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30/08/2007

Claude-Henri Buffard : Je hais l'été

 


Couverture :
" Saison du prêt-à-suer, l'été transpire de promesses non tenues. Les matins enchanteurs ne débouchent que sur la laideur crue de la journée, les voluptueuses soirées n'ouvrant que sur des nuits d'insomnie, de sudation et de moustiques. L'été, les débordements de chair me font honte, la plage m'horripile, les maîtres-nageurs me font sourire, les body-buildés me font pouffer, les strings me font glousser, le farniente m'anéantit, la sieste me fait périr, la vacuité me fait mourir. On se regarde mollir ensemble, le cul sur la serviette ou le corps incurvé dans une chaise longue. On aime le mou que l'on devient. On est bien. On se veut mou, on se vautre mou, on se demande même à haute voix comment on a pu ne pas l'être plus tôt. On voudrait que ça ne s'arrête jamais. On se roule dans l'instant présent comme les chiens des villes dans le sable. On reviendra l'année prochaine. .. Je hais l'été. Belle saison, vos beaux jours me font mourir d'ennui. D'ennui, belle saison, vos beaux jours me font mourir. Me font mourir d'ennui, vos beaux jours, belle saison. "

Biographie de l'auteur :
Claude-Henri Buffard est romancier. Il a publié La Fille d'Emma (Grasset, 2001) et Oki ne voit pas le mal (Mille et une nuits, 2007). Il est l'auteur de pièces de théâtre (dont La Minute de silence, Comp'Act), de scénarios de longs métrages (dont Mazeppa de Bartabas), de livrets pour le chorégraphe Jean-Claude Gallotta.

Mon avis :
C'est par un jour enfin ensoleillé de cet été 2007 pluvieux, assise sur une chaise du jardin du Luxembourg, à l'ombre alors qu'un petit vent rafraichissait agréablement l'atmosphère que j'ai lu cette déclaration de guerre à l'été. J'avais craqué pour ce livre une heure plus tôt dans la librairie chaudement recommandée par Malice parce que moi aussi habituellement «je n'aime pas l'été!» Enfin plutôt je n'aime pas la chaleur (typiquement associée à cette saison)
Claude-Henri Buffard passe en revue les diverses manifestations de l'été depuis les visites guidées, les journaux de l'été en passant par la piscine des amis, l'ombre, ou la plage avec les gens. Si les premiers chapitres m'ont fait un peu peur tellement ils sont englués dans une vraie déclaration de haine pas très constructive, heureusement le niveau est amélioré au fur et à mesure des pages pour finir par un pied de nez ironique final.
A lire l'année prochaine si une canicule se profile :)

L'avis de Chimère

 

29/08/2007

Laurent Graff : Le cri



Couverture :
Une barrière de péage au milieu d'une autoroute désertée. Seul dans sa cabine, un " péagiste " regarde passer des automobilistes chaque jour moins nombreux. Il déjeune sur une aire de repos avec le gendarme du secteur qui a troqué son uniforme contre un costume à paillettes et son véhicule contre une Cadillac abandonnée. Il écoute la radio même si elle ne diffuse plus qu'un seul programme, et se lie d'amitié avec Joras, une jeune femme se rendant quotidiennement à l'hôpital, au chevet de son mari et de son amant. Les deux hommes se sont par hasard percutés en voiture et sommeillent dans le coma à quelques mètres l'un de l'autre. Pendant ce temps, un cri de plus en plus violent déchire l'atmosphère. Depuis que le tableau de Munch a été volé peut-être ? A moins que ce ne soit tout simplement la fin du monde.

Biographie de l'auteur:
Laurent Graff. Après Il est des nôtres, Les jours heureux et Voyage, voyages, le Cri est son quatrième roman publié aux éditions J'ai lu. Il y confirme la singularité d'une voix et d'un univers qui font de lui un auteur incontournable.

