragment d’idéal. Geste dérisoire, simple pression, mais choix décisif. Chacun choisira de prendre ou de ne pas prendre LA photo. Neigel, lui, en fera un rendez-vous fantomatique, une hallucination douce, en reviendra plus léger.Tout cela semble bien innocent. Vraiment ?

Mon avis :
Après le plaisir ressenti à la lecture du Cri, j'étais pressée de découvrir un autre roman de Laurent Graff. C'est chose faite avec son petit dernier : Il ne vous reste qu'une photo à prendre.

Le style de l'auteur me plait, le sujet, la photo, était prometteur (c'est une passion presque aussi vieille que la lecture, et il s'agit certainement de mon seul côté artistique). Donc sans aucune surprise, j'ai aimé.
Tout d'abord j'ai retrouvé avec plaisir le style d'écriture de Laurent Graff : le personnage est totalement différent du cri, mais je trouve que le style narratif est utilisé avec justesse. Il y a de magnifiques passages sur la vision de l'homme sur la femme (sa femme en fait, mais le style même donne un caractère universel à certaines phrases :)
Et puis, il y a aussi ces passages sur la photographie, et je me suis sentie en osmose avec cet homme qui a arrêté la photographie. Alors que la photographie numérique a complètement changé le rapport à la photographie (on peut appuyer sans y penser sur le déclencheur), écrire sur la « dernière photo à prendre » est délicieusement rétro :)
Pour finir, il s'agit d'une « belle » réflexion sur la mort, le temps qui passe.

Pour tout cela, je ne peux que trop vous conseiller cette lecture.

Merci à Caro[line] de me l'avoir prêté et fait circulé chez les blogueuses parisiennes avant même l'avoir lu :)

Les avis de Tamara, Emeraude, Clarabel, Dda.

22/10/2007

Musique : Joy Division

Dans le cadre du cross-over du Golb, voici une critique à caractère musical.

J'ai longtemps hésité avant de choisir le sujet de cette critique :
- parler de l'actualité musicale? : le dernier album de Manu Chao (qui est finalement sans surprise mais agréable à écouter), Ronan Luce (écouté suite à un billet de Tamara et aimé également),
- parler d'un des groupes que j'aime? : dans le désordre et liste non exhaustive : les Pixies et surtout Where is my mind (que Fishturn vient d'ailleurs d'utiliser dans une série de billets troublants), Aston Villa (en plus le « 7 juin 2008 » approche), Dyonisos (fabuleux en concert!), les Wampas; , les White stripes, Radiohead, Stereophonics
- parler de ma découverte du « rock des années 70 », ignorance abyssale de cette époque que je comble peu à peu depuis un ou deux ans avec comme dernières écoutes en boucle : Led Zeppelin ou David Bowie (Ziggy).
Pour ma mère le rock s'est arrêté dans les années 60, donc je connais tous les classiques - et suis fière d'avoir vu Chuck Berry en concert! – ma démarche rock n'a repris qu'à la fin des années 80, une fois ma crise enfantine avec Chantal Goya finie :) D'où ce trou dans ma culture!

Et puis, le sujet s'est imposé de lui-même grâce au film Control : Joy division. Je connaissais un tout petit peu Joy Division grâce à l'excellente émission l'odyssée du rock de Oui Fm. Deux titres en fait : Atmosphère et Love will tear us apart.

Joy Division est une comète de la new wave anglaise puisque formé en 1977, il sera dissout 3 ans plus tard à la mort de son chanteur Ian Curtis. Ian Curtis s'est en effet donné la mort.

Au début, la musique paraît très froide, presque mécanique. C'est dans la profondeur des textes qu'il faut aller puiser la grâce. J'avoue que sans le film Control, je serais d'ailleurs passée à côté. Je trouve la voix de Ian Curtis habitée, impression renforcée par son regard lors des photos des rares concerts du groupe.



