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30/04/2007

Agathe Hochberg : Ce crétin de prince charmant



Couverture :
Une chose est sûre : le chevalier servant n'existe pas ! Beau parleur, mesquin, égoïste, obsédé, irresponsable, voire désespérément immature, le mâle du XXIe siècle pencherait plutôt du côté " odieux crapaud ", avec tout ce qu'il faut de ridicule et de veulerie affichée. Et ce n'est ni Ariane, jeune Parisienne branchée, mariée " par intérim " à un jeune loup de la finance aussi agaçant qu'absent, ni Justine, charmante célibataire juive new-yorkaise adepte des cuites au saké et névrosée de première, qui vous diront le contraire. La preuve, les innombrables et irrésistibles mails que nos deux trentenaires délaissées - et déchaînées - ont décidé de s'envoyer le temps d'un jeu de massacre transatlantique à la fois acerbe et drolatique...

Mon avis :
Coup de coeur! A la base, j'ai acheté ce livre afin de faire une pause "facile" entre La place d'Annie Ernaux et La joueuse de Go.
Agathe Hochberg sur un mode ludique aborde des thèmes qui omnibulent toutes les femmes célibataires ou non : la recherche de l'homme idéal, la vie en couple, les amis, les parents... Le mode de narration est moderne :
la vie de Justine est racontée par elle-même sous forme d'émail envoyés à Ariane qui lui répond
la vie d'Ariane est racontée sous forme de roman et commentée dans ses réponses émails à Justine.
Si les 2 premiers chapitres m'ont un peu désorientés à cause de ce mode, j'ai fini par m'y habituer et surtout adorer.

29/04/2007

Soazig Aaron : Le non de Klara



Présentation
Ce roman s'apparente à un document plus qu'à une fiction. La narratrice, Angelika, est l'amie et la belle-soeur de Klara, l'héroïne. Elle retrace l'impossible reconstruction de cette jeune femme. Survivante d' Auschwitz, Klara revient à Paris en 1945 après 29 mois de déportation. Dévastée sur le plan physique et psychologique, elle sait que sa vie n'a plus lieu d'être : elle se sent morte, perdue à jamais. Soucieuse du bonheur de sa fille Victoire, âgée de trois ans, Klara se refuse à lui faire subir ce qu'elle est désormais et elle décide de laisser son enfant à des proches. Sans retour possible cette fois... Un regard douloureux sur l'horreur de la Shoah.

Les extraits de "Le non de Klara"
La phrase à retenir
A l'intérieur je ne suis que mort, j'ai un goût de mort, je pue la mort, pour longtemps encore, peut-être pour toujours. Les enfants le sentent. Je ne veux pas qu'elle renifle cette odeur qu'elle n'a pas encore eu dans le nez.

Mon avis
J'ai finis ce livre juste avant la commémoration des justes de France. Sous la forme du journal de la belle soeur de Klara, il raconte le difficile retour à la vie de Klara, qui a survécu à un camp de concentration. Il s'agit du premier livre traitant de ce thème que j'ai pu lire. Visiblement, c'est un sujet très peu développé dans la littérature.
J'avais pu lire "le chale" il y a moins d'un an, qui m'avait laissée très dubitative. Cependant le chale se passe plus de 30 ans après la libération des camps. Klara a en elle la même colère, le même dégoût que l'héroïne du chale. Cependant, elle l'exprime de manière différente. Le livre ne couvre qu'un mois de sa vie, au travers du regard de sa belle soeur. On a donc autant le témoignage de Klara que les interrogations et les doutes d'Angélika. La shoah n'est abordée que par brides, qui rappellent certaines scènes de "la liste de schlinder". L'horreur absolue n'a cependant pas besoin de beaucoup de développements. Ce livre montre surtout que survivre n'était peut être pas le pire. Se remettre à vivre était certainement une autre épreuve.
A lire.

Luis Sepúlveda : Journal d'un tueur sentimental



Couverture :
Trois nouvelles sur des thèmes chers à Luis Sepùlveda
Dans Le journal d'un tueur sentimental, un homme épris d'une belle Française néglige le contrat pour lequel il a été payé et part dans une course effrénée, de la Turquie au Mexique, à la poursuite d'une « cible amoureuse » insaisissable.
Hot Line met en scène un inspecteur rural, muté à Santiago, qui enquête sur les téléphones roses, non sans causer quelques aigreurs aux hommes politiques qu'il ose défier...
Quant aux Yacarés, ces petits crocodiles d'Amazonie dont la peau est si recherchée par les maroquiniers milanais - commerce qui met d'ailleurs en péril la vie des Indiens Anarés -, ils sont au centre de l'intrigue qui mène un inspecteur de police jusqu'en Italie.
Les deuxième et troisième nouvelles étaient déjà parues sous le titre Yacaré/Hot line

Mon avis :
Luis Sepulveda sait choisir ses titres. J'ai déjà choisi "le vieux qui lisait des romans d'amour" pour son titre :) J'ai retrouvé le même plaisir de lire ces trois nouvelles que celui que j'avais pris à lire l'histoire de ce vieux qui lisait des histoires d'amour. Le style est simple et agréable, les personnages sont atypiques mais attachants... J'ai particulièrement aimé la première nouvelle, l'histoire de ce tueur sentimental, qui doit gérer en 6 jours un nouvel assassinat et sa relation avec sa petite amie. Un livre qui se lit rapidement trop rapidement!