Mon avis :
J'ai aimé. J'ai aimé l'atmosphère du livre, cette sorte de calme. J'ai aimé ce parallèle avec ce tableau « le cri de Munch ». J'ai aimé la dernière partie où tout se met en place. Difficile d'en dire plus sans en révéler plus, donc je m'arrêterais ici en vous conseillant de le lire :)

Pour aller plus loin :
La genèse d'un cri (le tableau)
L'article Wikipedia sur le tableau et sur le peintre

D'autres avis sur le livre : Laurence et Florinette
ainsi qu'une interview de Laurent Graff sur ce livre

28/08/2007

Bertrand Guillot : Hors-Jeu


 


Couverture :
"Nous avions vingt-deux ans, une grande carrière s'ouvrait devant nous. Dominants nous étions et Dominants nous resterions, la vie n'était qu'un jeu d'enfant et le monde n'avait qu'à bien se tenir. Je ne pensais pas qu'il tiendrait si bien. " Jean-Victor a manqué une marche dans sa fulgurante ascension professionnelle. Il a promis à ses frères Dominants une revanche éclatante. Son pari : gagner un jeu télévisé - et avec la manière. Mais en zone non-frimeurs, les règles du jeu sont différentes...

Biographie de l'auteur :
Bertrand Guillot a trente-trois ans. On lui prédisait un bel avenir dans de grandes entreprises pour faire gagner la France, mais... Hors jeu est son premier roman.

Mon avis :
Un dominant au pays des jeux télévisuels! Difficile de faire un billet après celui de Clarabel qui a clairement exprimé le bien que je pense de ce roman. :)
Comme elle, j'ai apprécié cette histoire ironique. Si le roman commence comme un énième roman de trentenaire nombrilisme, heureusement il s'en éloigne très très vite à la faveur de cette immersion dans l'univers impitoyable des jeux TV. Qui n'a jamais rêvé de connaitre l'envers du décors? Personne ou presque!
Ce Rastignac des temps modernes est effectivement lamentable mais c'est ce qui fait tout son charme ! J'ai une pensée toute particulière pour la fin que j'ai adoré (après avoir eu très très peur!)

Voici le deuxième premier roman de cette rentrée 2007 que j'ai eu le plaisir de lire et le second que je vous conseille. Il est ironique en plus de constater que les futurs dominants (j'adore le cynisme de ce terme!) du roman de Solenn Colleter se retrouvent ici quelques années plus tard dans le roman de Bertrand.

L'avis de Clarabel est ici en attendant les autres....
Le site du dilettante où l'avis de Clarabel est cité! La classe :)

Les autres avis :
Celui plus mitigé de Laurence

 

27/08/2007

Caryl Férey : Petit éloge de l'excès

 

Couverture :
" Je n'invente rien, c'est dans le dictionnaire étymologique le mot est d'abord employé pour désigner un acte qui dépasse la mesure, un dérèglement. Je vous passe les détails mais, à la fin, l'emploi du mot au sens de " très grand ", et de son adverbe au sens de " très " ou " tout à fait " et cela sans idée d'excès, est fréquent. L'excès non seulement résiste aux règles imposées par les pauvres types sus-nommés, mais permet aussi de nous multiplier, de nous essayer à toutes les sauces, tous les possibles, de grandir en somme. Tant pis si on est excessivement mauvais. Il n'y a à perdre que des illusions, des résidences secondaires, des voitures, des slips de bain. "

Biographie de l'auteur :
Né à Caen en 1967, Caryl Férey a passé son enfance en Bretagne avant de commencer à voyager. Il a vécu quelque temps en Océanie, décor de ses romans Haka et Utu. Il publie son premier roman en 1994, suivi quatre ans plus tard de Haka grâce auquel il fait une entrée remarquée sur la scène du thriller en recevant le prix de l'Aube noir 1998 : Jack Fitzgerald s'est engagé dans la police néo-zélandaise dans l'espoir de retrouver sa femme et sa fille mystérieusement disparues ; vingt-cinq ans plus tard, le cadavre d'une jeune fille fait ressurgir tous ses vieux démons. En 2004, parait Utu dans lequel Paul Osborne, spécialiste de la question maorie, apprend le " suicide " de Fitzgerald dont il fut le bras droit. Incrédule, il reprend l'enquête et affronte ses propres démons. Ce roman dense et violent a reçu plusieurs prix dont celui du Polar SNCF 2006 et a imposé Caryl Férey comme l'un des meilleurs espoirs du thriller français. Dans Plutôt crever, paru en 2002, c'est McCash, un flic borgne sans prénom, qui suit la trace de l'assassin d'un député. Caryl Férey écrit également des livres pour la jeunesse, des textes pour le théâtre et la radio. Grand voyageur, il est toujours en quête d'histoires à raconter.