Pour Love will tear us apart, je suis surtout sensible aux paroles que voici et qui traite de la fin d'un amour :

Love Will Tear Us Apart
When routine bites hard
And ambitions are low
And resentment rides high
But emotions won't grow
And we're changing our ways
Taking different roads
Love, love will tear us apart again

Why is this bedroom so cold?
You turned away on your side
Is my timing that flawed?
Am I feeling surprised?
(or - our respect runs so dry)
Yet there's still this appeal
That we've kept through our lives
Love, love will tear it apart again

You cry out in your sleep
All my feelings exposed
And there's a taste in my mouth
As despiration takes hold
Yet, that something's so good
Just can't function no more, when
Love, love will tear us apart again

Pour Atmosphere c'est plutôt la musique qui me "parle" et le son de la voix de Ian Curtis (ici d'ailleurs les paroles sont beaucoup plus simples mais tout aussi prenantes, c'est ici)



Vous pouvez écouter les titres de Joy Division sur Deezer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20/10/2007

Doris Lessing : Les grand-mères


Couverture :
Sur la terrasse d'un café dominant la baie de Baxter's Teeth, deux familles, qui semblent n'en former qu'une, se prélassent au soleil. Roz et Lil, les grand-mères, restées belles, entourées de Tom et Ian, leurs fils, et de leurs petites-filles, semblent filer le parfait bonheur. Depuis toujours, Roz et Lil sont aussi inséparables que des sœurs jumelles. Mais, quand Mary, la femme de Tom, surgit, pleine de colère, l'ombre débarque dans ce tableau idyllique... Grâce à la légèreté de son écriture, Doris Lessing signe avec Les grand-mères un roman décapant sur les non-dits et la dissimulation.
(attention résumé remanié pour ne pas trahir le sujet)

Biographie de l'auteur :
Doris Lessing. Née en Perse en 1919, célèbre dès son premier livre, Vaincue par la brousse, elle a reçu le prix Médicis pour son Carnet d'or et a été nominée pour le prix Nobel de littérature en 1996. Elle a reçu ce même prix Nobel en 2007.

Mon avis :
Je ne connaissais pas du tout Doris Lessing avant d'entendre qu'elle a reçu cette année le prix Nobel de littérature. Lors d'un rapide passage au Virgin pour acheter les livres de ma swappée littérature et thé, j'ai vu le petit livre Les grand-mères et n'ai pas résisté à la tentation. Sa taille (moins de 100pages) m'a enlevé tout complexe :)

Bien m'en a pris, c'est une véritable découverte. Déjà j'ai apprécié la qualité de l'écriture : très bien écrit tout en étant très simple. Désolée, je ne saurais l'expliquer, il s'agit plus d'un ressenti à mon niveau! :)
Et toutes ces qualités servent une histoire. Difficile d'en parler sans trahir le secret que découvre Mary et qui provoque sa fureur. Ce secret est relativement rapidement "éventé" mais l'histoire n'en perd pas pour autant son intérêt. Sur un sujet aussi difficile, beaucoup d'auteurs se seraient perdus, Doris Lessing a su elle rester légère et c'est certainement là que réside une bonne partie de son talent.

PS : je n'ai pas lu le quatrième de couverture avant de lire cette nouvelle. Et vous déconseille de le faire, car malheureusement il en dévoile trop! :(

PS2 : j'ai proposé ce livre dans le cadre d'un ring de bookcrossing. Vous pouvez également vous y inscrire :) C'est ici

17/10/2007

Lotobook : les gagnantes



Et voilà après 3 jours d'attente les gagnantes du lotobook sont enfin connues :
Alors dans le rôle de la gagnante cactus je vous présente Bladelor et dans le rôle de la gagnante en or je vous présente Tamara :)

Pour la petite histoire, Tamara était présente lors du tirage au sort, imaginez la difficulté pour Caroline et moi-même en ressortant de la chambre après avoir découvert cette bombe, de ne rien laisser paraitre. Mais nous avons été héroïques, il faut savoir être modeste :D

Mon "pire moment" a certainement été lorsque les autres blogueuses étaient en train de détailler la hauteur astronomique de ma PAL dans ma chambre, je me suis retrouvée en tête à tête avec Tamara à discuter du gagnant du lotobook. Inutile de vous décrire ma concentration pour ne pas trahir "the secret", alors que très tranquillement nous devisions combien il serait sympa que le gagnant prenne en photo sa pal une fois tous les livres reçus. Et moi qui ne pouvait m'empêcher de penser (heureusement pas tout haut!) : "en fait l'air de rien, suis en train de donner les consignes à la gagnante en or" :)
D'ailleurs la discussion a servi puisque Tamara a commencé sans qu'on ai besoin d'en parler :)
c'est ici.