Gilles Perrault : La jeune femme triste


Couverture :
En 1964, Sylvie a trente ans. Elle revient sur les lieux qui leur ont servi de refuge pendant l'exode de 1940, à elle, sa mère, au garçon aux yeux gris. sa mère est morte à Ravensbruck. Son frère, Philippe, ancien officier, est détenu au pénitencier de l'île de Ré car il a participé au putsch d'Alger en 1961. Finalement elle restera trois ans dans cette maison, et repartira beaucoup moins triste. 'La Jeune femme triste' est le dernier volet d'une trilogie amorcée avec 'Le Garçon aux yeux gris', suivi de 'l'Homme au bout du rouleau'.

Mon avis :
J'ai lu ce livre comme une douceur. Il est très court déjà, écrit plutôt gros et donc se déguste très vite.
J'étais sous le charme de cette petite tranche de vie, petite mais décisive pour cette jeune femme triste.
Un bémol par contre, pour la ponctuation et la mise en page qui ne distingue pas les dialogues. Il était quelque fois difficile de s'y retrouver.
Il peut très bien se lire sans avoir lu les 2 premiers (ce qui était mon cas en janvier)


28/04/2007

Bertrand Russel : Eloge de l'oisiveté


Couverture :
Les méthodes de production modernes nous ont donné la possibilité de permettre à tous de vivre dans l'aisance et la sécurité. Nous avons choisi, à la place, le surmenage pour les uns et la misère pour les autres : en cela, nous nous sommes montrés bien bêtes, mais il n'y a pas de raison pour persévérer dans notre bêtise indéfiniment.

Mon avis :
Eloge de l'oisiveté a été publié la première fois en 1932. J'avoue que la modernité du texte et des idées m'ont tout d'abord fait penser à un texte écrit de nos jours.
Bertrand Russel fait tout simplement une critique de la société de consommation. Vu mon état d'esprit actuellement (il faut absolument que je prenne du recul avec mon travail), j'ai été très réceptive à ces idées. :) Attention, il ne s'agit pas d'un texte pompeux, les idées sont exprimées clairement et avec un certain humour ironique.
Le livre fait moins de 50 pages, ce n'est pas bien mais je l'ai simplement lu dans le magasin en buvant un café. (à ma décharge, monsieur le juge, j'ai tout de même ensuite acheté 4 livres!)

Citation :
"Croire que le TRAVAIL est une vertu est la cause de grands maux dans le monde moderne [...] la voie du bonheur et de la prospérité passe par une diminution méthodique du travail"

Pour aller plus loin :
Wikepedia

27/04/2007

Annie Ernaux : La place

Description :
Il n'est jamais entré dans un musée, il ne lisait que Paris-Normandie et se servait toujours de son opinel pour manger. Ouvrier devenu petit commerçant, il espérait que sa fille, grâce aux études, serait mieux que lui.
Cette fille, Annie Ernaux, refuse l'oubli des origines. Elle retrace la vie et la mort de celui qui avait conquis sa petite place au soleil. Et dévoile aussi la distance, douloureuse, survenue entre elle, étudiante, et ce père aimé qui lui disait : "les livres, la musique, c'est bon pour toi. Moi, je n'en ai pas besoin pour vivre."
Ce récit dépouillé possède une dimension universelle.
(Prix Renaudot 1984)

Mon avis :
Il ne s'agit pas d'un roman mais d'un récit autobiographique. D'ailleurs, l'auteur le dit clairement en préambule.
Annie Ernaux dépend avec beaucoup de pudeur la vie de son père, son éloignement conséquence de ses études (celle d'Annie) et enfin la mort de ce père qui lui a permis un peu de se réconcilier avec ses racines.
Le style est brut mais scied parfaitement à ce récit. Cependant encore sous le charme du style littéraire et poétique de Yasmina Khadra, je me plais à imaginer ce qu'il aurait pu écrire sur ce sujet.

A lire : http://perso.orange.fr/relation.douce/FrAct/Annie%20Ernau...