Mon avis :
Après une lecture que j'ai aimée, j'ai tendance à faire très attention à ne pas « griller » le livre suivant. (désolée pour le terme, il est trop tard pour chercher une meilleure expression). En gros, je préfère prendre dans ma PAL un livre dont je n'attends pas grand chose, car le risque est grand que le comparant involontairement à celui que je viens de lire, je ne l'aime que moins.
J'avais donc décidé de « sacrifier » Petit éloge de l'excès! Et finalement ce fut une jolie surprise.

Quel est le rapport entre Jacques Brel, une grand-mère aimante et peureuse, une mère qui laisse tout faire à son fils, un écrivain belge révolutionnaire... tous ont un côté excessif et ont influencés l'auteur. Chaque chapitre est un personnage haut en couleurs, les chapitres sont inégaux mais certains m'ont vraiment étonnée et émue. J'ai surtout aimé celui sur Jacques Brel qui m'a donné envie de le réécouter.

 

26/08/2007

Solenn Colleter : Je suis morte et je n'ai rien appris



Couverture :
«Les bizuts doivent mourir pour apprendre à renaitre. Sauf moi, qui resterai seule et incomprise : j’ai succombé à une barbarie qui n’a jamais eu lieu. Je suis morte et je n’ai rien appris.» Avec une insoutenable clairvoyance, Solenn Colleter explore à travers l’expérience limite du bizutage la dynamique du rapport d’obéissance et de soumission au pouvoir. Un premier roman dérangeant, violente métaphore du système totalitaire.

Mon avis :
Il est difficile de décrire la fascination et le coup de poing qu'à représenté ce livre pour moi! A la base j'ai suivi un conseil de lecture de Patricia Parry (c'est ici) parce que le titre et le sujet me plaisait. J'ai fais une école d'ingénieurs mais heureusement je n'ai pas subi un bizutage, uniquement un vrai weekend d'intégration.
Cependant ce livre est loin d'être simplement une histoire de bizutage, durant toute ma lecture je n'ai pas arrêté de me demander “et si c'était moi, qu'aurais je fais?” C'est gênant, inattendu. Et forcément remuant.

Le livre est divisé en très petits chapitres et je trouve que cette forme ajoute de la force au récit, comme un halètement dans un film d'horreur. J'ai vraiment aimé le style d'écriture de Solenn Colleter.

Pour finir, bizarrement le livre m'a également donné l'envie de réécouter 2 albums “Mars Volta : Frances the mutes” (parce que c'est un univers double, à la fois doux et complètement destructuré (le parfait exemple est la chanson : ombilical dont on n'entendait que la première partie à la radio)) et Massive Attack : Mezzazine). Il est très rare qu'un livre s'associe dans mon esprit à de la musique surtout quand ce n'est pas du tout le sujet!

Le seul problème avec les premiers romans est que l'on ne peut pas vite rajouter dans sa LAL les autres titres de l'auteur :)

Une interview de l'auteur et un extrait du roman sont disponibles ici

 

25/08/2007

Christian Lehmann : Une question de confiance


Couverture :
Le docteur Laurent Scheller a exercé la médecine. Dans une autre vie. Aujourd'hui il est Laurent Scheller, médecin des médias, ancien animateur de l'émission santé-public et romancier à succès.
Lorsque, un jour, son téléphone sonne et qu'il finit par reconnaître la voix affolée de Béatrice Salvaing, il se retrouve transporté dix ans en arrière, à l'époque où Thierry Salvaing et lui étaient étudiants. Contrairement à lui, Thierry a poursuivi une carrière de généraliste dévoué à ses malades. Or le voilà accusé d'avoir euthanasié une patiente et placé en détention. Désemparée, son épouse se retourne vers leur ancien ami dans l'espoir qu'il puisse alerter la presse.
Salvaing est-il coupable ? En acceptant de l'aider, le docteur Scheller va mettre au jour des vérités qui ne plairont pas à tout le monde. A commencer par lui.
Par l'ampleur des questions qu'il soulève et la richesse de ses rebondissements, ce livre coup de poing est une brillante illustration du talent de Christian Lehmann.