Merci à tous les participants qui ont envoyés leur livre dès le premier jour permettant à Tamara de tout découvrir dès le mardi soir :)
Et merci d'avance aux autres qui viennent ou vont très prochainement (vous avez 15 jours) les envoyer!

Rendez vous dans quelques mois pour une seconde édition du lotobook :)

14/10/2007

Paul Auster : La nuit de l'oracle

Couverture :
Après un long séjour à l'hôpital, l'écrivain Sidney Orr est de retour chez lui. Toujours aussi amoureux de sa femme Grace, il reprend lentement goût à la vie. Mais il est accablé par l'ampleur de ses dettes et par l'angoisse de ne plus jamais retrouver l'inspiration. Un matin, alors qu'il fait quelques pas dans son quartier, il découvre une toute nouvelle papeterie, au charme irrésistible. Sidney entre, attiré par un étrange carnet bleu. Le soir même, presque dans un état second, Sidney commence à écrire dans le carnet une captivante histoire qui dépasse vite ses espérances. Sans qu'il devine où elle va le conduire. Ni que le réel lui réserve de plus dangereuses surprises... Virtuosité, puissance narrative, défi réciproque de l'improvisation et de la maîtrise, La Nuit de l'oracle précipite le lecteur au cœur des obsessions austériennes, dans un face à face entre fiction et destin. Comme si l'imaginaire n'était rien d'autre que le déroulement du temps avant la mort. Ou pire encore, son origine.

Biographie de l'auteur :
Paul Auster est né en 1947 dans le New Jersey. Son œuvre, aujourd'hui traduite dans le monde entier, est entièrement publiée en France par Actes Sud. Il a obtenu en 1993 le prix Médicis pour Léviathan.

Mon avis :
En lisant les blogs littéraires, peu à peu (ou même très rapidement) j'ai fini par me rendre compte de l'étendu de mes lacunes littéraires malgré mon bon niveau (en nombre en tous cas!) de lectures.
Je n'avais encore jamais lu de Paul Auster (alias PA pour les initiés) et c'est suite à un diner de blogueuses avec maitre yoda PA Flo assistée de son petit padawan Delphine que je me retrouvais avec l'exemplaire de La nuit de l'orable en main (merci Delphine). J'avoue (en plus à ma grande honte puisqu'il s'agissait d'un livre prêté) qu'il m'a fallu près de 2 mois pour le lire.

J'ai aimé. Je ne vais pas poser ma candidature au club des PA addict (il me reste d'autres livres à découvrir du même auteur avant de demander le formulaire!) mais j'en relirai un autre avec plaisir (le voile des illusions est dans ma PAL).
Effectivement, c'est très bien écrit, l'histoire n'est pas phénoménale mais Paul Auster a su adapter cette idée et la développer de façon très convaincante.
J'avoue que j'ai particulièrement aimé le début avec ce parallèle entre l'histoire écrite et l'histoire de son écrivain. La suite m'a moins captivée, même si paradoxalement le suspens était plus présent.

Une critique un tout petit peu mitigée mais c'est un livre que je conseillerais tout de même :) J'ai vraiment apprécié sa qualité d'écriture.

13/10/2007

Le brunch de la biblioboum : compte rendu


Il y a donc eu 8 aventurières prêtes à braver les intempéries (en fait un grand soleil mais ne le dites pas, du soleil en région parisienne quelle idée!) qu'on trouve au delà du périphérique et venir au brunch de la biblioboum :)
Emeraude, Amanda, Caroline, Caro[line], Sandrine, Martine, Tamara, et Cathe sont venues jusqu'au fin fond des Yvelines.

Chacune avait apporté des victuailles et rien ne manquait depuis une quiche lorraine, un cake à la carotte, une tarte salée courgettes-roquefort, un ensemble de spécialités libanaises jusqu'aux différents gâteaux : cake au chocolat, panacotta, tarte à la poire, un délicieux gâteau au praliné, des brownies en passant par un plateau de fromage.


Arrivées les premières, Caroline et Emeraude ont activement participé à la préparation du tirage au sort du lotobook en m'aidant à découper tous les noms des participants qui ont ensuite été soigneusement mis dans une boite en attendant l'arrivée de toutes les participantes.