25/04/2007

Yasmina Khadra : L'attentat




Couverture :
Dans un restaurant bondé de Tel-Aviv, une femme fait exploser une bombe qu'elle dissimulait sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, Israélien d'origine arabe opère à la chaîne les innombrables victimes de cet attentat atroce. Au milieu de la nuit, on le rappelle d'urgence à l'hôpital pour lui apprendre sans ménagement que la kamikaze est sa propre femme. Il faudra l'audace rare de Yasmina Khadra pour oser aborder un tel sujet. Dans ce roman extraordinaire, on retrouve toute la générosité d'un écrivain qui n'en finit pas d'étonner par son imaginaire et son humanisme.

Mon avis :
Merci Caroline!!!!! Le livre m'a été chaudement recommandé par Caroline lors d'un diner livres échanges et j'ai adoré. (cf le lien vers son blog dans la liste à droite)
Le sujet est passionnant et j'ai adoré le style littéraire, presque poétique de l'auteur.
J'avais voulu lire un autre livre de cet auteur (c'est un homme) mais n'avait pas du tout accroché. Heureusement c'est fini, et je pense être prête à reprendre ma lecture :)

24/04/2007

Yaël Cojot-Goldberg : Je suis grosse et j'aime ça


Couverture :
Régime, kilos, maillot... la sainte trinité des magazines féminins et de leurs couvertures. Et pourtant, on en connaît des femmes rondes, ou franchement grosses. Des femmes belles, sereines, épanouies... Alors pourquoi un tel diktat? Tournant le dos à toute tentative sociologique, une femme un peu plus ronde que le standard précité livre les arguments massues qui lui font aimer et revendiquer ses kilos en trop. Forte de son expérience intime, elle n'a pas d'autre ambition que de convaincre toutes les vraies-fausses grosses de la terre qu'elles sont les plus chanceuses des femmes!

Mon avis :
L'auteur n'est pas grosse, elle a juste quelque kilos en trop.
En tous cas, elle essaie avec humour de décomplexer ses lectrices. Le livre n'aidera pas grand monde mais il relève quelques anecdotes amusantes et qui font donc sourire.

23/04/2007

Gilles Perrault : L'homme au bout du rouleau


Couverture :
Dans Le Garçon aux yeux gris, porté à l'écran par André Téchiné sous le titre Les Egarés, une jeune femme et ses deux enfants, sur la route de l'exode, se réfugiaient dans une maison inhabitée en compagnie d'un drôle d'adolescent. C'est dans la même demeure campagnarde que se passe L'Homme au bout du rouleau, mais deux ou trois ans plus tard, cette fois, en pleine guerre. Une Delage vient s'y garer. A son bord, Henri, résistant communiste, cardiaque ; Renée, une pure et dure du Parti ; et une jeune fille ligotée, Astrid, qu'ils soupçonnent d'avoir dénoncé leur réseau. La maison est propice à toutes les explications, mais aussi au réveil des passions intimes, à l'écart des grandes routes de l'Histoire...

Mon avis :
L'homme au bout du rouleau est le deuxième roman d'une trilogie. J'ai commencé par le troisième roman La jeune femme triste, et finirait donc par le premier volet. Le lien entre ces trois histoires est cette maison isolée.
Ce roman a les mêmes qualités mais surtout les mêmes défauts que le suivant. Surtout j'ai retrouvé le même problème de ponctuation : les dialogues ne font pas l'objet de retour à la ligne, ce qui complique grandement la compréhension. Il s'agit d'un livre court et c'est certainement ce qui m'a permis de ne pas arrêter ma lecture. J'étais tentée de le faire, même si j'avais envie de connaitre l'issue de ce qui commence comme un huit clos entre un homme et deux femmes.

22/04/2007

Edith Wharton : Xingu




Couverture :
Dans le cadre de leur club très fermé, des femmes de la meilleure société américaine ont invité la romancière Osric Dane, celle qu'il faut absolument avoir lue. Précieuses et ridcules, elles y vont de leur commentaires insipides, et ne manquent pas de s'attirer en retour les foudres de l'écrivain. Contre toute attente, l'une d'elle renverse la situation et met à mal l'écrivain en lui demandant ce qu'elle pense de Xingu... Quel est donc ce Xingu que tout le monde semble connaitre?
Auteur du Temps de l'innocence, Edith Wharton (1862-1937), ironise avec virtuosité sur le snobisme en matière de culture.

Mon avis :
J'ai vu au cinéma l'adaptation du temps de l'innocence, il s'agit pourtant de ma première lecture d'Edith Wharton. Ce fut un petit délice. Le format se rapproche plus d'une nouvelle qu'un roman même si on trouve cette nouvelle seule.
L'affaire est rondement menée et ces précieuses ridicules sont tournées en dérision d'un coup de plume moqueur. L'histoire ne souffre pas d'avoir été écrite il y a plus d'une siècle et est toujours d'actualité. Transposez cette scène dans un salon parisien :)