Mon avis :
Encore merci les découvertes Livres échanges!!! J'ai laissé trainé un petit moment ce livre dans ma PAL. L'envie me titillait de l'ouvrir pour changer de style mais pas plus. Finalement, le livre étant petit, je l'ai glissé comme secours dans mon sac avant hier. Avec raison, une fois commencé je n'ai pas pu le lacher, au grand désespoir du cafetier chez qui j'ai squaté :) Je pensais lire un policier. Point du tout!
C'est une tranche de vie du docteur Laurent Scheller, ex médecin chouchou des médias. Laurent se retrouve à défendre l'un de ses anciens amis qui lui a continué d'exercer la profession de médecin généraliste. Alors que celui-ci est en prison, il le remplace et redécouvre le plaisir de la médecine. Mais cette expérience agit comme un miroir déformant et au travers de cette expérience Laurent va découvrir ce qu'il est vraiment devenu. L'histoire de l'euthanasie est presque anecdotique, c'est l'évolution de Laurent qu'il m'a tant plu de lire. Sa personnalité se dévoile au fil des pages.

 

24/08/2007

Edith Wharton : Eté

 

Couverture :
Été est un roman qui traite franchement de la sexualité féminine, vue comme force vitale puissante et constructrice. Il était donc fort moderne pour son époque, lorsqu'il fut publié pour la première fois en 1918. Joseph Conrad, admirateur de l'oeuvre d'Edith Wharton, plaçait Été au-dessus de tous ses autres romans peut-être parce qu'y sont dévoilés les mécanismes intimes et habituellement cachés de la personnalité, l'aspect extra-social de notre nature si souvent présent dans les écrits de Conrad lui-même.

Mon avis :

Lorsque un roman me plait, j'ai l'habitude d'aller rapidement dévaliser (en payant malheureusement pour mon banquier) les librairies pour dénicher tous les romans du même auteur. Edith Wharton ne fait pas exception, même si pour l'instant je me suis contentée des exemplaires disponibles en occasion chez Gibert. (heureusement pour mon compte en banque, la rentrée littéraire ayant déjà fait quelques trous dans mon porte monnaie).

Nouveau roman d'Edith Wharton et nouveau coup de coeur.
Pourtant ici le style est totalement différent, enfin pas tant que cela car cela reste toujours aussi bien écrit! Par contre, on ne ressent pas l'ironie qui m'avait tant plu dans Les beaux mariages. Charity (l'héroïne) mériterait d'être un personnage de roman de Jane Austen (du moins ceux que j'ai déjà pu lire : Mansfield Park et Raisons et sentiments) : courageuse, dévouée et se sacrifiant. Cependant, il y a toujours cette touche de modernité que je n'arrive pas à retrouver chez Jane Austen (Les deux auteurs sont mortes à plus de 100 ans d'intervalles, ce qui explique certainement le style old fashion de cette dernière - et en plus, je n'ai pas encore lu son chef d'oeuvre).
Ce roman m'a donc donné envie de découvrir d'autres romans d'Edith Wharton. Comme pour Jane Austen (encore), je garde son roman le plus connu certainement pour la fin. Comme la chantilly qu'on met de côté pour finir sur cette note :)

 

23/08/2007

Richard Coob : Marseille

 

Couverture :
Ce qui caractérise le mieux ce port méditerranéen, c'est le secret. La vive loquacité, la sociabilité facile, les bonnes vieilles blagues sont en fait des écrans destinés à berner le Parisien et le visiter de Nord, à les tenir à distance, à éviter que le voisinage familial soit assiégé de toutes parts.