Certaines discussions du pique-nique ont été reprises, Caro[line] parla un peu de monsieur F (mais j'en suis responsable!), nous profitâmes honteusement de l'absence de Fashion pour se re moquer de Sir Colin. Caroline nous promis alors un billet sur Vigo avec des vidéos et photos afin de clôturer définitivement le match Vigo - Colin.
Des "chef d'oeuvres" cinématiques furent cités et certains comparés aux téléfilms de M6.
Un projet de visite en Normandie trouva des volontaires, plusieurs sorties théâtres furent évoquées ainsi que des salons du livres.
Martine évoqua son beau pays avec Caro[line] encore sous le charme de son périple de quatre semaines.

Amanda avait même pensé à nous faire un joli souvenir sous la forme de marques pages personnalisés "Brunch de la biblioboum". Merci pour cette superbe idée :)

Ps : les deux gagnants du lotobook sont maintenant connus par Caroline (qui a gentiment accepté de tenir le rôle de la main innocente et d'huissier) et moi-même. Tous les participants vont recevoir un mail avec un nom et une adresse :)
Affaire à suivre.

Les comptes rendus des autres participantes : Amanda, Cathe, Caro|line], Martine, Emeraude,

10/10/2007

Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon père

Couverture :
Lorsqu'on se penche sur la préface de ce texte, écrite par Vercors, également traducteur de ce livre, on ne peut douter de ce que sera notre état à la lecture de Pourquoi j'ai mangé mon père : au pire, la mort par le rire, au mieux un divertissement total et entier. Vercors a ri, Théodore Monod a ri, tout le monde salue l'humour dévastateur et ethnologique de Roy Lewis. Utilisant avec réussite le principe ancien qui consiste à transposer dans une époque (la préhistoire), la pensée d'une autre (la nôtre), Roy Lewis nous conte les efforts de nos ancêtres les demi-singes dans leur lutte acharnée pour la survie et la prospérité de l'espèce. Voilà que nos ancêtres sont à la croisée des chemins, face à une nature hostile et à une foule de prédateur. Un tournant de l'évolution qu'il est crucial de négocier en douceur, sous peine d'extinction. Or, voilà qu'Edouard, hominien à l'esprit éclairé, découvre le feu. Une trouvaille qui sauve la famille certes, mais déplaît fort à son frère Vania, qui prédit la fin du monde, milite pour la viande crue et le retour dans les arbres... Roy Lewis fait ici de l'anachronisme sa seule loi et revisite avec brio les grands thèmes de société : l'éducation, le rôle de la femme ou l'éternel combat entre progressistes et réactionnaires. Il aborde également l'écologie, la famille et pose la question cruciale de la maîtrise du progrès technique par le biais de cette fresque grandiose, hilarante et moderne. --Hector Chavez

" Ta saloperie de feu va vous éteindre tous, toi et ton espèce, et en un rien de temps, crois-moi ! Yah ! Je remonte sur mon arbre, cette fois tu as passé les bornes, Edouard, et rappelle-toi, le brontosaure aussi avait passé les bornes, où est-il à présent ? Back to the trees ! clama-t-il en cri de ralliement. Retour aux arbres ! "

Mon avis :
Il était amusant après les aventures d’Edward le vampire (cf ma critique des deux premiers opus de la série de Stephenie Meyer) de poursuivre par les aventures d’Edouard pithécanthrope au génie visionnaire. Roy Lewis conte avec maestria l’histoire de ce chef de horde, inventeur de génie de la préhistoire. L’intérêt du livre vient du décalage total entre le langage résolument moderne (qualifié de langage de nos modernes ethnologues) et le narrateur de la préhistoire : fils d’Edouard.
N’étant pas une spécialiste de la préhistoire, je doute tout de mêm que tant de découvertes (le feu et d’autres choses que je terrais pour garder tout l’intérêt de l’histoire, aient été découvertes dans le laps de temps d’une vie (surtout qu’à l’époque elle devait être courte), mais l’auteur n’était certainement pas à un petit arrangement prêt. J’ai trouvé le style très intéressant, il ne m’a fallu qu’une dizaine de pages pour être captivée par ce récit décalé.

Livre lu dans le cadre d’un ring de bookcrossing. Merci Mop1 !