Mon avis :
J'ai cru acheter un livre parlant simplement et avec beaucoup de tendresse d'une ville que j'aime. Je me suis trompée, j'ai donc été déçue. Richard Cobb dresse un portrait froid, quasi chirurgical de la ville et surtout parle presque plus du parisianisme et donc de Paris que de Marseille. Difficile dans ces conditions de dire que j'ai aimé. Il était tout de même intéressant de lire le rapport des écrivains avec cette ville qui fut longtemps un lieu de passage.

22/08/2007

Marc Molk : Pertes humaines

Couverture :
" Ceux qui s'éloignent imperceptiblement alors qu'ils comptent pour de bon, ceux qui meurent, ceux qui ne nous aimeront jamais, ceux qui ne nous aiment plus, ces rencontres superficielles sur lesquelles on s'interroge encore, combien sont-ils manquants ? Mais surtout pourquoi les ai-je perdus ? Bien sûr, la liste est incomplète. J'en ai oublié, il y en a que j'ai écartés, il se peut qu'une fiche importante se soit perdue. Quoi qu'il en soit, il me semble que les intéressés pourront se reconnaitre et que ceux qui n'ont aucun rapport avec mon existence trouveront là prétexte à décrocher leur téléphone ou écrire une longue lettre à quelqu'un des leurs. "

Biographie de l'auteur :
Marc Molk est peintre. Pertes humaines est son premier roman.

Mon avis :
J'avais déjà “lorgné” sur ce livre lors d'un précédent livres échanges, j'ai donc été heureuse de pouvoir l'emprunter.
Chaque chapitre correspond à une personne donc une perte. Chaque perte est chiffrée selon trois critère : coefficient de perte, part de responsabilité, chance de renouer. Il s'agit d'un inventaire personnel et dans le désordre (ce qui ajoute malheureusement un peu de confusion).
Les pertes sont inégales mais j'ai aimé la plupart de cet inventaire.
On ne peut bien sur s'empêcher de penser à Philippe Delerm pour la forme : un chapitre – une histoire mais le style est totalement différent même si la nostalgie court parfois.
J'ai eu un coup de coeur pour la perte de la page 51 : Foetus qui résume parfaitement ma position / avortement : une volonté ferme pour le droit de chaque femme de pouvoir décider mais une aversion personnelle pour ce choix.

Citation :
“Dire dans ces conditions toute l'aversion que l'on peut ressentir à l'idée d'avortement passe pour le chausse-pied d'une remise en cause de la loi Veil. Quand ma bouche articule que je suis prêt demain à manifester pour le droit à l(avortement, on ne m'écoute déjà plus, on ne me croit plus. Il n'est pourtant pas difficile à comprendre le cloisonnement entre l'espace public et la répulsion intime. En tant que citoyen, je défends la liberté de chacun à disposer de son corps; en tant que personne, la simple idée d'être à l'origine ou impliqué dans un avortement me donne un vertige tel qu'il me faut m'appuyer ou m'assoir.”

 

21/08/2007

Fanny Chiarello : Si encore l'amour durait, je dis pas

 

Couverture :
Allez... un martini, un petit dernier, et Fanny arrête l'alcool. Ce n'est pas une vie, à 25 ans, de prendre une cuite tous les soirs. Signe troublant d'instabilité. Comme toutes ces filles, que Fanny n'arrive pas à aimer plus de trois mois. Florence, Céline... maintenant Gaëlle. Tomber amoureuse, Fanny sait faire. C'est après que ça se gâte. Quand il lui faut réaliser qu'elle a tout pour être heureuse : un passionnant métier de vendeuse téléphonique, un délicieux appartement à peine morne et crasseux, une famille à l'écoute qui la comprend au moins une fois par siècle... et une douce amie qui ne saurait lui prendre la tête que pour l'embrasser, bien entendu. Que demander de plus ? Un avenir ?

Mon avis :
Déception. Comme quoi acheter un livre uniquement pour son titre n'est pas gagnant à tous les coups! Le style m'a un peu rappelé Beigbeder de 99 francs mais en pire, bien pire. Fanny boit, se plaint de sa vie de vendeuse téléphonique, de son amour non réciproque pour une fille... mais où va tout cela? Nulle part!